GRÈCE – Entretien avec Alexis Tsipras

Alexis Tsipras : « L’austérité est une impasse »

Dans l’Humanité du 31 juillet :
Mercredi 29, Sto Kokkino, radio proche de Syriza, diffusait un long entretien avec le premier ministre grec. Avec l’autorisation de nos confrères, nous en publions ici de larges extraits. Un éclairage inédit sur les rudes négociations entre Athènes et créanciers et sur le coup d’État financier dirigé contre le gouvernement de gauche.

PARLONS DE CES SIX MOIS DE NÉGOCIATIONS. QUEL BILAN EN TIREZ-VOUS ?

ALEXIS TSIPRAS  Il faudra en tirer les conclusions de façon objective, sans s’avilir ni s’autoflageller, car ce semestre a été un semestre de grandes tensions et de fortes émotions. Nous avons vu remonter à la surface des sentiments de joie, de fierté, de dynamisme, de détermination et de tristesse, tous les sentiments. Mais je crois qu’au bout du compte si nous essayons de regarder objectivement ce parcours, nous ne pouvons qu’être fiers, parce que nous avons mené ce combat. Nous avons tenté, dans des conditions défavorables, avec un rapport de forces difficile en Europe et dans le monde, de faire valoir la raison d’un peuple et la possibilité d’une voie alternative. Au bout du compte, même si les puissants ont imposé leur volonté, ce qui reste c’est l’absolue confirmation, au niveau international, de l’impasse qu’est l’austérité. Cette évolution façonne un tout nouveau paysage en Europe.

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Le discours d’Alexis Tsipras au Parlement européen le 8 juillet

L’intégralité de l’intervention d’Alexis Tsipras, ce matin au Parlement Européen. A diffuser massivement ! Nous devons être notre propre média.

Mesdames et messieurs les députés, je ne suis pas de ceux qui prétendent que tous les maux du pays sont à mettre sur le dos des pays étrangers ; Si la Grèce est dans cette situation, c’est parce que pendant des décennies, les divers gouvernements successifs ont gouverné de façon clientéliste en soutenant la corruption, en jouant le jeu d’une collusion avec le pouvoir économique, en ne contrôlant pas la fraude fiscale des plus riches. D’après le crédit suisse, 56% des richesses nationales seraient entre les mains des 10% de la population grecque, et au plus fort de l’austérité, ces 10% de la population grecque ont été épargné et n’ont pas contribué à supporter le fardeau comme c’est le cas des 90% de la population restante.

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L’Honneur d’un homme de gauche… Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, démissionne.

Et si nous avions eu de tels ministres plutôt que nos ventres-mous libéraux…. Il s’en explique : “Le référendum du 5 Juillet restera dans l’histoire comme un moment unique où une petite nation européenne s’est levée contre la servitude de la dette. Comme toutes les luttes pour les droits démocratiques, le rejet historique de l’ultimatum posé le 25 juin ultimatum à la Grèce par l’Eurogroupe n’est pas sans coût. Il est donc essentiel que la grande confiance accordé à notre gouvernement … Lire la suite…

Synthèse du rapport de la Commission pour la vérité sur la dette grecque

Synthèse du rapport de la Commission pour la vérité sur la dette grecque Un bon résumé de l’audit réalisé sur la dette grecque qui prouve que ceux qui nous dirigent (FMI, UE, BCE, gouvernements) sont des gangsters au service du monde de la finance. Et aussi une petite vidéo “3 idées reçues sur la Grèce”

APPEL au Président de la République

APPEL au Président de la République : “La place de la France est aux côtés du peuple grec

Monsieur le Président de la République,
La crise grecque s’exacerbe de façon alarmante. Chaque jour qui passe peut, soit nous
rapprocher d’un accord utile à toute l’Europe, soit d’une rupture dont personne ne peut
prévoir les conséquences. L’intransigeance des principaux dirigeants européens peut
nous conduire alors au bord de l’abîme.

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BCE-GRÈCE : Coup de force, mais aveu de faiblesse

12 février 2015 par Francis Wurtz

wurtz-l-humanite-dimancheChacun savait -et notre ami Alexis Tsipras, le nouveau Premier Ministre grec, tout particulièrement !- que la victoire de Syriza donnerait lieu à un bras de fer implacable avec les principaux dirigeants européens. Pour une raison simple : voilà un gouvernement, authentiquement de gauche , qui prône une vraie réorientation politique, et qui revendique sur cette base son appartenance à l’Union européenne comme à la zone euro ! S’il réussit, il s’agira d’une rupture sans précédent avec le consensus implicite sur lequel s’appuie jusqu’ici la classe dirigeante de cette construction pour la faire fonctionner : « L’Europe, c’est nous ! Notre politique est la seule possible. Elle est à prendre ou à laisser. » Tout changement significatif que réalisera ce gouvernement dans la vie du peuple grec sera un puissant encouragement à la recherche d’alternatives progressistes, coopératives et solidaires dans toute l’Union européenne. De quoi semer l’inquiétude en haut lieu, en effet…

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