Macron

Macron : l’imposture !

  • Qui est Macron ?
  • Qui a propulsé Macron
  • Macron au gouvernement
  • la loi Macron
  • Lui aussi a des casseroles
  • Candidat à l’élection présidentielle, candidat de qui, pour faire quoi..

I – Qui est Macron

Énarque, jeune banquier d’affaires chez Rothschild, conseiller économique de Sarkozy, puis de François Hollande, ministre de Manuel Valls, chouchou du MEDEF …

Jeune ? En fait complètement ringard, il recycle les recettes ultralibérales et réactionnaires (et qui ont fait des dégâts partout) de Ronald Reagan et Margaret Thatcher dont il est le fils naturel.


Macron expliqué par Besancenot sur LCI

II – Qui a propulsé Macron

C’est le président de la République François Hollande et son 1er ministre Manuel Valls qui ont choisi ce banquier pour conseiller d’abord, puis pour prendre en main l’économie du pays. Cela ne s’est pas passé dans l’aval de l’appareil du parti Socialiste bien sûr.

III – Macron au pouvoir 2014-2016

En 2014. Macron devient Secrétaire général adjoint de la présidence de la République pendant 2 ans et l’instigateur de la politique de l’offre qui va causer des dégâts sociaux considérables à notre pays. De 2014 à 2016 il participe activement à la politique néolibérale de Valls.
Il fait même du zèle ensuite quand il critique la loi El Khomri parce qu’elle ne va pas assez loin dans l’abaissement des droits des salariés. On se souvient et on s’en rappellera !

Emmanuel Macron : « Il faut aller plus loin que la loi El Khomri »  

François Ruffin, dans Fakir, parle de Macron à propos de l’entreprise Ecopla « Macron nous a tuer »

IV – la loi Macron – 2015

Un résumé à l’aide d’un petit diaporama que j’avais réalisé en janvier 2015 pour un exposé
en utilisant les dessins de Charb conçus pour illustrer la loi Macron.

Une analyse de la loi Macron par Richard ABAUZIT, ex inspecteur du travail, CGT Dieppe

Lien vers un dossier de Mai 2015 sur la loi Macron, sur le site du Front de Gauche du Pays Bigouden

Escarres, CO2 et petit marquis, un article d’août 2015 sur le transport en car

Une lettre ouverte de la CGT pays bigouden à la députée au sujet de la loi Macron

Et le bradages des biens publics aux multinationales (aéroports, barrages hydrauliques…), que resterait-il s’il arrivait au pouvoir ?

un dessin contre la loi Macron

Autoritarisme : c’est par recours au scandaleux 49.3 que Valls et Macron ont imposé cette loi dont personne ne voulait.

V – Un arriviste peu regardant

https://www.mediapart.fr/journal/france/310516/macron-rattrape-par-son-isf

VI – Candidat en 2017 – Pour quelle politique ? Au Service de Qui ?

Macron anti-système ? La démystification par Monique Pinçon-Charlot

Marine Le Pen n’est plus la seule à jouer de cette imposture. Emmanuel Macron a également adopté le filon de l’« antisystème », en contradiction totale avec son projet et son parcours personnel, mais unique chance de son succès politique. Sous les atours rhétoriques du changement, le candidat d’En marche ! représente la perpétuation du système. Alors que sa popularité semble ne reposer que sur un attrait des citoyens pour « le renouveau politique » qu’il prétend incarner, l’ancien ministre de l’Économie ne propose aucune réforme institutionnelle apte à renouveler véritablement la démocratie. Comme son équipe de campagne nous l’a confirmé hier, le candidat ne proposera pas de passage à la VIe République, se projetant parfaitement dans les habits du monarque républicain. L’ancien banquier ne s’en est d’ailleurs pas caché lors de sa première conférence de presse de candidat, le 19 janvier, confiant toute son admiration pour le général de Gaulle et sa conception d’une République « au-dessus des partis »… et donc des représentants du peuple. Le candidat du « renouveau politique » emprunte au premier président de la Ve République cette vieille ficelle du « rassemblement national », ultime tentative de l’oligarchie sociale-libérale pour s’adapter et survivre dans une période de rejet profond de son modèle.

Macron neuf et hors système ? Une escroquerie absolue, par Dany Lang, économiste

Emmanuel Macron, ou les vieux habits de l’homme neuf (Francis Denord et Paul Lagneau-Ymonet, Le Monde Diplomatique, mars 2017)

 Les médias le propulsent comme une marque de savonnette. Pas étonnant quand on sait à qui appartiennent les médias

La bulle Macron, un matraquage publicitaire massif, article de l’Obs

Le programme de Macron ? Il le maintient dans le flou pour ratisser dans tous les sens, mais son slogan « En marche » est en réalité « En marchandise » ! Il veut pousser encore plus loin le libéralisme en transformant tout en marchandise : la santé, les retraites, les biens communs, les services publics, etc.. Rien ne doit plus échapper aux actionnaires…

la Macron-économie par Frédéric Farah, coauteur avec Thomas Porcher d’une Introduction inquiète à la « Macron-économie ».

Réponse à Emmanuel Macron : « La liberté est une valeur de gauche, pas le libéralisme. » par Manuel Cervera-Marzal de la fondation Copernic

Macron, un attrape-tout de la 5e, par Fabien Escalona, Mediapart 21 février 2017

Quelques liens : Macron veut liquider le modèle social français, par Frédéric Farah, dans LVS Le vent se lève

Macron, candidat du lieu commun, chronique sur Europe 1 

Qui veut vraiment Macron ? La bas si j’y suis 13 février 17

Macron, c’est Tony Blair avec 20 ans de retard 

« Macron: l’homme de main » – par Jean-Emmanuel Ducoin (L’Humanité, 14 février 2017): l’histoire d’un télé-évangélisme au service des intérêts de la finance et de l’effacement des idées de gauche

Des discours qui frisent le ridicule :

Pensez printemps ! Voilà ce qu’il a trouvé.. Comment les gens qui voient ses meetings peuvent-ils avaler un discours aussi creux ? Une petite vidéo

Ses meetings sont minutieusement manipulés avec des « animateurs de foule’ pilotés par SMS en direct. Sur ce lien une petite vidéo

Un article dans Ouest France du 5 février 2017

Et pourquoi ne pas le dire avec humour ?

Définition :  « Bernard Pivot : Se macroniser. Def : se rallier au futur gagnant. Ex : début 44, pétainistes et indécis se macronisent pour de Gaulle. Se rallient à Macron : centristes de gauche, socialistes de droite, radicaux du centre, écolos de travers, hollandais de guingois… vallsistes débousolés, chevènementistes égarés, gaullistes congelés, une sorte de Cour des miracles, quoi ! »

Quand même quelques bonnes nouvelles

Quand même quelques bonnes nouvelles ces dernières semaines, ne boudons pas notre plaisir.

  • Hollande viré, la sanction d’un quinquennat désastreux, du libéralisme « de goche »
  • Sarko viré, et accroché aux casseroles
  • succès du film Merci Patron
  • succès du film La Sociale, et ça continue
  • Fillon pénélopé
  • Macron en redressement fiscal, pas glorieux pour le valet des banques
  • Le Pen empêtrée dans des dettes au Parlement européen, plus possible de passer pour Mme Propre
  • Manuel valse, la condamnation sans appel de la loi travail, du 49.3, de la répression policière

Alors espérons beaucoup de bonnes nouvelles en Février..

Réponse à Emmanuel Macron : la liberté est une valeur de gauche, pas le libéralisme

Une vaste offensive est à l’œuvre pour casser non seulement les conquêtes sociales mais aussi le logiciel même de la gauche qui autorisa ces conquêtes.
Vous trouverez ci-dessous une réponse fort bienvenue à Emmanuel Macron, signée par Manuel Cervera-Marzal, du bureau de la Fondation Copernic.

Il faut être d’une grande naïveté ou d’un grand cynisme pour ne pas voir que la gauche des opprimés et le libéralisme des oppresseurs sont irréconciliables.

Cher Monsieur Macron,

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Gérard Filoche et sa pétition : Sauver le PS ? C’est un peu court.

Gérard Filoche lance une pétition « Macron Démission« . « Plus vite il partira, plus on aura de chances de ne pas trop perdre les prochaines élections » déclare ce membre du bureau national du PS. Dans le texte de la pétition www.macron-demission.fr on lit :

« Si l’on veut sauver la gauche du désastre, il faut la sauver de Macron »
« pour battre la droite et l’extrême droite… pour l’union de la gauche… »

On croit entendre Cambadélis qui appelle au rassemblement de « La gauche ». Comme si remplacer Macron par un clone de Macron allait changer les choses. Pourquoi ne demande t’il pas aussi la démission de Valls et de Hollande ? Car c’est Valls qui a choisi Macron, et c’est Hollande qui a choisi Valls. Quant à la direction du PS elle cautionne en permanence cette politique de droite ultralibérale menée par cette équipe. Qui est responsable du désastre que subit et va subir le PS sinon la politique qu’il mène.

La position de Filoche, un pied à la direction du PS et l’autre dans la contestation va t’elle pouvoir durer encore des années ? Là je pense qu’il parle en tant que dirigeant du PS, dommage, car je le préfère dans l’autre rôle.

Sauver la gauche passe peut être au contraire par la liquidation du PS. Que choisir si on veut une politique de droite, la droite qui dit qu’elle fera une politique de droite, ou la fausse gauche qui dit qu’elle fera une politique de gauche et fait le contraire ? Et que choisir si l’on veut une politique de gauche – c’est à dire basée sur le social, la solidarité, la justice, etc.- et bien aucun des deux !

Reconstruire une gauche, oui, même si c’est sur les ruines du PS (qui lui ne peut que nous amener la droite).

ESCARRES, CO2 ET PETIT MARQUIS

Accidentogène, polluant, lent, inconfortable… l’autocar, un merveilleux moyen de transport pour les « gueux». N’est-ce pas, Monsieur le marquis! 

Il fallait le voir, notre ministre Macron, précieux comme un petit marquis, arpentant le couloir d’un autocar en partance de Paris pour Bordeaux et serrant les mains de celles et ceux qui s’apprêtaient dignement à choper des escarres aux fesses au cours d’un voyage de 7 heures quand un trop cher TGV rallie les deux villes en 3 h 20. Mais, au diable les ankyloses, il en fallait plus pour assombrir cette célébration du « tout-autocar » qui, selon l’impétrant, va révolutionner la vie de nos compatriotes et mettre définitivement notre économie dans le sens de la croissance, sinon du progrès.

Tout enthousiaste, voilà notre édile prophétisant la création de 20 000 emplois grâce à la libéralisation de ce transport privé, omettant de préciser que si les emplois sont hypothétiques (souvenons-nous des fausses promesses liées à la baisse de la TVA dans la restauration), par contre cette concurrence va coûter plus de 200 millions à la SNCF. Un déficit qui sera compensé par … la suppression de 13 000 emplois dans les quatre prochaines années qui s’ajouteront aux 25 000 déjà supprimés depuis 2003 et … un surcoût des billets! Enfin, on aura tous apprécié le tact de notre ministre promoteur d’une France low cost (la sienne est « premium »), passant sous silence, auprès des voyageurs, le fait que le transport en car est deux fois plus accidentogène que le train et que la pollution carbone des bus et des cars est dix fois supérieure à celle du train (130 g CO 2/km contre 13). Ah, ce souci de ne pas gâcher la fête, une élégance aristocratique!

ANDRÉ CICCODICOLA dans l’Humanité Dimanche du 7 août