Pourquoi la lutte des cheminots est-elle d’intérêt général ?

Un débat à ce sujet dans l’Humanité du 26 mars avec Hélène-Yvonne Meynaud, sociologue et auteure, Sophie Mangon, Usagère des transports publics, Denis Durand, économiste.

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Derrière l’attaque contre les cheminots c’est tout le service public qui est mis en cause. C’est une attaque frontale de régression lancée par toutes les forces réactionnaires liées au grand capital. Il s’agit pour elles de s’emparer de tous les secteurs qui échappent au profit, et Macron, le robot bulldozer, a été mis en place pour accomplir ce sale boulot.

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Libéralisme : capitalisme destructeur (-1-)

1 – Dividendes, 2017 année de tous les records

Des sommes folles qui échappent à l’investissement, sont perdues, et aggravent les inégalités sur la planète.

L’année dernière, les actionnaires ont été à la fête : ils ont touché plus de 1 000 milliards d’euros. Jamais les multinationales ne leur avaient reversé autant d’argent, particulièrement dans le secteur de la finance.

Les distributions de dividendes dans le monde ont explosé de 7,7 % en un an. C’est historique, selon le cabinet de gestion d’actifs Janus Henderson, qui scrute trimestriellement les 1 200 plus grosses entreprises au monde. Celles-ci versent à elles seules 90 % du total des dividendes. Le cabinet publie chaque année un genre d’indice du bonheur des actionnaires, le JHGDI (indice Janus Henderson des dividendes mondiaux). Et il n’a jamais été aussi haut, à 171,2. « Ce qui signifie que les dividendes ont augmenté de quasiment trois quarts depuis 2009 », se réjouit Janus Henderson dans sa dernière édition parue en février.

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Libéralisme : capitalisme destructeur (-2-)

2 – L’Antisocial mène la guerre de classes

Privilégié(s)

 

Destruction

Vous vous sentez « privilégiés », vous ? Demandez aux cheminots ce qu’ils en pensent, alors qu’une campagne médiatico-politique s’acharne à les jeter en pâture. Vieille pratique de la doxa libérale à propos de la question sociale. L’autre jour, la ministre des Transports parlait des agents de la SNCF en précisant qu’ils cheminaient dans la vie professionnelle munis d’« un sac à dos » – référence à peine voilée aux fameux « parachutes dorés » des hyper-riches… Dans la bouche de nos gouvernants, tout devient donc possible !

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Des attaques sans précédent ! Au secours Thatcher est chez nous !

E. Macron, plus qu’en marche, dans une course effrénée, mène une casse sociale brutale sans précédent. Ordonnances contre le Code du Travail Attaques contre le Service Public, le statut de la Fonction publique Attaque contre le principe solidaire de la Sécurité Sociale Étranglement dans le domaine de la Santé : Hôpitaux en détresse, EHPAD, l’exaspération des personnels monte Annonce d’une nouvelle “réforme” des Retraites qui signerait la fin du Code des pensions Paupérisation en marche chez les retraités, encore pire bientôt … Lire la suite…

Impasses du capitalisme : une grande banque donne raison à Marx

UNE NOTE DE NATIXIS EXPLIQUE LA SPÉCULATION, LES INÉGALITÉS DE REVENUS, LES CRISES FINANCIÈRES À VENIR…

(ne pas manquer en fin d’article la vidéo d’un quart d’heure, petit cours d’économie politique intitulée Marx revient, par Maurice Ulrich)

Si les capitalistes utilisent la spéculation et réduisent les salaires, c’est, explique l’économiste de la banque Natixis Patrick Artus, pour contrer la baisse tendancielle du taux de profit décrite par Marx. Au risque de déstabiliser l’économie tout entière et de la faire basculer dans la crise.

Personne ne s’attendait à ce que l’offensive vienne de ce côté-là de la barricade. Encore moins du cœur même du capital financier. « La dynamique du capitalisme est aujourd’hui bien celle qu’avait prévue Marx », donne pour titre à sa dernière note pour la banque Natixis l’économiste Patrick Artus. Graphiques à l’appui, celui-ci entend démontrer la réalité décrite par Marx de l’une des contradictions fondamentales du capitalisme et aussi l’un de ses moteurs, connue sous le nom de « baisse tendancielle du taux de profit ». Une des « lois » du capitalisme dont l’existence est la plus contestée par les adversaires du marxisme, sans doute parce qu’elle explique pourquoi le capitalisme porte en lui sa propre crise. Si « les “capitalistes” utilisent les activités spéculatives » et réduisent les salaires jusqu’à la limite du possible, c’est, explique Patrick Artus, pour contrer « la baisse de la productivité du capital » qui menace leurs profits. Au risque de déstabiliser l’économie tout entière et de la faire basculer dans la crise.

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Ça suffit ! Ne nous laissons pas faire. Stop à la régression.

Offrir aux jeunes un statut de contractuel ? Pourquoi pas de suite un retour à l’esclavage. Remplacer des milliers de fonctionnaires à l’abri des pressions par des employés jetables, où est le progrès ? Il faut au contraire augmenter les moyens et le nombre d’emplois de titulaires dans les Hôpitaux, dans l’Éducation, dans les Services Sociaux. La santé ça coute trop cher, dit le gouvernement, il faut faire des économies, etc.. Mais alors pourquoi le secteur privé des cliniques se développe … Lire la suite…

Le travail coûte trop cher ?: «En trente ans, 200 milliards d’euros sont passés des poches des salariés à celles des patrons.»

 Le “coût du travail” est une aberration pour nous conditionner. Le travail ne coûte pas, c’est lui qui crée les richesses. Ce qui coûte -cher- et est nuisible, c’est le capital ! Parlons du “coût du capital” dans les médias. Chiche !

Comment se peut-il que beaucoup ignorent encore comment, quand et par qui, s’est créée la Sécurité Sociale ??? Mais…. Qu’est-elle devenue ?

Interview à lire jusqu’au bout sur le site histoire et société : https://histoireetsociete.wordpress.com/2018/01/04/la-secu-a-ete-entierement-batie-dans-un-pays-ruine-grace-a-la-seule-volonte-militante/#comment-28118 voir également mon dossier sur La Sécu sur ce blog Augmentation de la CSG: le mauvais tour de passe-passe (Pierric Marrisal, L’Humanité) Non seulement les Français subiront les hausses d’impôts, notamment de la CSG, de plein fouet, mais cette réforme fiscale fragilise le financement de la protection sociale. La contribution sociale généralisée (CSG) a augmenté de 1,7 point, à 9,2 %, le 1er janvier. Presque tout le monde … Lire la suite…

Paradis Fiscal pour les Riches, Enfer pour Tous

PARADIS FISCAL POUR LES RICHES, ENFER POUR TOUS (PASCAL SAVOLDELLI SÉNATEUR PCF, MEMBRE DE LA COMMISSION DES FINANCES – L’HUMANITE DU VENDREDI 15 DECEMBRE 2017) LE « NOUVEAU MONDE » ET LE CAPITAL FILENT LE PARFAIT AMOUR Il y a quelques jours, un grand quotidien économique, toujours soucieux de la bonne santé des marchés financiers, titrait « La pression fiscale en France est la plus élevée de l’Union européenne ». Comme n’importe quel lecteur, je note ce formidable paradoxe : d’un … Lire la suite…

Paradis fiscaux – Le double jeu et la grande hypocrisie de l’Union Européenne

Une « liste noire » si courte qu’elle blanchit le système L’île de Jersey ne figure pas sur la liste noire établie par l’Union Européenne ! Paradis fiscaux. Ni les dépendances britanniques comme Jersey ou l’île de Man, ni la Suisse, ni Singapour ne figurent dans le document présenté par les ministres européens. Comme on pouvait le redouter, la lessiveuse du conseil Ecofin, réunissant les ministres des Finances des 28 États membres de l’Union européenne, a fonctionné à plein régime. Et avec l’adoption, … Lire la suite…

Ces nouveaux rouages du capitalisme

Éditorial de Patrick Le Hyaric dans l’Humanité Dimanche du 16 novembre 2017

Dans l’immense casino mondial, le bal des hypocrites bat son plein au rythme d’une lutte de classe de haute intensité. Ils tentent de faire passer la fraude et l’évasion fiscales pour des « dérives ». À peine sont-ils prêts à laisser désigner quelques moutons noirs au milieu d’un troupeau immaculé. La thèse de l’immoralité sert de petit bréviaire avant d’entonner à chaque révélation les mêmes cris d’orfraie qui sonnent de plus en plus faux.

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Naomi Klein : Dire NON ne suffit plus ! “Le plus grand succès du néolibéralisme : la colonisation de nos imaginaires.”

Être ou avoir… « Le progrès social, c’est celui qu’on se paie soi-même. » Emmanuel Macron, en répondant avec arrogance à une dame qui l’interpellait, a résumé sa philosophie. Adieu l’ambition de civilisation, l’avenir en commun ! Aux yeux du président, la politique n’est plus. Reste la débrouille individuelle, la passion du lucre, avoir tout pour ne pas être rien… L’avenir des jeunes ? Il faut qu’ils « aient envie de devenir milliardaires ! » lançait-il quand il était ministre de … Lire la suite…