2005 : quand les Français ont dit Non à cette Europe

Le 29 mai 2005, les Français votent à 55% contre le Traité de Constitution européenne. Placés sous les projecteurs, les tenants du «oui» ont été soutenus par une presse largement acquise au traité, tandis que les tenants du «non» ont été mis à l’écart des plateaux de télévision et des tribunes des journaux. Malgré cette campagne médiatique partisane, le «non» l’emporte, et les Français sont traités de «populistes». Trois ans plus tard, faisant fi du vote populaire, Nicolas Sarkozy modifie la Constitution et fait voter la loi qui permet de ratifier le Traité de Lisbonne, copie conforme de la Constitution européenne rejetée lors du référendum. Un déni de démocratie qui marque d’une rupture entre les Français et les élites politiques et médiatiques.
Ce documentaire d’Elisabeth Drévillon était diffusé le jeudi 2 mars 2017 sur France 3 à 23h15.

Chris Hedges, Hubert Huertas, à propos du vote américain

  • Interview de Chris Hedges dans Télérama à propos des USA. Remplacer le mot « démocrate » par le mot « socialiste » pour la France….

Tant que l’idéologie néolibérale dominera le populisme va progresser

http://www.telerama.fr/monde/chris-hedges-tant-que-l-ideologie-neoliberale-dominera-le-populisme-va-progresser,149969.php 

  • Le vote américain souligne les aveuglements européens, par Hubert Huertas sur Mediapart

Le texte de Hubert Huertas en PDF

TAFTA – CETA – un bref résumé et des liens

GMT – Grand Marché Transatlantique (TAFTA, CETA)

TAFTA : traité de libre-échange entre l’UE et les USA

CETA : traité équivalent entre l’UE et le Canada

A noter aussi le TISA, accord sur les services, qui va dans le même sens

Détails et explications sur le site que je gère pour le Collectif Stop Tafta-Ceta du Pays Bigouden
w
ww.taftaquoi.wordpress.com

Objectif du GMT : éliminer tout ce qui pourrait faire obstacle à la libre circulation des marchandises (droits de douane, normes..)

rockfeller99

Pour les multinationales les Etats sont des obstacles à leur mainmise sur le monde

Passer par-dessus

Et s’ils refusent : tribunaux arbitraux

(stade suprême du libéralisme – suite logique de la construction européenne telle qu’elle s’est faite)

En danger

– démocratie

alimentation

agriculture

environnement

services publics

– droit du travail

PME

– exception culturelle etc..

La protestation

  • dans tous les pays concernés
  • des collectifs Stop Tafta-Ceta très nombreux
  • une pétition européenne de 3 millions 300 000 signataires
  • de nombreuses collectivités locales hors Tafta/Ceta
  • des manifestations importantes (250 000 à Berlin)

Les conditions

Opacité voulue

Tentative de mise à l’écart des parlements

Complicité active du gouvernement français

Mise en évidence du caractère non démocratique de l’Union Européenne


Quelques liens :

Dossier TAFTA-CETA

Les derniers événements : CETA, résistance des Wallons, signé mais pas fini

Le documentaire « Transatlantique arnaque » vidéo de 50 min

Nicole Ferroni met les choses au point, et avec humour

Quelques évidences sur l’Union Européenne

« Il est temps de dire que les droits sociaux et démocratiques des peuples sont supérieurs à la libre circulation des capitaux. » Le 30 juin dernier, le député fédéral PTB Raoul Hedebouw a pris la parole lors du débat sur les suites du Brexit au Parlement Belge. « Nous devons repartir d’une feuille blanche qui garantit une Europe des peuples et une Europe sociale », a-t-il ajouté.

BREXIT…, l’Europe parlons-en !

La sortie de l’UE l’a emporté le 23 juin au Royaume Uni. Espérons que cela provoquera dans tous les pays de l’UE un sursaut de réflexion par rapport à cette Europe inhumaine et antidémocratique. C’est une nécessité, et ce serait au moins le côté positif !

Ci-joint quelques réflexions, « à chaud ».


Marie-Christine Vergiat, députée européenne du Front de Gauche, nous transmet le texte de la Résolution de la GUE/NGL, groupe de gauche au Parlement européen

« Les Britanniques ont choisi de quitter l’UE.
On peut le regretter ou s’en féliciter  c’est un fait et ce choix doit être respecté dans les meilleurs délais.

Je note simplement que les résultats du vote divisent le Royaume-Uni : les Irlandais du nord et les Écossais ayant largement voté contre la sortie ce qui ne sera pas sans conséquence.
Cette sortie de l’UE est une première et ne se fera pas en un jour mais elle ne doit pas pour autant être retardée par des artifices.
Monsieur Cameron est une sorte de pompier pyromane qui a voulu jouer avec le feu. Il doit tirer les conséquences de ses actes et de sa défaite.
Les partisans du non ont joué avec les haines et la campagne a plus reposée sur le rejet de l’autre que sur le souverainisme.
Et les partisans du oui ont joué sur l’apocalypse que pourrait représenter une sortie de l’UE.
Tout cela est triste…. voire assez lamentable.
Espérons que certains sauront en tirer les leçons et permettre aux citoyens européens de se réapproprier les choses.
Le Parlement européen se réunira en session extraordinaire mardi matin et adoptera une résolution.
Je vous fais partager le texte déposé par la GUE NGL que je partage totalement »

Marie-Christine Vergiat

la Résolution de la GUE/NGL, en pdf


Maxime Combes, économiste et membre d’Attac France nous livre une première réflexion « à chaud » sur le Brexit. (en pdf également)

ou lire directement sur Mediapart


lien vers mon article précédent sur l’UE


Stathis Kouvelakis: «L’UE n’est pas réformable», article dans Mediapart

25 JUIN 2016 | PAR JOSEPH CONFAVREUX, Stathis Kouvelakis, enseignant en philosophie politique au King’s College de Londres, ancien membre du comité central de Syriza, actuel membre d’Unité populaire, analyse pour Mediapart les enjeux du Brexit.


Chantal Mouffe: «Le Brexit peut constituer un choc salutaire», article dans Mediapart

25 JUIN 2016 | PAR JOSEPH CONFAVREUX, D’origine belge, vivant et enseignant à Londres, et très proche de Podemos dont elle inspire la stratégie politique, la philosophe Chantal Mouffe réagit pour Mediapart au Brexit et à ses conséquences possibles sur les élections espagnoles de dimanche.


Brexit : “Un divorce politique entre le peuple et la classe politique britannique”, par Philippe Marlière, dans Les Inrocks

Professeur de Sciences politiques à l’University College London, auteur notamment de La Social-démocratie domestiquée (éd. Aden), Philippe Marlière était aux premières loges de la campagne pour le référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. La victoire du Brexit constitue selon lui un lourd désaveu pour les deux partis dominants britanniques, et un trompe l’œil pour les électeurs de gauche favorables à la rupture avec l’UE.


L’Europe, on la change ou elle meurt, par Clémentine Autain et Roger Martelli


La chronique de Philippe Torreton dans l’Humanité du vendredi 1er juillet : BREXIT, L’EUROPE A BON DOS

Brexit, on l’attendait plus au sud, et finalement il a pris corps chez les Beatles. Brexit. Petit vocable simple qui vous donne l’air informé, comme le notait secrètement Victor Klemperer dans ses carnets, « l’usage des abréviations qui donnent le sentiment d’appartenir au groupe d’initiés. Les abréviations sont répandues parce que le régime technicise et organise ».

Personne ne connaît les conséquences de ce départ, les prédictions sont complexes et font le grand écart mais le mot est simple et presque amusant, si l’on en croit Matteo Renzi.

C’est fait et c’est net, pas de recompte. C’est fait et j’ose un « tant mieux ». Car pour être pro-européen convaincu, on n’en est pas moins homme, et force est de constater que l’homme, l’humain, a cédé le pas dans les priorités de cette UE économique et financière, l’humain n’a duré que le temps d’un après-« guerres mondiales » lorsque tout le monde pleure d’une seule larme et puis « les affaires sont les affaires ».

Le départ de la Grande Bretagne peut être salutaire si l’UE entend le message ou plutôt si les nations qui la composent l’entendent, tout dépendra donc du courage politique de nos dirigeants. Vont-ils entendre ou rester sourds à ce cri de rupture ? Vont-ils comprendre cette urgence à replacer l’être humain, le citoyen, le salarié au cœur des préoccupations de l’UE ?

Vont-ils enfin prendre leurs distances avec cette incroyable et injuste politique d’austérité ?

Vont-ils avoir le courage d’une fiscalité commune ? L’Europe ressemble à ceux qui la font, l’Europe c’est Hollande, Merkel, Renzi, etc. Ce n’est pas une entité obscure et incontrôlable sans visages et donc sans responsables, elle est composée de gens élus par des peuples. Vont-ils continuer à être pro-européens ­ entre proeuropéen et national, lorsqu’on parle au peuple qui souffre ?

L’UE est devenue la fosse septique de la médiocrité et de l’hypocrisie de la majorité de nos hommes politiques également répartis à droite comme à gauche en France comme ailleurs.

Un territoire trouble où se repaissent également sur son dos tels des pique-bœufs une certaine gauche et le Front national, exploitant de concert une misère sociale en lui donnant un os à ronger. L’Europe a bon dos.


Anglais

Joseph Stiglitz : « L’Union européenne est en train de détruire son avenir »

Le prix Nobel d’économie, qui publie un ouvrage sur les inégalités,estime que les Européens « ont oublié » que la dette est « l’assurance de la prospérité future »..

http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/09/01/joseph-stiglitz-l-union-europeenne-est-en-train-de-detruire-son-futur_4742246_3234.html

Autriche : dernier avertissement pour ceux qui soutiennent cette Europe

Europe qui craque

Une remise en cause s’impose pour tous les dirigeants européens, leurs soutiens, et ceux qui laissent construire cette Europe inhumaine et insupportable.

Si rien n’est fait le mécontentement va s’accélérer et produire de plus en plus d’aigris :
– aigris –> aigreurs –> vomi –> puanteur brune –!
Car ceux qui proposent une Europe démocratique et solidaire restent malheureusement minoritaires et peu entendus.

A lire sur ce sujet :

Bien sûr nous sommes soulagés d’apprendre que le candidat d’extrême droite n’a pas gagné en Autriche, mais le vert qui est arrivé en tête n’est absolument pas un progressiste. Il a participé à la construction de cette Europe ultralibérale que nous subissons. Sa victoire n’est donc pas un virage, mais une continuité qui ne fera que retarder le pire si rien ne change.

Cette Europe des banques, non démocratique (voir par exemple le Grand Marché Transatlantique qu’elle essaie de nous fourguer), organisatrice de l’austérité pour les peuples (ses dirigeants sont, avec le MEDEF, à l’origine de la loi Travail et de toutes les régressions de ces dernières années). Cette Europe fait monter la désespérance et le mécontentement.

Europe changer le moteur
changer complètement cette Europe, et si nous ne réussissons pas, il nous restera à la quitter..

Les responsables : le PPE -Parti Populaire Européen- le PSE – Parti Socialiste Européen – les centristes, une grande majorité des verts… ce sont donc eux qui doivent se poser des questions sur la montée de la peste brune en Europe. Nos différents gouvernements des dernières décennies sont complètement coupables également – ainsi que ceux qui les ont soutenu et qui les soutiennent encore.

Mais dans les responsabilités vont également à toute cette masse silencieuse qui se tait ou qui s’abstient. Laisser faire c’est être complice. Souvenons nous de l’histoire et de la responsabilité de ceux qui ont regardé sans réagir… Debout, avant qu’il ne soit trop tard !

Europe, l’expérience grecque – Le débat stratégique

Un petit livre d’actualité. Ouvrage collectif, pour réfléchir à cette Europe.

En Grèce se joue aujourd’hui une bataille politique cruciale pour l’avenir de l’Europe. Depuis la victoire électorale de Syriza le 25 janvier 2015 a lieu une tentative inédite pour rompre avec la politique économique néolibérale de l’Union européenne et sortir du carcan mortifère de l’austérité. Les négociations avec l’Eurogroupe et le bras de fer avec la Troïka ont conduit cet été à deux événements politique majeurs : la victoire du non au référendum en Grèce, puis la signature par le gouvernement grec, sous la pression économique et politique des institutions européennes, d’un troisième Mémorandum. Les réussites et les échecs de cette expérience grecque, ses enseignements pour la gauche de transformation sociale, les nouvelles perspectives internationalistes qu’elles rendent possibles, sont désormais en discussion dans tous les pays européens et particulièrement en France.

Les auteurs, Étienne Balibar, Frédéric Boccara, Thomas Coutrot, Alexis Cukier, Cedric Durand, Michel Husson, Pierre Khalfa, Sandro Mezzadra, Catherine Samary et Frieder Otto Wolf agissent à des titres et en des lieux divers pour soutenir le peuple grec.      Livre Attac France, Fondation Copernic, Fondation Gabriel Péri
8 euros, Editions du Croquant ISBN : 9782365120753

L’introduction, pour vous donner envie de lire la suite…

 

Débat sur le Traité transatlantique TAFTA samedi 28 nov à Pouldreuzic (brasserie artisanale de Penhors à 18h30)

Patrick Quélaudren, Patrick Daniel, Gaston Balliot et Jean-Claude Ebrel du collectif anti-Tafta proposent, samedi à 18 h 30 à Pouldreuzic, un grand débat sur ce traité de libre-échange.

L’article du Télégramme du 26 novembre : Anti-Tafta. Conférence-débat samedi

Un collectif Stop-Tafta s’est créé dans le Pays bigouden début novembre. Son but : mobiliser le public et les élus sur les enjeux du Tafta, ce traité transatlantique pour le libre-échange commercial avec les États-Unis.
Pour tout savoir, rendez-vous samedi à Pouldreuzic, où le collectif proposera une conférence-débat.

Lire la suite…

Traité transatlantique TAFTA-TTIP danger – signer la pétition

pétition ICE (Initiative de citoyens européens). Plus que 2 jours. Actuellement 2 987 000 signataires, dépassons les 3 millions avant le 6 octobre ! Signez et faites signer.

https://stop-ttip.org/fr/signer/            il suffit de transmettre ce lien

Voir un dossier sur le TAFTA sur le site du Front de Gauche du Pays Bigouden

Voir un dossier sur le TAFTA sur le Monde Diplomatique 

Un bulletin résumé

Le dossier TAFTA du Front de Gauche bigouden

StopTafta