La violence des riches

Entretien avec Monique et Michel Pinçon-Charlot, autour de leur livre «La violence des riches – Chronique d’une immense casse sociale» (Editions Zones – La Découverte 2013).
Réalisation : Yannick Bovy — Janvier 2014 – 26 mn.
Une émission proposée par la FGTB wallonne & produite par le CEPAG
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« Social-libéralisme », cela a t-il un sens ?

 le 31 Janvier 2014 l’Humanité des débats.

« Social-libéralisme », cela a-t-il un sens ? table ronde

Gilles Finchelstein, directeur de la Fondation Jean-Jaurès. Jacques Fournier, conseil scientifique de la Fondation Res Publica et auteur (1). Pierre Khalfa, coprésident de la Fondation Copernic. Alain Obadia, président de la Fondation Gabriel-Péri. Thierry Pech, directeur général de la Fondation Terra Nova.
Rappel des faits : Lors de sa conférence de presse du 14 janvier 2014, François Hollande s’est affirmé « social-démocrate », pour la première fois en tant que chef de l’État, tout en rejetant le libéralisme. Beaucoup ont vu un tournant « social-libéral » dans les annonces faites…
Les propos tenus et les décisions présentées par le président de la République sont largement connotés. Les principales réponses économiques inspirées du Medef (exonérations des cotisations patronales, augmentation de la TVA, réduction compétitive du coût du travail, etc.) sont utilisées depuis au moins trois décennies sans que la situation du pays ne s’améliore, pire elle s’aggrave. Dans ces conditions, les axes forts du cap politique (économie de l’offre et réduction des dépenses publiques) s’identifient à une orientation libérale. Le terme de social-libéralisme est de plus en plus employé pour qualifier certains partis pris idéologiques. Est-ce un nouveau courant d’idées ou une adaptation, voire une intégration de la social-démocratie au libéralisme?

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 Lors de sa conférence de presse, le président de la République a réaffirmé un positionnement «social-démocrate» en réfutant toute conversion au libéralisme. Qu’en pensez-vous?
Gilles Finchelstein. Il s’agit, je crois, d’un moment charnière non seulement pour le quinquennat mais pour la gauche. Pour le quinquennat? Bien des éléments étaient certes déjà présents avant (la nécessité de réduire les déficits publics avait été affirmée par François Hollande dès avant les primaires, le pacte de compétitivité avait été adopté dès l’année dernière). Mais c’est la première fois que la priorité («redonner de la force à notre économie») est dégagée avec une telle netteté, un tel calendrier et un tel engagement personnel du président de la République. Il y a davantage encore: c’est un moment charnière pour la gauche. Si le choix de l’économie sociale de marché est maintenant ancien (il a plus de trente ans), c’est en effet la première fois qu’un président de la République se revendique comme «social-démocrate». L’étiquette correspond-elle au contenu? Oui! Pour se concentrer sur l’essentiel, la social-démocratie, ce sont deux caractéristiques majeures. D’un côté, une méthode, la négociation et le compromis social – telle est bien la voie choisie depuis mai 2012 (le reste est affaire de rapports de forces dans la négociation). D’un autre côté, une ambition, l’égalité – tel reste bien, là aussi, le but poursuivi.
Jacques Fournier. Sur le contenu, l’orientation présentée par François Hollande n’est pas nouvelle. Les mesures annoncées étaient déjà dans les tuyaux. La baisse des cotisations patronales, préconisée par le rapport Gallois, a été largement préfigurée par le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (Cice). Quant à la réduction des dépenses publiques, elle avait été évoquée dès la première conférence de presse, en novembre 2012. C’est l’expression qui est nouvelle. Le président s’affirme clairement social-démocrate, ce que l’on savait depuis longtemps mais qu’il n’avait pas encore pris à son compte. Le salut à la vertu de l’entreprise n’avait jamais revêtu une pareille intensité. L’affichage d’une politique de l’offre est une première dans le vocabulaire d’un responsable socialiste. Je pense que le président est sincère dans son refus de l’étiquette libérale. L’idée du «pacte de responsabilité» s’inscrit dans une perspective sociale-démocrate. Mais la politique de réduction des dépenses publiques pourra-t-elle être menée au rythme prévu sans remise en cause, en profondeur, de tel ou tel aspect essentiel de notre modèle social? Si cela devait être le cas nous verserions bien dans le libéralisme.
Pierre Khalfa. Les annonces faites à cette occasion s’inscrivent, en les aggravant considérablement, dans les orientations mises en œuvre depuis un an. Mais cette conférence de presse constitue néanmoins un tournant dans la justification de cette politique. D’un point de vue économique, il s’agit d’une politique de l’offre, expression pudique pour désigner une politique favorisant le capital contre le travail. Elle était justifiée auparavant au nom du «socialisme de l’offre», oxymore qui avait pourtant l’intérêt politique de faire référence au socialisme, ce qui pouvait laisser supposer une certaine justice sociale. Or François Hollande a fait le choix de ne faire référence en aucune manière à cette expression et s’est rallié sans vergogne aux poncifs de la pensée libérale. Ainsi, en affirmant que «l’offre crée même sa propre demande», il reprend une formule de Jean-Baptiste Say, économiste libéral de la fin du XVIIIesiècle. Plus de deux siècles de la pensée économique sont ainsi niés, et en particulier les enseignements tirés de la crise des années 1930.
Alain Obadia. Je pense que le président de la République a essayé de brouiller les pistes en employant un concept qu’il sait être flou pour éviter de qualifier la réalité des mesures qu’il vient de décider. En soulignant qu’il a toujours été social-démocrate, il veut banaliser les choix opérés. Comme si ces derniers étaient de peu de conséquences pour les salariés et la population. Pourtant, la politique qu’il poursuit s’inscrit, de facto, dans la doxa libérale: baisse du «coût» du travail grâce à la suppression des cotisations payées par les entreprises pour la branche famille, réduction massive des dépenses publiques pour financer ces cadeaux renouvelés au capital. Bref, dans la suite du crédit d’impôt compétitivité, un nouveau transfert de richesse du travail vers le capital est pleinement assumé. Il n’est pas étonnant que le Medef applaudisse des deux mains! Et cela d’autant plus que les contreparties annoncées par le chef de l’État laissent une grande marge de manœuvre aux organisations patronales pour s’en sortir a minima.
Thierry Pech. La social-démocratie est mise à toutes les sauces depuis quelques jours. Pour la plupart des journalistes et des observateurs, c’est une manière de désigner une position relative sur le nuancier politique: un vague synonyme de centre gauche, si l’on préfère. En ce sens très appauvri, le président de la République est bien social-démocrate. Mais on peut avoir une définition un peu plus exigeante de la social-démocratie. Par exemple, par référence aux pays scandinaves ou encore à l’Allemagne d’avant le chancelier Schröder. François Hollande est-il social-démocrate en ce sens? En partie, oui: notamment sur la méthode. La volonté de passer par le dialogue entre les partenaires sociaux ou entre l’État et les partenaires sociaux est patente chez lui. Et elle ne date pas de sa récente conférence de presse. Le hollandisme est habité par la quête du compromis, ce qui ne va pas toujours de soi dans un pays où la culture politique dominante est encore une culture du conflit.
Pourtant les axes forts du cap politique choisi, dont la droite elle-même ne conteste pas le bien-fondé, n’attestent-ils pas d’une seule et même orientation mise en œuvre dans tous les pays européens sans résultats positifs pour l’emploi et la croissance?
Pierre Khalfa. Pour moi, il s’agit même d’une aggravation de la politique d’austérité. Alors que la déflation frappe à la porte de la zone euro, une telle orientation menée dans toute l’Europe est socialement désastreuse et économiquement absurde. Non seulement elle ne peut aboutir au mieux qu’à la stagnation économique, mais elle se révèle même inefficace pour tenir ses propres objectifs. Le poids de la dette publique dans le PIB continue d’augmenter car les taux d’intérêt réels auxquels la France emprunte sur les marchés, même s’ils sont faibles, sont supérieurs au taux de croissance de l’économie. Le déficit public est plus important que prévu car les coupes dans les dépenses publiques n’ont pas suffi à compenser les moindres rentrées fiscales dues à une croissance en berne, qui résulte elle-même de la politique d’austérité actuellement menée… et donc de la baisse des dépenses publiques.
Jacques Fournier. Nous touchons là à la difficulté essentielle. François Hollande a accepté, moyennant quelques assouplissements, de se plier aux contraintes du traité de rigueur budgétaire qu’il avait promis de renégocier. Ces contraintes sont néfastes. Elles conduisent à un véritable démantèlement des garanties sociales dans les pays du sud de l’Europe. La France sera-t-elle capable, dans ce contexte, de mener une politique plus autonome et moins destructrice? C’est tout l’enjeu de la période qui vient. La recherche d’un meilleur emploi des dépenses publiques est légitime et elle peut conduire à leur réduction. Mais le rythme imposé pour cette opération, le refus d’envisager le moindre effort fiscal et l’insuffisante prise en compte du rôle que peut jouer la production des services publics dans le développement économique me font douter de son efficacité.
Gilles Finchelstein. Mais c’est une erreur de penser qu’il n’y a qu’«une seule et même politique» dans tous les pays européens! Comme c’est une erreur aussi de croire qu’ils obtiennent tous les mêmes résultats! Comme c’est une erreur enfin de négliger ce qui se joue dans l’économie mondiale en dehors de l’Europe! Vouloir inverser la spirale de la dette, ce serait «libéral»? Mais qui, à gauche, peut se satisfaire de voir toutes les marges de manœuvre publiques absorbées, et de plus en plus absorbées, par la progression du service de la dette? Alors, oui, il faut réduire les déficits – même si on peut évidemment débattre du rythme. Et si on veut réduire les déficits, on ne peut exclusivement augmenter les impôts – la gauche n’y a pas manqué depuis 2012… On doit aussi réduire les dépenses – et sans doute même repenser l’intervention publique. Et puis, est-ce «libéral» que de lutter pour une meilleure régulation de la finance (avec, qui plus est, des résultats: lutte contre l’évasion fiscale au niveau mondial, taxe sur les transactions financières au niveau européen, participation des banques à la résolution des crises au niveau national)? Est-ce «libéral» que de développer l’intervention publique (encadrement des loyers, création d’emplois pour les jeunes non diplômés, nouvelles filières industrielles, banque publique d’investissement…)? Et enfin est-ce «libéral» que de vouloir redonner de la force à notre économie et à nos entreprises? La droite serait bien mal placée pour donner des leçons sur ce sujet compte tenu de la dégradation de ces dix dernières années, mais la gauche serait bien mal avisée de ne pas se mobiliser derrière ce combat sans lequel tout progrès social est vain.
Alain Obadia. Il est clair que l’orientation développée par François Hollande est parfaitement en ligne avec les politiques libérales impulsées par la Commission de Bruxelles et le Conseil européen. La ratification en l’état du traité budgétaire, intervenue au début du quinquennat, réduit encore la capacité de décision du pays. Les dogmes de l’austérité et de la compétitivité réduite à la baisse du «coût du travail» étouffent l’activité et détruisent l’emploi. Le chômage reste à ses plus hauts niveaux. Le fameux désendettement fonctionne à l’envers. Selon le projet de loi de finances, la dette publique de la France atteindra 95,1% du PIB fin 2014, après 93,4% fin 2013. Rappelons qu’en 2012 elle se montait à 90,2%. Seuls le CAC 40 et les grands groupes financiers se frottent les mains car leurs profits sont insolents. Il est décidément urgent de changer de cap.
Thierry Pech. Les social-démocraties du nord de l’Europe sont aussi passées par des épisodes de réduction des dépenses publiques, parfois même de manière très ambitieuse. Ce fut le cas de la Suède, notamment dans les années 1990. Par ailleurs, le «coût du travail» n’explique pas tout, mais c’est tout de même l’une des dimensions de la compétitivité d’une économie. Dans de nombreux pays à forte tradition social-démocrate, le financement des prestations famille et santé repose sur une base fiscale très large. Dans le cas français, au contraire, notre modèle social les fait reposer essentiellement sur les revenus du travail. Cela tend à alourdir considérablement le «coût du travail» de manière discutable. Ces prestations étant de nature universelle, il n’y a en effet aucune raison que leur financement repose en priorité sur ces revenus, et très peu, voire pas du tout sur les autres revenus, par exemple ceux du capital… C’est pourquoi le fait d’adosser demain le financement des prestations famille à une autre source de financement n’a rien d’une indéfendable concession au libéralisme!
Le terme de social-libéralisme est de plus en plus employé pour qualifier certaines prises de position politiques et orientations idéologiques. Selon vous,à quoi correspond-il?
Alain Obadia. La vogue idéologique du social-libéralisme date de la fin des années 1990. En cette période, il était considéré comme une démarche politique nouvelle susceptible de dépasser un clivage droite-gauche présenté comme obsolète. Tony Blair et Gerhard Schroeder en furent les figures de proue. Au plan théorique, c’est le sociologue Anthony Giddens qui a conceptualisé la démarche. Celle-ci est fondée sur la conviction que le mode de fonctionnement du capitalisme libéral et globalisé ne peut être remis en cause. Il serait donc indispensable désormais que les partis se réclamant de la social-démocratie acceptent la règle du jeu mais, plus encore, en favorisent la mise en œuvre tout en essayant d’y adjoindre un accompagnement social. La rupture avec la social-démocratie traditionnelle porte principalement sur le rôle de l’État et des systèmes collectifs de protection sociale. Selon Giddens, il faut mettre fin aux «politiques d’assistance» qui décourageraient les chômeurs de retrouver du travail ou les pauvres de faire des efforts pour s’en sortir. Il faut renoncer à l’interventionnisme de l’État qui découragerait l’initiative. Il faut que les dispositifs sociaux fassent une place essentielle au mérite individuel. Bref, il faut développer le libre marché avec un accompagnement social présumé, en réduire la brutalité. Conception hyperréductrice des minima sociaux pour éviter les «trappes à inactivité», flexibilisation des règles d’emploi avec comme contrepartie «l’employabilité» supposée permettre aux futurs chômeurs de mieux se débrouiller sur le marché du travail (système qui a été conceptualisé sous le vocable de flexisécurité), nous connaissons ces politiques et leurs résultats même si en France elles ont été ralenties par une plus grande résistance des organisations syndicales. En Allemagne, elles ont en revanche provoqué des conséquences massives. Les quatre lois Hartz (2003-2005) du gouvernement de Gerhard Schroeder ont structuré dans le pays une société profondément dualisée, avec une partie importante du salariat et de la population soumise à une précarité sévère.
Thierry Pech. Ce terme correspond effectivement aux politiques conduites par Tony Blair en Grande-Bretagne et Gerhard Schrœder en Allemagne. Mais ce qui distingue fortement ces politiques de celle qui se met en place en France aujourd’hui, c’est notamment la place qu’y occupait le workfare, c’est-à-dire la volonté affichée par ces gouvernements de pousser les chômeurs à la reprise d’emploi quitte à les culpabiliser et à les appauvrir. C’était une tentation forte chez Nicolas Sarkozy. Rien de tel chez François Hollande. Ensuite, ces gouvernements sociaux-libéraux étaient partisans d’une forte flexibilisation du marché du travail. Sur ce terrain non plus, François Hollande ne semble pas désireux d’aller au-delà de l’accord national interprofessionnel de janvier 2013. En somme, il me semble excessif de qualifier la politique de François Hollande de social-libérale. Pour ne rien dire de la politique conduite par un Tony Blair sur les questions de société, et notamment de la mise en place d’une politique répressive particulièrement sévère en matière de délinquance.
Pierre Khalfa. François Hollande s’est réclamé de la social-démocratie. Selon moi, il s’agit d’un abus de langage. Historiquement, la social-démocratie accepte certes le cadre du capitalisme mais tente de limiter sa logique de développement qui vise à tout marchandiser et à faire de la concurrence la règle ultime de la vie économique et sociale. C’est le développement des services publics, de la protection sociale, des droits des salarié-e-s. La social-démocratie était donc antilibérale. Les années 1980 voient un changement radical d’orientation avec une conversion au social-libéralisme. Ce dernier ne vise pas à bâtir un compromis entre le travail et le capital. Il s’agit au contraire pour lui d’accompagner, voire d’anticiper, les transformations du capitalisme globalisé. Rappelons pour mémoire que c’est un gouvernement socialiste, avec Pierre Bérégovoy, qui a totalement déréglementé la finance en France. On pourrait multiplier les exemples. Les sociaux-libéraux partagent avec les néolibéraux un certain nombre d’idées fondamentales comme, par exemple, la croyance en l’efficience des marchés financiers dont il suffirait d’empêcher certaines dérives, ou la nécessaire baisse du coût du travail et des dépenses publiques… En période «normale», ils essayent de pratiquer un aménagement social du néolibéralisme et cherchent à en atténuer un peu les conséquences sans le remettre en cause. En période de crise, ils appliquent sans hésiter des politiques d’austérité drastiques, comme dans le cas de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal et comme le fait aujourd’hui François Hollande. Le social-libéralisme s’est mué en néolibéralisme.
Gilles Finchelstein. Ma première tentation, ce serait de répondre que cela ne correspond à rien d’autre qu’à un mythe! «Social-libéral», c’est un mot qui vise à disqualifier. Pour la droite, c’est le socialisme qu’elle dit aimer – à cela près qu’elle n’aime les socialistes qu’étrangers ou morts… Pour une partie de la gauche, c’est le socialisme qu’elle n’aime pas – à cela près que c’est souvent pour elle une autre définition du socialiste qui gouverne et affronte la réalité du pouvoir… Si l’on va au-delà, je crois que Tony Blair a bien incarné cette forme particulière de socialisme qui se distinguait par une foi dans l’extension sans limites de la concurrence et dans la célébration sans mesure de la finance. Selon moi, nous en sommes loin aujourd’hui.
Jacques Fournier. Pour employer un mot à la mode je dirai que le terme de libéralisme social est un oxymore. Je vois bien ce qu’est la social-démocratie, expression consacrée pour désigner une orientation politique respectable dans laquelle le courant socialiste accepte de composer avec les lois du capitalisme en négociant un ensemble de retombées positives pour le monde du travail. Je ne vois pas, en revanche, ce en quoi un social-libéralisme pourrait différer substantiellement d’un libéralisme pur et simple. Le libéralisme ne devient pas social lorsqu’il est manié par la gauche. Et il restera toujours le contraire du socialisme.
 (1) Dernier ouvrage paru: l’Économie des besoins. une nouvelle approche du service public, éditions Odile Jacob, 2013.


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Pacte avec le MEDEF

A propos du pacte de « responsabilité », l’aveu d’un patron, Michel Edouard Leclerc :

Pierre Gattaz  « fait croire aux politiques à l’équation baisse des charges égale création d’emplois.. » …. « On ne dépend pas de la baisse des charges pour créer des emplois, mais les politiques y croient désormais« .
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Alternative à gauche

Alternative à gauche

Remarque préalable : Il ne faut pas confondre alternative et alternance !
L’alternance nous avons connu. Quand une équipe au pouvoir est usée ou discréditée, on nous laisse en changer.
Mais cette nouvelle équipe, avec un autre style et un autre discours, continue en gros la même politique au profit des mêmes. Les capitalistes adorent l’alternance, (voir la Grande Bretagne, les Etats Unis…) elle donne aux gens une impression de changement, une impression de démocratie, mais elle ne remet pas en cause leur système. D’où l’intérêt pour eux de favoriser une bipolarisation qui ne laisse le choix qu’entre deux gestionnaires du même système et de plus, met dans la tête des citoyens qu’il n’y a pas d’autre solution, que toute alternative est vaine et utopique.
La crise actuelle est une crise du système.
Il ne s’agit en rien d’un épisode conjoncturel. Elle se superpose aux crises énergétique, alimentaire, écologique et financière. Leur simultanéité révèle des dysfonctionnements que le système capitaliste mondialisé ne peut qu’amplifier, incapable qu’il est de définir un autre cap que celui de la course folle aux profits. À vouloir ponctionner aux deux extrémités du système marchand ce dernier déséquilibre tout l’édifice. Ainsi pour ce qui concerne le pétrole, la logique purement financière pousse les compagnies pétrolières à garder intactes leurs marges faramineuses quand les prix à la production flambent. La même logique imposant depuis 20 ans une répartition des richesses toujours plus à l’avantage des profits au détriment des revenus du travail, de la spéculation au détriment de l’investissement. Au final c’est un consommateur disposant donc de moins de revenus qui doit payer plus cher son carburant, son alimentation, son logement, ses soins médicaux… Une causalité simple mais bien réelle qui implique que ce ne sont plus simplement les ouvriers, les employés, les salariés qui se sentent opprimés mais toutes celles et tous ceux qui se croyaient à l’abri et insérés dans la société.
Ce système n’est pas une fatalité, il est soutenu par nos dirigeants qui l’assument à tous les niveaux : national (accélération des « réformes », de la déréglementation, de la casse des acquis sociaux), européen (dogme libéral de la mise en concurrence et de l’orthodoxie budgétaire), et mondial (FMI, OMC).
Comment en sortir ?
Sous peine d’une catastrophe planétaire annoncée, il est plus que jamais urgent de construire une véritable alternative à un système devenu aussi malade que pyromane. Nous avons besoin de construire, d’unir et d’organiser une gauche enfin à gauche qui soit en phase avec les aspirations de la population.
Nous avons des propositions, en voici quelques unes :
* Établir d’une autre répartition des richesses. (donc remise en cause du libéralisme).
* Reconquérir et développer des services publics. (donc remise en cause du libéralisme).
* Initier un nouveau type de développement.
* Garantir un accès égal pour tous  et toutes
aux biens communs de l’humanité tout en garantissant leur préservation : l’eau, l’énergie, l’environnement. (par ex établir un pôle public de l’énergie, mettre fin à la privatisation de la distribution de l’eau))
au droit à l’emploi, à la retraite, à la santé, à l’éducation, à une information pluraliste.
* Dégager les moyens d’une alternative (taxation des transferts financiers, réforme de la fiscalité, contrôle des fonds publics).
* Assurer un renouveau démocratique.
* Refondre les institutions françaises (passage à une VIe république) avec
·         .représentation pluraliste des citoyens avec non cumul des mandats et l’élection complète ou partielle des députés au scrutin proportionnel.
.réforme du Sénat.
·         .renforcement des pouvoirs du Parlement, ce qui passe notamment par la suppression de l’élection du président de la république au suffrage universel.
* Construire une autre Europe dans un autre Monde.
L’ampleur de la crise actuelle soulève la question de la remise en cause du système monétaire et financier. « Remettre à l’endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l’envers » suivant la devise de la Fondation Copernic.
Il y a pour cela nécessité d’une action commune des forces anticapitalistes et antilibérales, c’est l’objectif de notre collectif.

Il ne faut pas sauver le système, mais le changer !
Cela ne se fera pas avec ceux qui le soutiennent et qui l’ont mis en place :
En France : Hollande, Sarkozy et les différents dirigeants depuis 30 ans.
En Europe : Ceux qui soutiennent la stratégie de Lisbonne (droite, centre, socialistes, verts).
Dans le monde : OMC et FMI.
D’où la nécessité absolue de construire à gauche une force d’alternative de progrès social, démocratique et écologique.
Une alternative ne sera possible qu’à deux conditions :
–         une convergence des luttes sociales.
–         un front commun des forces antilibérales qui doit devenir la véritable opposition.
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Derrière les guerres en Afrique, la guerre économique

Le Sénégalais Amath Dansokho est une figure de la gauche africaine. Ministre d’État, l’ancien secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail, réputé pour son franc-parler, décrypte les engagements militaires français sur le continent.

Avec l’opération «Sangaris» en Centrafrique, la France est une nouvelle fois engagée militairement sur le continent. Comment jugez-vous cette posture de gendarme de l’Afrique?
Amath Dansokho. Apparemment, c’est pour la bonne cause… Ces pays, le Mali, puis la Centrafrique, étaient confrontés à des situations catastrophiques. Il fallait une force pour enrayer le cycle des violences de masse. Dans ces circonstances, la France est apparue comme une force luttant contre des tortionnaires, des assassins de la pire espèce. Dans le cas du Mali, on voit mal quelle autre force organisée et puissante aurait pu arrêter l’avancée des djihadistes, des forcenés qui veulent imposer leur modèle de société par la mort et la violence. C’est ce qui explique le large soutien apporté à l’opération «Serval» au moment de son déclenchement. Pas seulement au Mali: tous les pays du Sahel étaient menacés. Nous remercions donc la France. Mais les choses ne s’arrêtent pas là. On le voit bien, aujourd’hui, les inquiétudes sont exprimées par le président malien lui-même. D’autres chefs d’État, que je connais bien, estiment eux aussi que le jeu de la France est trouble. Pourquoi protège-t-elle certains groupes armés dans le nord du Mali? On a l’impression que se trame, là, la création d’un État croupion qui permettrait l’exploitation des immenses ressources minières, énergétiques de cette zone, au détriment du Mali. Il y aurait un pouvoir central formel mais, dans les faits, la réalité des relations économiques serait entre les mains de ces groupes armés qui négocieraient avec les puissances occidentales. Ce serait très grave.
Dans le cas de la Centrafrique, la question des ressources naturelles entre-t-elle aussi en ligne de compte?
Amath Dansokho. Le contexte, les modalités sont peut-être différents mais les enjeux restent les mêmes. Ce qui se joue là-bas, c’est un affrontement très violent impliquant des États de la région. Le conflit n’aurait probablement pas connu cette intensité si des acteurs comme la Chine, ou encore l’Afrique du Sud, ne s’étaient pas aventurés dans une zone considérée comme relevant du «pré carré» français. Certaines grandes puissances estiment que l’Afrique du Sud doit rester au Sud et se tenir éloignée des affaires du continent… Les mêmes jouent habilement la carte du Nigeria contre celle de l’Afrique du Sud, en faisant miroiter un siège africain permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, pour tenter de contenir les prétentions de Pretoria. La Centrafrique est un pays immensément riche. Le régime soudanais a, surtout depuis la proclamation de l’indépendance du Soudan du Sud, des visées sur ce pays. Le président déchu, François Bozizé, a joué sur tous les tableaux. Il a conclu des accords avec Khartoum, comme il en a conclu avec les Chinois et les Sud-Africains. C’est avec cette toile de fond qu’il faut analyser la grave crise que traverse aujourd’hui la Centrafrique, ballottée par des puissances aux intérêts contradictoires. La Séléka s’est constituée avec des individus sans projet, sans la moindre maturité politique, ne connaissant que le langage des armes et facilement manipulables. Une fois le chaos installé, la France s’est proposée d’intervenir. Mais il ne faut jamais oublier que toutes ces guerres sur le continent africain, dont nous ne sommes que les acteurs apparents, dissimulent des enjeux économiques.
Comment expliquer que des États puissent s’effondrer comme des châteaux de cartes?
Amath Dansokho. Ce sont des États artificiels qui, en réalité, n’ont jamais eu d’armature politique et sociale forte. Ils ne sont pas nés d’un processus interne. Ce sont des puissances extérieures qui se sont partagé des sphères de domination, sans considération pour les peuples et l’histoire longue des territoires concernés. Les formes étatiques que nous connaissons sont typiquement issues de la colonisation, avec de vastes zones sous-administrées.
Au Sénégal, lorsque le clan Wade accaparait le pouvoir, le pays aurait pu, lui aussi, sombrer dans la violence. Cela ne s’est pas produit. Macky Sall doit au contraire son élection à un vaste mouvement citoyen. Comment jugez-vous les premiers pas de ce gouvernement?
Amath Dansokho. Certains parlent «d’exception sénégalaise». Je suis beaucoup plus prudent, nous ne sommes pas à l’abri de convulsions catastrophiques si nous ne faisons pas preuve de sagesse. Chez nous, l’alternance a été préparée longtemps à l’avance par des forces politiques mûres, enracinées. Il existe au Sénégal une culture, un patrimoine démocratique que nous avons mis à profit pour discuter, rapprocher les points de vue. À défaut de candidat unique, nous avons quand même élaboré un programme commun. C’est ce qui nous a permis de surmonter les difficultés. Il était hors de question d’engager le pays sur la voie de la guerre civile. Cela a été affirmé clairement. Les urnes ont parlé, Abdoulaye Wade, isolé, sans soutien dans l’armée, n’a pas eu d’autre choix que de se plier à ce verdict démocratique. Désormais, il nous faut rompre avec les pratiques du passé, poursuivre la lutte engagée contre la corruption, continuer d’instruire les dossiers des biens mal acquis. Mais cela ne suffira pas si l’on ne traite pas les problèmes auxquels sont confrontés les Sénégalais. La crise sociale continue de faire des ravages. Avec la religion universelle qu’est devenu le capitalisme, on a encouragé l’émergence d’oligarchies bâties sur le détournement des ressources publiques. Parallèlement, on a démantelé les services publics, plongé les populations dans la misère. Tous les équilibres ont été rompus, les États, eux, sont menacés de désintégration. C’est cela, le résultat des politiques libérales imposées par les bailleurs de fonds, FMI et Banque mondiale en tête.
Le Sénégal peut-il échapper à la montée de l’islamisme?
Amath Dansokho. La crise fait son œuvre et les gens sont révoltés par la conduite des puissances occidentales, par leur arrogance et leur négation des droits des êtres humains à la vie. C’est cela qui alimente cette révolte aux formes monstrueuses. Cela existe chez nous. Au Sénégal domine un islam confrérique. Mais les jeunes sont de plus en plus sensibles aux discours de prédicateurs islamistes.
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Mandela

Hommage unanime à Nelson Mandela. Unanimité bien hypocrite.. Certains n’avaient pas bougé lors de son emprisonnement – les communistes étaient alors presque seuls à manifester -. Certains ne condamnaient pas le système d’apartheid en Afrique du Sud, de même qu’ils cautionnent actuellement l’apartheid en Palestine.

Oui Mandela est un grand homme ! Oui il est un espoir pour l’humanité !
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Bonnets « rouges » en Bretagne…

Quelques liens intéressants sur l’opération « bonnets rouges »

– Philippe Euzen, Le Monde du 16/11/13 :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/11/16/ces-patrons-a-l-origine-des-bonnets-rouges_3514915_823448.html
– Produit en Bretagne : vaste supercherie :

http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article1016
– Non à la manipulation de l’histoire, par trois historiens :
http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/bonnets-rouges-non-a-la-manipulation-de-l-histoire-22-11-2013-2311167.php
– Jean-Vincent Koster : malaise Breizh
http://www.lafauteadiderot.net/Malaise-Breizh
– voir aussi le livre de Clarisse Lucas, journaliste « Le lobby breton », extraits :
http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2011/06/10/01006-20110610ARTFIG00794-ces-bretons-qui-font-bouger-la-france.php

– et pour ceux qui ne seraient pas convaincus du caractère poujadiste de l’opération voici le n°1 de leur revue « Bonnet rouge »… édifiant            télécharger en pdf
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Démocratie

Démocratie
« Démocratie » C’est le mot qu’aiment prononcer avec délectation nos dirigeants occidentaux. Car évidemment  » la  » démocratie c’est la nôtre et il faudrait imposer partout notre modèle. Pas si simple… Bien sûr ne nous plaignons pas trop, la planète regorge de régimes dictatoriaux et de dirigeants fantoches (parfois d’ailleurs mis en place ou soutenus par les services secrets de nos démocraties). Mais avons nous pour autant atteint la perfection ?
Suffit-il d’avoir le droit de vote pour être en démocratie ?
Démocratie :  » gouvernement du peuple par lui-même  » d’après mon dictionnaire.

La bêtise d’un  » non démocrate  » est de ne pas demander l’avis du peuple.
L’intelligence de la  » Démocratie Bourgeoise  » est de demander régulièrement l’avis des électeurs mais de s’arranger pour qu’ils n’aient pas véritablement le choix.
C’est l’invention de l’alternance avec les modèles des Etats Unis et de la Grande Bretagne. Le rêve des capitalistes (pardon, maintenant on les appelle libéraux) c’est de créer, avec l’appui actif des grands moyens de communication à leur service (plus ou moins consciemment) deux grands partis s’opposant à chaque élection mais faisant globalement la même politique (celle recommandée par le FMI, la Commission européenne). Ces deux grands partis (Démocrates/Républicains aux USA, Travaillistes/Conservateurs au RU, d’autres noms ailleurs…) doivent s’opposer par les discours, les méthodes, les hommes, de façon à créer l’illusion d’un changement possible.

De fait l’alternance fonctionne assez bien : Les gens sont mécontents du parti A en place, donc votent pour le parti B. Ensuite ils sont mécontents du parti B en place (car il fait la même chose même si la manière est un peu différente) donc ils votent pour le parti A qui revient aux commandes, etc.
Les financiers sont tranquilles, le FMI tire les ficelles. Ne sommes nous pas en France rentrés dans ce système ? Les médias font leur boulot. Les lois, les systèmes électoraux, défavorisent les partis  » différents « .

 Nous y allons tout droit. Alors, beaucoup sont déçus, ont l’impression d’être piégés, et certains ne vont même plus voter (ce qui n’est pas la solution car cela permet au système de durer plus facilement). De plus en plus d’abstentions, une  » impression  » que rien ne peut changer. Est ce cela une bonne démocratie ?

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Grand marché transatlantique – danger !

Le 17 juin dernier, l’Union européenne et les Etats-Unis ont officialisé la négociation – déjà bien avancée ! – d’un accord bilatéral de libre-échange : le « Partenariat Transatlantique pour le Commerce et l’Investissement »
Un collectif « Stop Tafta – le grand marché ttransatlantique ne passera pas !  » a été créé le 15 octobre 2013

à l’initiative de Attac, Aitec, FSU, CGT, Confédération paysanne, Gauche Anticapitaliste, Parti de Gauche, Solidaires, Solidaires Douanes, Parti Pirate, jeunes écolo, Réelle Démocratie Maintenant, Faucheurs volontaires, Les Amis de la terre, Mouvement de la Paix, Economistes atterrés, EE les verts, Les Engraineurs, Fondation Copernic.
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Brèves

Le président de la République lors de sa conférence de presse de Janvier 2014 a annoncé pour le patronat la fin des cotisations sociales famille. une manière d’enterrer le modèle social issu du Conseil National de la Résistance.

Partage des richesses :

Les richesses du monde sont divisées en deux : près de la moitié est entre les mains des 1% les plus riches, tandis que 99% de la population mondiale se partagent l’autre moitié.    (L’ONG Oxfam, dans son rapport «En finir avec les inégalités extrêmes».Janv 2014)

Ecotaxe, Ecomouv, Eco..ruption ,

Ce que personne n’a dit : en février 2013 une sénatrice communiste avait alerté le gouvernement sur le caractère plus que douteux du contrat entre l’Etat et la firme Ecomouv. Mais les médias n’ont pas relayé et le gouvernement n’a pas bougé.

Bonnets rouges :

L’entreprise Armor Lux de Quimper a inondé la manifestation du 2 novembre de bonnets rouges vendus 5€ (mais donnés à la FNSEA). On a même vu des élus UMP arborant le bonnet rouge. Or 10 000 de ces bonnets venaient d’être importés d’Ecosse ! Pas mal pour la défense de l’emploi en Bretagne.

Les USA espionnent :

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Pourquoi faut-il passer à une VIe République ?

Arguments pour une 6e République
La République française est une des rares démocraties où le chef de l’Etat concentre autant de pouvoirs.
Créée en 1958, renforcée en 1962 par l’instauration de l’élection du président au suffrage universel direct, cette « monarchie républicaine » a été imaginée sur mesure pour un homme « providentiel », le général de Gaulle.
Avant 1958 le président de la République était élu par les députés et sénateurs
L’aberrant système actuel d’élection du président impose un choix entre deux personnes, renforçant le bipartisme cher aux libéraux, alors que le débat devrait porter sur des orientations politiques diverses.
Ce système avait été imaginé pour s’affranchir du Parlement réduit à un rôle d’enregistrement et pour élire une personne sans contre pouvoir.
Le candidat à cette élection présidentielle mène une bataille de communication hyper personnalisée en avançant des promesses qu’il ne sera absolument pas obligé de tenir, aucun recours ni sanction n’étant prévus.
L’inversion du calendrier électoral en 2000, voulue par le socialiste Jospin, renforce encore ce présidentialisme en marginalisant l’élection des députés qui est reportée après l’élection présidentielle et en devient ainsi une simple conséquence.
On met donc ainsi en place un régime personnel avec un « monarque républicain », chef de l’exécutif, habilité à nommer des personnalités à des postes importants, d’où la création d’une « cour » dans son entourage. Il y a affaiblissement du rôle du premier ministre et le parti majoritaire n’a plus pour rôle que de se mettre au service du Président.
En 1964 François Mitterrand qualifiait ce système de « Coup d’état permanent » !
Lors de la campagne présidentielle les deux candidats préchoisis par le système (les deux « favoris officiels ») sont mis en avant ainsi que leurs deux « équipes » et les autres partis sont complètement marginalisés.
Les institutions de la Ve République relèvent d’un archaïsme. En 1958 la situation était très différente, elle a beaucoup évolué, la France est un autre pays, or les institutions n’ont pas bougé.
Il y a une insuffisance démocratique, un malaise démocratique : la soumission au présidentialisme, le cumul des mandats, le sentiment d’impuissance créent un mécontentement qui se traduit par une abstention massive, un rejet multiforme.
Une solution : la Démocratie !
Ce qui ne fonctionne pas avec la 5e
1.         L’avis du peuple ne sert à rien. Ex 29 mai 2005 le NON triomphe au référendum sur le TCE (Traité Constitutionnel Européen). Le traité est adopté quand même, imposé par le gouvernement.
2.         La représentation politique est complètement faussée par le système électoral. Un exemple : en 2012 dans le Finistère le PS obtient 8 députés sur 8 (donc 100%) avec 38,9% des voix au 1er tour.
3.         Le système électoral est fait pour conserver le bipartisme, donc pour empêcher toute alternative (deux « équipes » alternent au pouvoir en maintenant le cap du libéralisme).
4.         La séparation des pouvoirs est bafouée par un régime présidentiel qui donne un rôle dominant à l’exécutif. Le Parlement est devenu une chambre d’enregistrement des décisions du gouvernement ou des « directives » européennes.
Ce que le Front de Gauche propose :
  1.       Primauté de l’Assemblée Nationale sur l’exécutif
  2.       Proportionnelle aux élections
  3.       Référendum initié par un pourcentage conséquent de la population
  4.       Droits sociaux
  5.       Citoyenneté dans l’entreprise
  6.       Le peuple doit reprendre le pouvoir
  7.       Indépendance de la Justice à l’égard de l’exécutif
  8.       Indépendance des médias à l’égard du pouvoir politique et des puissances d’argent
  9.       Assemblée Constituante, indépendante des élus actuels, débouchant sur une nouvelle constitution soumise à référendum.              

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L’austérité imposée aux peuples est un scandale.

L’austérité n’est pas la solution, l’austérité c’est le problème.

L’austérité aggrave la crise. Les politiques d’austérité menées par les gouvernements européens sont des aberrations qui conduisent à l’échec (Grèce, Espagne, Portugal, etc.). Elles ne font qu’aggraver la situation économique et sociale. Elles entraînent automatiquement récession, chômage, précarité, aggravation des différences sociales.

Nos propositions pour changer d’orientation :

  1. Une réforme fiscale et bancaire pour dégager les moyens financiers pour l’emploi et investir.
  2. Le relèvement des salaires et de nouveaux droits pour protéger les salariés des licenciements.
  3. La transition écologique par un développement économique et social créateur d’emplois.
  4. Un desserrement immédiat des « contraintes » des traités d’austérité pour changer l’Europe

Documents :                   Non à l’austérité (GB 2012)

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    Le coût du Capital

    D’où vient la richesse du pays ? Comment est-elle répartie ? Quelques bases d’économie….

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    La dette

    La dette, parlons-en… Pretexte à une austérité aberrante… Un cadeau aux banques…

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    Réforme des retraites : les jeunes vont trinquer ! Tract du collectif de Quimper Octobre 2013

    Ensemble, défendons nos retraites !
    Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins !
    Non à cette contre-réforme des retraites !
    La gueule de bois pour les JEUNES
    !
    43 ans de cotisation, CDD, chômage… retraite incomplète demain…
    Alors on s’interroge…
    Pourquoi entre 18 et 25 ans, les jeunes n’ont-ils toujours pas de droits sociaux ? A part quelques petites avancées pour les apprentis qui pourront valider des trimestres, les étudiants pourront racheter 4 trimestres d’étude à un prix de rachat qui reste à déterminer. Les années de stage et de recherche du premier emploi ne sont toujours pas prises en compte.
    Pourquoi, les périodes d’inactivité forcée pour les jeunes ne sont toujours pas prises en compte (stage, périodes de chômage pour ceux qui n’ont pas commencé à cotiser) ? Les politiques actuelles ne protègent pas la jeunesse. Loin d’être protégées par la réforme, les nouvelles générations sont sacrifiées.
    Les causes du déficit des retraites sont connues…
    Le chômage : 5 millions de personnes sans travail, dont près de 800.000 jeunes de moins de 25 ans, qui ne cotisent pas pour le financement des retraites.
    Les exonérations sociales patronales : 30 milliards € chaque année.
    Les crédits d’impôt aux entreprises : 20 milliards €, sans contrepartie, soit près de la moitié de ce que rapporte chaque année l’impôt sur les sociétés.
    La hausse considérable des dividendes aux dépens des salaires, de la protection sociale et des investissements, due au transfert des revenus du travail vers les revenus du capital. Ces 30 dernières années, la part de la valeur ajoutée revenant au capital est passée de 39,1 milliards € à 298,9 milliards ; dans le même temps, les seuls dividendes vers les actionnaires sont passés de 5% de la valeur ajoutée à 22,4% (INSEE 2012).
    La nouvelle réforme de la retraite a été faite parce qu’il manquerait 20 milliards € en 2020… et on voudrait nous faire croire que la cause principale est l’augmentation de l’espérance de vie !… La véritable raison est de satisfaire et de rassurer les marchés financiers et de répondre aux exigences d’austérité de la CommissionEuropéenne et du FMI. N’oublions pas que l’UE et la BCE ont demandé à la France de réduire son déficit public en contrepartie de la mise en œuvre de réformes structurelles, dont celle des retraites.
    Il n’est pas acceptable de vouloir faire travailler
    plus longtemps les jeunes générations
    !
    Pour les jeunes, l’allongement de la durée de cotisation à 43 annuités, signifie être au chômage aujourd’hui, car les actifs resteront plus longtemps dans leur emploi, et la certitude de toucher une retraite incomplète demain. Pour les femmes, cette situation sera encore plus insupportable, car elles sont plus nombreuses au chômage et leurs carrières sont en général plus courtes.
    Les retraites, c’est avant tout une répartition
    des richesses et du travail !
    On veut détourner les jeunes du système solidaire de retraites par répartition au profit d’un système d’assurances privées, par capitalisation…
    > C’est injuste
    > C’est moins efficace que le système solidaire
    > C’est un système très vulnérable en cas de nouvelle crise financière, car soumis à la finance internationale
    > C’est une solution individualiste, petit bras, qui parie sur le renoncement à imaginer une vie meilleure.
    Alors quoi faire ?
    Ø     Valider les années d’études, ainsi que les périodes de précarité subies
    Ø     Imposer le CDI comme la norme pour tous
    Ø     Travailler moins longtemps pour créer des emplois et assurer une vie meilleure
    Ø     Répartir différemment la richesse produite en augmentant les salaires (la part de la valeur ajoutée accaparée par le capital le permet)
    Ø     Lutter contre les inégalités salariales
    Ø     Suppression de toute exonération de cotisations sociales, celle-ci n’ayant créé aucun emploi
    La cotisation sociale doit être le seul mode de financement de la protection sociale. Nous devons refuser tout financement basé sur la fiscalité qui légitime le profit et qui écarte les assurés sociaux de la gestion de la Sécurité Sociale !
    Alors, je râle seul dans mon coin, je me dis que la retraite c’est foutu pour ma génération… ou je me dis qu’on doit y arriver et que c’est ensemble qu’on est plus fort ?
    Relevons la tête !
    Prenons conscience de notre force collective ici et tout de suite !
    Battons-nous pour un monde différent !
    La retraite à 60 ans avec 37,5 années de cotisations, pour un taux plein à 75 %…
     
    A vous d’agir, vous avez notre soutien
    Le collectif retraites de Quimper (Alternatifs, Front de Gauche, NPA, PCF Quimper/Briec-Quimper-Fouesnant, AC, Attac)

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