La fille Le Pen normalise le discours FN en dévoyant les mots de la “gauche”

Lien vers l’interview de Cécile Alduy, coauteur du livre “Marine Le Pen prise aux mots” Le point de vue de Jean-Pierre Darroussin, acteur :  Question de l’Huma Dimanche : En 1997, dans “Marius et Jeannette”, vous campiez le rôle de Dédé, ouvrier électeur FN. Comment expliquez-vous la percée du FN ? J-P Darroussin : Le FN progresse depuis 1983. Tout est dit. C’est le résultat d’un abandon et d’une gauche qui n’est plus la gauche. Il devient difficile pour les travailleurs … Lire la suite…

A propos de la nation

À propos de la nation – Internationalisme contre concurrence

par FLORIAN GULLI ET STEVE BESSAC, membres de la rédaction de la Revue du projet

Deux points de vue semblent s’opposer aujourd’hui sur la nation. Le premier considère qu’elle est devenue obsolète à l’heure de la mondialisation. L’époque serait au dépassement des nations, par le haut et par le bas. Dépassement heureux, censé nous préserver des guerres.

Lire la suite…

Les classes sociales, ça existe encore ?

Débats et Controverses dans l’Humanité du 7 avril 2015 (extraits)
Les classes sociales sont-elles toujours un point de repère pertinent dans notre société ?
Alors que le concept de classes moyennes s’impose en France
LES CLASSES SOCIALES : UN OBJET SOCIOLOGIQUE RETROUVÉ

« La fin des classes sociales semblerait une évidence pour de nombreux auteurs contemporains, au point que cette question a disparu de la production des sciences sociales (…). Objectivement visibles mais subjectivement désarticulées, les classes sociales sont porteuses d’un avenir plus ouvert qu’on ne le conçoit généralement. » Louis Chauvel (OFCE).
KARL MARX« L’HISTOIRE DE TOUTE SOCIÉTÉ JUSQU’À NOS JOURS N’A ÉTÉ QUE L’HISTOIRE DE LUTTES DE CLASSES. » LE MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE.


NOURRIR LA CONSCIENCE DE CLASSE
Par Nasser Mansouri-Guilani Économiste

La réponse se trouve dans les propos d’un financier américain : il y a une lutte des classes dans le monde et, pour l’instant, c’est ma classe qui l’emporte ! Cette formulation exprime une identité de classe à travers la lutte des classes. Sans cette identité, le mot devient pervers, par exemple lorsqu’on parle de la classe politique qui gouverne le pays de façon indifférenciée. Une telle formule favorise le simplisme et l’extrême droite.

Lire la suite…

Assez ! Déverrouillons la politique

L’Humanité ouvre dès le 2 avril ses colonnes à l’échange entre progressistes. Pour commencer Isabelle Attard, coprésidente de Nouvelle Donne Pouria Amirshahi, député PS, membre du collectif Vive la gauche Clémentine Autain, porte-parole d’Ensemble Eric Coquerel, coordinateur du Parti de Gauche Sandrine Rousseau, porte-parole d’EELV Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et un débat avec Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP Roger Martelli, codirecteur du mensuel Regards

1 jeune sur 5 sous le seuil de pauvreté en France !

D’après un article de la revue Alternatives économiques c’est plus de 20% des jeunes qui vivent sous le seuil de pauvreté. Et cela dans un pays ou les richesses sont gaspillées (grosses fortunes, évasion fiscale, dividendes démentiels qui sapent l’investissement, etc). Un pays riche qui n’est même pas capable de faire vivre décemment sa jeunesse est un pays en échec. Mais ses dirigeants “gardent le cap”. Une nation riche qui traite ainsi ses jeunes n’est pas un pays civilisé, et les … Lire la suite…

fable ?

Le PS ayant légiféré tout l’été se trouva fort dépourvu quand le vote fut venu. Pas un seul petit rogaton de Mairie ou de Canton. Il alla crier famine chez la gauche, sa voisine, la priant de lui prêter quelques voix pour subsister jusqu’à l’élection nouvelle. “Je vous paierai, lui dit-elle, avant 2017, foi de néolibéral, intérêt et capital.” La gauche aimait la cohérence, c’était là sa qualité. “Qu’avez-vous traficoté en deux ans de gouvernance ?” – Nuit et jours, à … Lire la suite…

L’ingérence des religions est insupportable

École, mariage, fin de vie : laissez-nous vivre en paix !

Benoît Schneckenburger Philosophe et auteur (dernier ouvrage : Intelligence du matérialisme. Editions de l’Epervier)

La déclaration à l’encontre de la loi sur la fin de vie émanant des représentants des trois monothéismes publiée dans le Monde constitue le dernier avatar de l’emprise croissante des religions dans le débat public. Déjà, lors de la nécessaire campagne de lutte contre la discrimination filles-garçons à l’école ou à l’occasion des débats accompagnant la loi pour le mariage pour tous, la sainte alliance des monothéismes s’était peu à peu reformée. En intervenant dans le débat sur la fin de vie, on pourrait soupçonner les prêtres, rabbins et imams de venir défendre leur fonds de commerce, tant il est aujourd’hui encore difficile de pouvoir mourir en paix sans que de bonnes âmes ne veuillent récupérer la nôtre.

Aujourd’hui, même le concept de laïcité apparaît de nouve au contesté, car derrière l’apparente condamnation unanime des assassinats de janvier, plusieurs représentants du culte ont exprimé leurs

réserves, pour ne pas dire leur réprobation des caricatures portant sur la religion. On a fait grand cas des réticences de quelques élèves, mais peu se sont élevés contre le pape lui-même qui a déclaré : « Si un grand ami parle mal de ma mère, il peut s’attendre à un coup de poing, et c’est normal. » Ça suffit ! Cette ingérence des religions est de plus en plus insupportable. Au

nom de quoi ces dignitaires auraientils le droit de s’ingérer dans le débat public, et de réclamer pour eux-mêmes un respect que l’histoire entière des religions dément ? Leur dernier sophisme consiste à faire croire que la laïcité elle-même serait une conviction parmi d’autres. Ce n’est évidemment pas le cas : la laïcité est un principe politique qui assure la liberté de conscience et permet donc à chacun

de se forger ses opinions propres. Dans les débats sociétaux, les dignitaires religieux se présentent comme des représentants de communautés dont personne ne sait vraiment qui les constitue : combien d’agnostiques, d’athées, de non-pratiquants parmi les prétendus chrétiens, juifs ou musulmans ? Combien ne se reconnaissent pas dans les positions de tel ou tel « porteparole » ? Il est temps de réaffirmer le principe de laïcité

dans l’espace public. C’est le fondement de la République, et même de l’idée de démocratie : c’est aux citoyens, dans la discussion politique, de fixer les normes. Que les religieux se contentent de rappeler leurs dogmes à leurs ouailles, nous entendons vivre, aimer et mourir en paix. Selon notre liberté de choix.

Article paru dans l’Humanité du 23 mars 2015

Lire la suite…