Réflexions

Six enfants sont tués ou blessés chaque jour au Yémen depuis le début des frappes aériennes il y a un an, a annoncé en mars (2016) l’ONU dans un rapport.
Messieurs Le Drian et Hollande vos Rafale fonctionnent bien…


Elle est belle leur Europe de la concurrence !

Lu dans un article de Télérama du 23/03/16 (page 108) :

“Il y a tout juste vingt ans, l’Europe décidait de libéraliser totalement le marché de l’énergie.

A la clé, une promesse : celle d’une électricité moins chère grâce au jeu de la libre concurrence entre tous les opérateurs.

Au final, une chimère que les Européens paient au prix fort.

Le prix moyen de l’énergie a augmenté de 42% en huit ans, et un Européen sur dix se trouve ne situation de précarité énergétique faute d’avoir les moyens de se chauffer correctement…”


“Si le climat était une banque, les gouvernements des pays riches l’auraient déjà sauvé.” Hugo Chavez à la tribune de la conférence de Copenhague.

“J’adresse un appel aux puissances capitalistes… Nous souhaitons en finir avec ce système qui a déchaîné à grande échelle son rouleau compresseur, avec un libéralisme dont l’objectif est de produire, à l’infini, des biens de consommation qui détruisent la nature, notre travail, la convivialité humaine.” Evo Morales, président bolivien, le 30/11/15 à la conférence de Paris.

Pour les vrais militants du climat, sauver le climat, c’est changer le système.

“Saisir la bataille du climat pour en finir avec le capitalisme et amorcer la transformation progressiste.” Naomi Klein, sociologue.

Articuler la COP21 et la campagne antiTAFTA.


Pour un transfert des trafics routier et aérien sur le rail
Le projet Lyon-Turin et l’environnement
Par Bruno Gazeau, président, et Jean Sivardière, vice-président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT).

 

Les opposants au projet Lyon-Turin dénoncent un trafic potentiel insuffisant, un coût « pharaonique » et un impact environnemental négatif : la réalité est bien différente.

Longtemps surestimé, le trafic potentiel du Lyon-Turin est aujourd’hui sous-estimé. Au trafic total de fret France-Italie, il faut ajouter le trafic Espagne-Italie, qui passe par la Côte d’Azur et pourrait lui aussi se reporter sur le rail (la distance Barcelone-Milan est la même via Vintimille ou Lyon), soit au total 2 700 000 camions par an. Par ailleurs, l’Italie est le seul pays voisin de la France non connecté à son réseau à grande vitesse, si bien que les déplacements entre la France et l’Italie du Nord s’effectuent essentiellement par avion (3 millions de passagers par an, autant qu’entre Paris et Toulouse) et par route. Selon les opposants au projet, la voie ferrée existante de Maurienne suffirait pour transférer le trafic routier de fret sur le rail. Or elle culmine à 1 300 m d’altitude et présente des rampes de plus de 3 % : ses coûts d’exploitation sont supérieurs de 40 % à ceux d’une ligne de plaine. Le problème n’est pas sa capacité mais son manque de compétitivité face à la route : les camions, eux, empruntent des infrastructures performantes (tunnels du Mont-Blanc et du Fréjus, A40, A43).

Le trafic routier Allemagne-Italie n’est que de 1 200 000 camions. Mais les Suisses, soucieux de leur environnement, ont déjà percé deux tunnels ferroviaires de base, le Lötschberg, ouvert en 2007, et le Gothard, qui le sera en 2016. Un choix judicieux : depuis l’ouverture du premier, le trafic Bâle-Milan est passé de 4 à 12 millions de tonnes par an.

Si la Suisse a pu financer seule deux tunnels, la France et l’Italie, aidées par l’Union européenne, qui subventionnera le tunnel transfrontalier à 40 %, ne peuvent-elles en financer un seul? L’effort côté français, de l’ordre de 200 millions d’euros par an sur dix ans, est-il insurmontable? C’est le produit d’une surtaxe d’un demi-centime sur le gazole automobile… Les opposants au Lyon-Turin craignent aussi que sa réalisation ne pénalise le réseau ferré existant. Mais, si le projet était abandonné, l’effort financier serait inévitablement réorienté vers de grands travaux routiers: contournement autoroutier de Chambéry, deuxième tube au Mont-Blanc. Enfin, les écologistes affirment que le bilan carbone du Lyon-Turin resterait négatif jusqu’en 2050. Une étude réalisée par des experts indépendants ­ Gérard Mathieu, Jacques Pavaux et Marc Gaudry ­ a démontré que les émissions de carbone lors de la construction de l’ouvrage seraient compensées par les effets des reports de trafic sur le rail en moins de dix ans. Bien loin de conduire à un désastre écologique, le Lyon-Turin est un projet rationnel, nécessaire pour transférer massivement les trafics routier et aérien sur le rail, sauvegarder l’environnement alpin et azuréen, réduire les émissions de carbone et rééquilibrer l’économie européenne au bénéfice de la façade méditerranéenne. Pour être efficace, il devra être accompagné, comme en Suisse, d’une maîtrise fiscale du trafic routier. En le diabolisant, ses opposants jouent contre l’environnement et desservent la cause européenne.


 

Les embryons de groupes terroristes qui tuent aujourd’hui étaient entraînés, financés par l’imperium nord-américain, au nom de la lutte contre le communisme.

La France s’honorerait de suspendre les contrats d’armement avec ceux qui financent autant qu’ils inspirent les assassins de Daech.


 

Au lieu de traiter les salariés d’Air France de voyous, le gouvernement aurait pu critiquer une direction qui supprime 3000 emplois.

retraiteArgentExiste

Rentrée 2015,  Universités : Davantage d’étudiants et toujours moins d’enseignants !

Depuis 3 ans le nombre d’étudiants dans l’enseignement supérieur a augmenté de 110 735, soit l’équivalent de 4 universités !
Parallélement, entre 2012 et 2014, l’nseignement supérieur a perdu 688 équivalents temps plein.


2015 YEMEN : un pays détruit par les bombardements de l’Arabie Saoudite. Avec des Rafale et des armes livrés par le gouvernement de Hollande, Valls, Le Drian, à ce régime moyenâgeux.
Les gens qui survivent manquent de tout (eau, nourriture, électricité). Silence nos amis bombardent…


TRIBUNES  L’Humanité le 24 Janvier 2014

La laïcité induit-elle une neutralité bienveillante des religions ?

Il convient de libérer l’homme de la fantasmagorie religieuse
Par Yvon Quiniou, philosophe (1).

Dans un livre que j’ai lu avec attention (2), comme dans une récente tribune parue dans l’Humanité, Pierre Dharréville nous présente une conception très ouverte de la laïcité, liée à une conception elle-même très avenante de la religion. Le problème est que cette dernière n’est pas justifiée, ni sur le fond ni dans le visage que nous offrent à nouveau aujourd’hui les religions qui tentent de réinvestir la sphère politique publique, risquant d’altérer la véritable laïcité telle qu’elle existe en France depuis un siècle.

Premier point: les religions – à distinguer de la foi intérieure qui est une option métaphysique sur le réel, tout aussi légitime que l’athéisme et qui n’est pas concernée ici – ne sont pas ce que Pierre Dharréville en dit, à savoir des facteurs de lien social, de pacification des mœurs, voire de solidarité sociale. Elles se sont toujours opposées entre elles, ont suscité ainsi des conflits et offert une structure d’accueil idéologique aux pires violences sectaires et meurtrières comme on le voit, aujourd’hui, avec le judaïsme d’extrême droite en Israël et, surtout, l’islam intégriste au Moyen-Orient. Cela a été l’honneur de la philosophie des Lumières d’en avoir fait le procès en son temps (Spinoza, Hume, Kant, pour ne citer qu’eux).

Par ailleurs, elles ont toujours – je dis bien toujours – été porteuses d’un dogmatisme inadmissible, alimentant l’obscurantisme en refusant les grandes découvertes scientifiques qui contredisaient leur conception du monde et de l’homme: cela s’est manifesté spectaculairement avec Galilée et s’est renouvelé avec Darwin, dont la théorie continue à être combattue par les mouvements créationnistes aux États-Unis ou les tenants du «dessein intelligent» qui ont des relais influents en France. Enfin, elles ont constamment soutenu les pires régimes d’oppression politique et sociale – la carte des dictatures au XXe siècle coïncide avec celle de la domination la plus forte des Églises. Et, sauf naïveté, on ne saurait se laisser prendre aux apparentes avancées du pape François: non seulement il maintient une vision rétrograde des mœurs et de la sexualité (comme les deux autres religions monothéistes), mais son ouverture au social est une magnifique duperie: son «option préférentielle pour les pauvres» est purement «théologique», a-t-il pu proclamer récemment et l’Église «n’a pas à devenir une ONG»! Sans compter que ce sont les excès du capitalisme qu’il condamne et non celui-ci dans son essence.

Deuxième point: il ne faut pas ignorer ou oublier l’immense apport critique des grands théoriciens du XIXe siècle. Non seulement et sous des formes diverses ils nous ont montré, voire démontré, que les religions sont des phénomènes purement humains que l’on peut expliquer, sur un plan strictement immanent, par l’ignorance, le faible développement technique, la psychologie ou l’histoire et dont on peut prévoir la disparition à (long) terme, mais, surtout, ils en ont dénoncé la malfaisance: elles ont dénigré la vie (Nietzsche), enfoncé l’homme dans l’infantilisme ou la névrose (Freud), aliéné l’humanité dans la croyance en un monde fictif (Feuerbach) et, last but not least, elles ont alimenté, selon Marx, l’aliénation socio-historique des hommes en la masquant ou en la justifiant par des illusions idéologiques.

La protestation contre la «détresse réelle» qu’elles constituaient à leur manière n’était suivie d’aucune lutte effective contre elle, voire offrait un dérivatif imaginaire qui en détournait. Et, quand au XXe  siècle, les théologiens de la libération ont voulu inverser ce processus, ils ont été rapidement rappelés à l’ordre. C’est bien pourquoi il faut saluer ce mot de jeunesse de Marx affirmant que «la critique de la religion est la condition préliminaire de toute critique», laquelle doit être suivie de la critique des conditions sociales qui la produisent car la «détresse religieuse» n’a pas de solution en elle-même.

D’où un dernier point, portant sur la laïcité. Celle-ci concerne bien spécifiquement la question religieuse dans son rapport à l’État, et on ne saurait la fondre dans une vague problématique de l’émancipation en général. Celui-ci doit garantir la libre existence des religions (comme l’expression de l’athéisme, ce qu’on oublie souvent) et ne privilégier, ni soutenir financièrement, aucune d’entre elles.

Or, c’est là qu’intervient un contresens: la neutralité de l’État ne signifie en rien celle des citoyens ou de l’école à l’égard du phénomène religieux. Dans le cadre d’une éducation à la raison et au jugement critique qui sous-tend aussi l’exigence laïque, l’examen critique des religions dans leurs dérapages intellectuels, leurs excès et leur malfaisance humaine, est de droit. C’est d’ailleurs, cette fois-ci, un élément, mais spécifique, du combat pour l’émancipation humaine en général.

Il nous faut donc rester fidèles au message de Marx, dans la Critique du programme de Gotha: étant entendu que la liberté de conscience doit être absolument défendue, il ajoutait que le propre des communistes n’était pas de s’en contenter et de libérer les religions des entraves qu’elles rencontrent (c’est la laïcité positive, plurielle et molle), mais de «libérer l’homme de la fantasmagorie religieuse», puisqu’elle est un facteur d’aliénation, par une critique continuée de ses effets.

C’est cela la vraie laïcité: celle qui favorise l’autonomie des êtres humains.

(1) À paraître, en septembre2014, aux Éditions La ville brûle: Critique de la religion. Une imposture intellectuelle, morale et politique.(2) La laïcité n’est pas ce que vous croyez, Éditions de l’atelier, 2013, 144 pages, 16euros.                                                                       Yvon Quiniou,


Réflexions :

La semaine de 32 heures est une solution au chômage :

  • Travailler tous, travailler mieux, travailler moins
  • Pour un nouveau mode de production et de consommation
  • Pour l’emploi, mais aussi pour la santé physique et morale des salariés

“Il faut battre la droite !” évidemment on ne peut qu’être d’accord, c’est une nécessité.
Mais je préfère “Il faut combattre les politiques de droite” … qu’elles soient menées par la droite qui avoue son nom ou par la “gauche” qui ne mérite pas son nom.

Le Fret ferroviaire abandonné au profit du lobby routier (2013)

Déstabilisé par l’ouverture à la concurrence et victime des choix de la SNCF et du gouvernement, le rail ne capte plus que 8,8% du transport de marchandises. Et pendant ce temps le transport de marchandises par route est en pleine extension. Ecotaxons ?

Solidarité, quel beau mot, quel objectif louable. Eh bien nos dirigeants ont inventé le “délit de solidarité”. C’est scandaleux et cela illustre bien le cynisme de ce système.

Travailler jusqu’à 65 ans ? Jusqu’à 70 ans ? On n’est même pas capable de donner du travail à ceux qui ont moins de 60 ans !

Chemins de fer : La libéralisation du rail, avec séparation entre gestion de l’infrastructure et l’exploitation du réseau, cela a abouti en Grande Bretagne à une situation catastrophique. Alors, en France, faisons la même chose… logique, non ?

La Poste : Aux Pays Bas, la privatisation des services postaux a eu des conséquences désastreuses. Alors, en France, faisons la même chose… logique, non ?

E.D.F : En Californie, la privatisation de l’électricité a déclenché une guerre des profits allant jusqu’à provoquer volontairement “la grande panne” (voir le documentaire “EDF, les apprentis sorciers”, qui donne une foule d’arguments). Alors, en France, faisons la même chose… logique, non ?

Laisser un commentaire