Vues de photographes : 4 mois contre la loi travail.

Trente-et-un photographes engagés, avec des statuts, des motivations et des niveaux d’expérience différents se sont rencontrés dans les manifestations contre la loi El Khomri et ont eu envie de se retrouver autour d’un projet commun. Pour que leurs photos ne restent pas sur les ordinateurs, sur les pages facebook ou sites internet, mais pour qu’elles reviennent aux acteurs et actrices de ce mouvement, ils ont décidé de réaliser cette première exposition collective qui a eu lieu à la bourse du travail. Reportage journal l’Humanité. 

La guerre idéologique bat son plein

Casseurs regroupés en début de manifestation, facilement identifiables… on ne les neutralise pas (aveux nombreux de policiers disant avoir reçu des ordres)

En effet ils peuvent servir. Beaucoup de vidéos montrent même un certain « mélange » entre vrais casseurs et casseurs « téléguidés » ou avec un brassard « police ».

Résultat : ça marche, il suffit de voir les titres dans les médias. L’événement ce n’est pas une manifestation monstre et pacifique contre la loi travail, mais une source de casse. 300 voyous qui cassent sont montrés davantage que 1 million de citoyens dignes qui défilent.

Discréditons, il en restera toujours quelque chose ! Interdire les manifestations ? Donc interdire l’Euro après les événements de Marseille !

La lutte des classes, ça existe, et c’est en pleine extension.

La manif du 14 juin à Paris racontée par Sabine, une amie du Pays Bigouden

Le témoignage d’un enseignant du SNES-FSU après la manif

Lien vers mon article du 14 mai sur les violences

Nonna confirme le récit de Sabine

Lien vers mon article du 29 mai sur les médias

VersOuLesMedias

Autoritarisme, aveuglement, manipulation… Jusqu’où ce gouvernement va t-il aller ? Trop, c’est trop ! Les réactions sont nombreuses.
En lire quelques unes sur le blog du Front de Gauche du Pays Bigouden.

JAURÉS CONTRE VALLS

A propos des « violences » à Air France:

Pour Valls, 2 chemises déchirées c’est beaucoup plus grave que 2900 vies déchirées
Cette réponse cinglante à Valls :
« Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses ! Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclats de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continuent la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale. […] Ainsi, tandis que l’acte de violence de l’ouvrier apparaît toujours, est toujours défini, toujours aisément frappé, la responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons, des grands capitalistes, elle se dérobe, elle s’évanouit dans une sorte d’obscurité. »
Jean JAURÈS, discours devant la Chambre des députés, séance du 19 juin 1906.