Code du travail et chômage

«Aucune étude n’a démontré de lien entre le Code du travail et le chômage» Anne Eydoux, Économiste Économiste au Centre d’études de l’emploi et à l’université Rennes-II, membre du collectif d’animation des Économistes atterrés, Anne Eydoux rejette les arguments du gouvernement, estimant que miser sur « la flexibilisation de l’emploi est une forme de renoncement ». POURQUOI LA FUTURE RÉFORME DU CODE DU TRAVAIL NE VA-T-ELLE PAS CRÉER D’EMPLOIS ? ANNE EYDOUX   Malgré les modifications annoncées par le premier ministre, … Lire la suite…

Alain Supiot : « Remettons le travail au centre de la réflexion et du droit du travail »

 Une analyse passionnante d’Alain Supiot. Ci-dessous un entretien réalisé par Yves Husson et publié dans le journal l’Humanité du 11 mars.

ALAIN SUPIOT : «Remettons le travail au centre de la réflexion et du droit du travail»     télécharger en PDF

Le juriste, professeur au Collège de France, souligne les dangers du projet de réforme El Khomri, en particulier celui lié à la primauté accordée à l’accord d’entreprise, qui deviendrait un instrument de mise en concurrence sociale des travailleurs. Il plaide pour une « vraie réforme » du droit du travail, répondant aux transformations de l’organisation de l’économie, ainsi qu’à la révolution technologique en cours.

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On peut réduire le chômage de moitié en dix ans – par Jean Gadrey, économiste

Contre le chômage, “ils” essaient tout sauf… ce qui le réduirait vraiment. La raison est simple: “Ils” restent dans la logique de la mondialisation néolibérale, de la course effrénée à la compétitivité par les bas coûts salariaux et les bas coûts de l’Etat, de l’austérité pour le plus grand nombre.

Cette course est un mauvais jeu à somme négative pour l’emploi, et même les pays ou le chômage semble faible voient croître la pauvreté salariale et la pauvreté tout court, parce qu’on y encourage les petits et mauvais boulots en détruisant des protections sociales.

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« Soyons des va-t-en-paix ! »

Clémentine_Autain220Le Monde.fr |

Par Clémentine Autain
Nous sommes sur une terrasse à Paris, en concert au Bataclan, au Stade de France à Saint-Denis. Face à la barbarie qui a frappé aveuglément, la compassion, la tristesse, l’amour de la vie nous relie. Fidèle à son sens étymologique, l’émotion nous met en mouvement. Mais dans quelle direction ? Quels choix politiques nous permettront d’anéantir Daech ? L’heure est venue de tirer les leçons de quinze ans d’inefficacité politique à combattre l’intégrisme islamique et le terrorisme.

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Albert Einstein : “Le capitalisme, voilà la “source du mal”

Incroyable le caractère actuel et universel du texte publié par Einstein en 1949 !

« EST-IL CONVENABLE QU’UN HOMME QUI N’EST PAS VERSÉ DANS LES QUESTIONS ÉCONOMIQUES ET SOCIALES EXPRIME DES OPINIONS AU SUJET DU SOCIALISME ? POUR DE MULTIPLES RAISONS, JE CROIS QUE OUI. »

Je suis maintenant arrivé au point où je peux indiquer brièvement ce qui constitue pour moi l’essence de la crise de notre temps. Il s’agit du rapport entre l’individu et la société. L’individu est devenu plus conscient que jamais de sa dépendance à la société. Mais il n’éprouve pas cette dépendance comme un bien positif, comme une attache organique, comme une force protectrice, mais plutôt comme une menace pour ses droits naturels, ou même pour son existence économique. En outre, sa position sociale est telle que les tendances égoïstes de son être sont constamment mises en avant, tandis que ses tendances sociales qui, par nature, sont plus faibles, se dégradent progressivement. Tous les êtres humains, quelle que soit leur position sociale, souffrent de ce processus de dégradation. Prisonniers sans le savoir de leur propre égoïsme, ils se sentent en état d’insécurité, isolés et privés de la naïve, simple et pure joie de vivre. L’Homme ne peut trouver de sens à la vie, qui est brève et périlleuse, qu’en se dévouant à la société.

L’anarchie économique de la société capitaliste, telle qu’elle existe aujourd’hui, est, à mon avis, la source réelle du mal.

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Assez ! Déverrouillons la politique

L’Humanité ouvre dès le 2 avril ses colonnes à l’échange entre progressistes. Pour commencer Isabelle Attard, coprésidente de Nouvelle Donne Pouria Amirshahi, député PS, membre du collectif Vive la gauche Clémentine Autain, porte-parole d’Ensemble Eric Coquerel, coordinateur du Parti de Gauche Sandrine Rousseau, porte-parole d’EELV Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et un débat avec Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP Roger Martelli, codirecteur du mensuel Regards