Auchan Tourcoing, le capitalisme et son vrai visage

Les fêtes de fin d’année riment pour la grande distribution avec bénéfices colossaux. Cette année, ces mêmes fêtes se conjuguent en plus pour Auchan avec salarié saccagé.

Les médias sont sortis de leur torpeur saisonnière pour nous conter l’histoire sordide arrivée à Fadila, caissière en contrat de professionnalisation dans un Auchan City de Tourcoing (59). Il faut dire que sa fausse couche sur son siège de caissière a de quoi révolter. Mais ce n’est pas pour autant que cette histoire a fait long feu dans l’actualité. Un petit tour et puis s’en va. Le sort d’un salarié ne va pas empêcher les médias de réveillonner. Et puis, les journalistes sont plus attendris par ce qui se passent dans les abattoirs. Pourtant dans le cas de Fadila, une caméra bien placée aurait peut-être montrée comment elle était traitée. De plus, ces même médias se sont bien gardés de rappeler que Fadila se trouvait en contrat de professionnalisation, en grande partie payé par les impôts, jusqu’à hauteur de 75%. Aucun lien du coup n’a été posé entre la richesse de l’employeur de Fadila, Gérard Mulliez, patron d’Auchan, 3ème fortune française et les cadeaux fiscaux que lui octroient depuis des années les différents gouvernements de droite et socialiste.

Une main qui reçoit les euros, une autre qui frappe les salariés. Merci patron ! —> Un conte de Noël, hélas moderne, communiqué par Nada-info

 On apprécie le discours du PDG en fin de vidéo…

Pétition « Pour la sécurité sociale »

https://www.change.org/p/pour-la-securite-sociale (déjà plus de 100 000 signatures)

Les signataires (voir la liste des premiers sur le site de la pétition) tiennent à manifester leur attachement à la Sécurité sociale, moyen le plus juste et le plus efficient pour un système de santé solidaire, seul à même de garantir l’égalité de toutes et de tous face à la maladie.

Et n’oubliez pas de voir le film « La Sociale » quand il passe près de chez vous.

Le peuple syrien victime, les responsables multiples

La situation en Syrie est catastrophique pour la population civile et le pays est détruit. Et les médias en ce moment en font largement écho. Tant mieux. Mais pourquoi ne protestaient-ils pas dès le début quand les grandes puissances ont déclenché le chaos dans ce pays et toute la région ?

  • le mensonge éhonté des « armes de destruction massive »
  • l’intervention militaire qui a suivi
  • la déstabilisation volontaire de toute cette région
  • le soutien aux monarchies peu fréquentables (Arabie Saoudite, Qatar, Emirats Unis, etc) qui jetaient de l’huile sur le feu
  • la vente de Rafales à l’Arabie Saoudite qui les utilise pour détruire l’Ethiopie
  • la complaisance avec la Turquie, soutien larvé de Daech et Etat Islamique (E.I.)
  • le chaos semé en Libye par nos armées, et la guerre civile affreuse qui en résulte
  • etc.. on pourrait continuer hélas

Le pauvre peuple Syrien (on pourrait lui associer celui de Libye) est en fait victime d’une lutte violente entre deux grandes coalitions, et les « occidentaux », au lieu de chercher à apaiser, ont apporté leur soutien actif à l’un des camps pour des raisons peu avouables.

D’un coté les sunnites soutenus par l’Arabie Saoudite, le Qatar, les Emirats, les Etats Unis, l’OTAN, la Turquie d’Erdogan, la France, l’Allemagne, le Canada,..,
de l’autre les chiites soutenus par l’Iran, la Russie, les Kurdes (qui combattent efficacement l’E.I. mais sont la cible de la Turquie),..
Derrière tout cela aussi, évidemment, des intérêts pétroliers et géopolitiques. La notion de « démocratie » n’a rien a voir la dedans. On choisit nos dictateurs… suivant les besoins.
Et les médias persuadent efficacement : il y a les méchants russes et les gentils « rebelles », (on aurait même oublié l’existence de l’E.I.), et nos dirigeants ne se préoccupent que du bien de la population syrienne… tant qu’à faire.  Pas si simple.
En liaison avec tout cela le rôle néfaste de l’OTAN, la nécessité de refonder l’ONU.

Quelques documents à ce sujet :

et quelques anciens articles de ce blog :

et une intervention passée  (2012 ?) de Ron Paul aux USA qu’il est opportun de rappeler

La dictature médiatique à l’ère de la post-vérité

LA DICTATURE MEDIATIQUE À L’ÈRE DE LA POST-VÉRITÉ (*)
Fidel Castro et la répression contre les intellectuels
(par Ignacio Ramonet, traduction Michel Taupin)

La mort de Fidel Castro a donné lieu – dans certains grands médias occidentaux – à la diffusion de quantités d’infamies contre le commandant cubain. Cela m’a blessé. Chacun sait que je le connaissais bien. Et j’ai donc décidé d’apporter mon témoignage personnel. Un intellectuel cohérent doit dénoncer les injustices. En commençant par celles de son propre pays.

Lorsque l’uniformité médiatique écrase toute diversité, censurer toute expression divergente et sanctionner les auteurs dissidents, est naturel, en effet, on peut parler de « répression ». Comment qualifier autrement un système qui étouffe la liberté d’expression et réprime les voix différentes ? Un système qui n’accepte pas la contradiction en arguant qu’il l’admet. Un système qui établit une « vérité officielle » et ne tolère pas la transgression. Un tel système a un nom, ça s’appelle « tyrannie » ou « dictature ». Pas de discussion. Comme beaucoup d’autres, j’ai vécu dans ma chair les fléaux de ce système… en Espagne et en France. C’est ce que je vais vous raconter.

Lire la suite…

La population française n’acceptera pas le coup de force de Fillon, par Anicet Le Pors

Anicet Le Pors, ancien ministre communiste de la Fonction Publique (1981-1984), père du statut actuel des fonctionnaires, réagit, dans l’Humanité, au programme de François Fillon en matière de service public. Il appelle à résister à cette offensive qui « déstabiliserait profondément la société française ».

nbfonctionnaires

La loi du marché. Bernard Lavilliers Cyril Mokaeish


On vous laisse la tribune
Les honneurs du pouvoir
On vous laisse voler la victoire
On vous laisse le soin de bien ingurgiter
Notre part de votre marché
On vous laisse notre âme sur le bas-côté
Endetté, endetté, en détresse
A genoux de chagrin
D’avoir fait le baise-main
A l’austérité, son altesse

On vous laisse nos hivers
On vous laisse nos étés
De quoi vous distraire
Et nous faire tomber

On vous laisse libéral démocratisé
Chômage à volonté
On vous laisse nos destins s’ouvrirent les veines
En commission européenne
On vous laisse s’allonger la peur dans votre lit
Mais faut pas toujours croire ce qu’on dit
A Athènes Apollon a raison de chanter
Ma liberté

On vous laisse nos hivers
On vous laisse nos étés
De quoi vous distraire
Et nous faire tomber

On vous laisse nos hivers
Et notre dignité
De quoi vous distraire
Pour quelques années

On vous laisse Arcelor Mittalisés
Par Florange, l’or et l’acier
On vous laisse cet étrange capitaliser
Sur la précarité


On vous laisse à vos super hyper profits
Oh la belle vie
Chez Lidl le pack de bières
A des pulsions suicidaires

On vous laisse nos hivers
On vous laisse nos étés
De quoi vous distraire
Et nous faire tomber

On vous laisse nos hivers
Et notre dignité
De quoi vous distraire
Pour quelques années

On vous laisse nos frontières
Se refermer
Homme à la mer, émigré
Cap sur l’Angleterre
Depuis la Guinée
T’as le temps d’apprendre à nager
On vous laisse nos frontières
Se refermer
Sur la Méditerranée
Enfant de la guerre
Cherche un bout de terre
Pour apprendre à marcher

De quoi vous distraire
Pour quelques années

De quoi vous distraire
Pour vous en aller

De quoi vous distraire
Pour vous en aller

De quoi vous distraire
Et vous en aller