Quand même quelques bonnes nouvelles

Quand même quelques bonnes nouvelles ces dernières semaines, ne boudons pas notre plaisir.

  • Hollande viré, la sanction d’un quinquennat désastreux, du libéralisme « de goche »
  • Sarko viré, et accroché aux casseroles
  • succès du film Merci Patron
  • succès du film La Sociale, et ça continue
  • Fillon pénélopé
  • Macron en redressement fiscal, pas glorieux pour le valet des banques
  • Le Pen empêtrée dans des dettes au Parlement européen, plus possible de passer pour Mme Propre
  • Manuel valse, la condamnation sans appel de la loi travail, du 49.3, de la répression policière

Alors espérons beaucoup de bonnes nouvelles en Février..

49.3 ils ont osé ! Démocratie en danger

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sa parole est d’or..

Nous sommes face à un gouvernement autoritaire qui veut imposer une réforme de Casse du Code du Travail contre les députés, les syndicats majoritaires, les milliers de manifestants, l’opinion publique. Après la brutalité dans la rue organisée par sa police, c’est maintenant la brutalité au Parlement.493_et_repression

Honte à Hollande et à son gouvernement. Honte au Parti Socialiste qui se rend complice de tels agissements.

Certains élu-e-s seront bien contents de ne pas avoir à voter cette loi. Les godillots (on en connait) auraient obéi quand même mais auraient eu du mal à se justifier auprès de leurs électeurs.
Qu’ils se rassurent : s’ils votent la confiance à ce gouvernement cela revient au même… Nous ne l’oublierons pas.

Parlementaires vous avez été élus pour voter les lois, mais si vous ne votez pas comme je veux alors vous n’aurez pas le droit de voter. C’est le 49.3 Une raison supplémentaire de changer cette constitution périmée et dangereuse.

Qui a utilisé le scandaleux article 49.3 ?493_utilisation

Ce sont les socialistes qui s’en sont servi le plus ! Et en 2006 quand Hollande trouvait ce 49.3 « brutal » et « déni de démocratie » c’était parce que  la droite officielle était au pouvoir, pas son camp…

PÉTITION du 10 mai 2016 ADRESSÉE AUX ÉLUS SOCIALISTES

Lancée le mardi 10 mai 2016 vers 15h00, 186.000 signatures le mercredi 11 mai à 9h00…

Arrestation de Mesrine ? non, seulement de 6 travailleurs menacés de licenciement par un patronat cynique. SOUTIEN

PÉTITION    signer en ligne

LIBÉRATION IMMÉDIATE DES 6 D’AIR FRANCE !         HALTE AUX POURSUITES, AUCUNE SANCTION !

Ce lundi 12 octobre 2015, six salariés d’Air France ont été arrêtés à leur domicile comme de vulgaires trafiquants de drogue par les policiers de la police de l’air et des frontières (PAF). Ces six salariés, pour plusieurs d’entre eux syndiqués, sont poursuivis pour des « violences volontaires en réunion » et d’ « entrave au déroulement d’un comité d’entreprise », des faits commis le 5 octobre dernier et passibles de cinq ans de prison. Ils ont été placés en garde à vue à Roissy (77).

De quoi seraient-ils coupables ? D’avoir laissé exploser leur colère parce que leur vie et celle de leur famille est en danger ? D’avoir dit non aux 2 900 licenciements secs annoncés par la Direction ?

Serions-nous revenus au temps de la répression anti-ouvrière la plus noire ?

Ne laissons pas faire !

Protégeons les 6 d’AIR France !
Signez et faites signer la pétition pour :

– Libération immédiate des 6 d’Air France !

– Halte aux poursuites, aucune sanction !

Un peu d’humour pour supporter la colère, ci-dessous :

Quelques réactions à chaud :

Xavier Mathieu, Philippe Poutou, Pierre Laurent, Edgar Morin, Jean-Luc Mélenchon, Clémentine Autain (lire en pdf)

Air France : 1 chemise déchirée, 2900 vies déchirées. On ne parle que de la chemise…

Vidéo : Quand une hôtesse parle avec le cœur.  Ce n’est pas cette vidéo à laquelle nous avons eu droit à la télé ! La violence sociale, connaissent pas..
(exception : Dans « ce soir ou jamais » du vendredi 9 oct le sujet à été très bien abordé, merci Taddeï… à revoir pendant une semaine sur Pluzz)
https://www.facebook.com/439831852701846/videos/1082117338473291/
http://www.france2.fr/emissions/ce-soir-ou-jamais

Changeons ce pays, il est grand temps !

https://www.youtube.com/watch?v=fcbY5uOUBNA

Un 1er ministre qui insulte des travailleurs menacés de licenciement, n’est pas cela aussi qui est choquant ?
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Vidéo –>    Information impartiale : Pujadas au travail sur F2
La chemise d’Air France : Porte rhabille Pujadas12106999_10206271069428917_1959704664543642084_n
Une publication de la Fondation Copernic :

Que de bruit autour de la chemise déchirée du DRH d’Air France. Macron, Valls, Sarkozy … y sont allés de leur indignation. Comme si la véritable indignation n’était pas dans les ravages du libéralisme. Un point de vue très éclairant de Guillaume Etiévant, membre du bureau de la Fondation Copernic.

QUAND LES CHEMISES TOMBENT, LES MASQUES AUSSI

Les salariés d’Air France qui ont arraché la chemise de deux cadres dirigeants ont dévoilé bien plus que leurs torses. Ils ont ce faisant contribué à mettre en lumière la tragédie des plans sociaux qui s’imposent aux salariés. Ils ont aussi divulgué la mascarade du « dialogue social » entre « partenaires sociaux ». Quelques semaines après le vote de la loi Rebsamen sur le dialogue social et les annonces du rapport Combrexelle qui va donner lieu à une nouvelle loi début 2016, le conflit à Air France tombe bien mal pour le gouvernement.

D’une chemise, l’autre

L’acharnement politique et médiatique contre les syndicalistes et les salariés d’Air France s’explique en partie par les millions de dépenses publicitaires, dont la compagnie arrose les grands médias du pays. Il est également dû à la gêne de l’État quant aux choix très contestables qu’il fait pour maximiser les remontées de dividendes et dont il n’a pas intérêt à tenir la population informée. De fait, la part minoritaire de l’État dans Air France (300 millions d’euros) ne pèse pas grand-chose face à son rôle d’actionnaire majoritaire d’ADP (Aéroport de Paris) dont il détient 5 milliards d’euros du capital. Pour augmenter les profits des aéroports et donc les remontées de dividendes, l’État favorise en effet activement les concurrents d’Air France, quelles que soient leurs pratiques et l’origine de leur financement. Il multiplie notamment les autorisations de décollage et d’atterrissage pour la compagnie Qatar Airways. Il y a quelques mois François Hollande a même été jusqu’à décorer la chemise du patron de Qatar Airways, Akbar al-Baker, de la médaille d’officier de la légion d’honneur. Et ce sont les salariés d’Air France qui payent le prix de ces choix. Quant aux 66 millions d’euros de CICE (Crédit impôt compétitivité emploi), que les contribuables français ont, bien malgré eux, versés à Air France en 2014, ils n’ont, force est de le constater, aucunement été utilisés pour l’emploi.

Vous avez dit « dialogue social » ?

Pourtant, là n’est pas la principale explication de l’acharnement médiatique et politique contre les syndicats et les salariés d’Air France. Ce que n’a pu supporter le pouvoir en place, c’est que soudain, ce lundi 5 octobre, comme l’a à juste titre relevé Jean-Luc Mélenchon, la question sociale est revenue sur le devant de la scène. Avec cette question, le patronat, et le gouvernement qui défend à la lettre ses intérêts, espéraient bien en avoir fini pour de bon. Depuis des années, un rouleau compresseur idéologique assène à la population l’idée qu’employeurs et salariés auraient des intérêts communs, qu’ils pourraient paisiblement s’asseoir autour d’une table, et déterminer ensemble les meilleurs choix pour tous, aboutissant à des accords « gagnant-gagnant » débouchant le plus souvent sur la destruction de l’emploi et du droit du travail, la baisse des salaires, la précarisation généralisée.

C’est ce qu’ils appellent la « démocratie sociale ». Curieuse « démocratie » que celle où le patron (et donc l’actionnaire qui lui donne les ordres) a droit de veto sur l’ensemble des revendications des salariés. Étranges « partenaires sociaux », dont l’un risque tous les jours le licenciement décidé par l’autre. Étonnant « dialogue social », dans lequel les propositions rejetées par les représentants des salariés sont mises en œuvre malgré tout. Elles seront même au-dessus du code du travail et s’imposeront à lui ; c’est en tout cas la volonté du rapport Combrexelle (que je dénonce avec des confrères dans un ouvrage à paraitre fin octobre aux éditions Syllepse -1- ). La fable du « dialogue social » s’est développée et répandue à grand renfort d’études et de rapports (Terra Nova, Institut Montaigne, etc.) rédigés par des « experts » qui n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise et qui, par ignorance, par bêtise et, le plus souvent, par volonté idéologique, nient en bloc le rapport de classe au fondement de la relation actionnaires/ salariés.

Cette mascarade se renforce par les humiliations médiatiques à répétition contre les syndicalistes qui organisent des grèves et démontrent ainsi que le dialogue dans l’entreprise n’existe pas réellement, mais qu’il y a au contraire une confrontation d’intérêts divergents. De Jean-Marie Cavada dans les années 1990 à David Pujadas aujourd’hui, le procédé est toujours le même : ridiculiser et culpabiliser les syndicalistes ; ne jamais remettre en cause les agissements ni la représentativité du Medef ; ne jamais s’étonner que les négociations nationales interprofessionnelles se déroulent dans les locaux du Medef, à partir de textes rédigés par le Medef, et validés dans des réunions bilatérales avec le gouvernement, alors même que ce syndicat patronal ne représente qu’une part infime des entreprises françaises.

Si Manuel Valls a parlé « d’agissements de voyous », de « violence inqualifiable et inadmissible dans notre société », et exigé « des sanctions lourdes à l’égard de ceux qui se sont livrés à de tels actes », ce n’est pas seulement à cause de son habituel mépris des salariés, c’est aussi qu’il ne supporte pas que sa mise en scène si adroitement montée puisse s’effondrer. Soudain, les médias sont obligés de laisser apercevoir que derrière l’ambiance tamisée des négociations lors desquelles les délégués syndicaux font de leur mieux (malgré de maigres moyens, encore dégradés par les dernières réformes) pour limiter la casse, il y a des millions de salariés qui n’en peuvent plus et n’ont pas conscience de la force qu’ils constituent.

Un moment utile

Grâce aux salariés d’Air France, nous avons vu des syndicalistes et des élus d’un CCE (Comité central d’entreprise) à la télévision. Nous avons aperçu des syndicalistes dans leur confrontation avec leur direction, pour essayer de sauver des emplois. Nous avons aperçu, un instant, les salariés être plus forts que les patrons, car plus nombreux. Bien sûr, ça n’est qu’un moment, seulement quelques images, qui n’empêcheront nullement la direction d’Air France d’aller au bout de ses nuisibles intentions. Et pourtant c’est utile. Car l’unique possibilité, un jour, de renverser l’ordre capitaliste des choses, c’est que les salariés prennent, par leurs actes, conscience de leur force collective. Tout au long du 20ème siècle, le socialisme parlementaire n’a rien détruit du système qu’il prétendait briser de l’intérieur. Il l’a au contraire favorisé, développé, sécurisé. Les prédictions de Jaurès ne se sont jamais réalisées, les socialistes n’ont jamais permis aux classes populaires d’investir le pouvoir. La social-démocratie n’a jamais transposé sur le terrain politique le combat de classe qui se joue dans l’entreprise. Elle a, au contraire, effectué le mouvement inverse, et transcrit dans l’entreprise les évolutions de la démocratie politique. A peine arrivé au pouvoir au début des années 1980, le Parti socialiste s’est rallié aux idées libérales et a, dans le même mouvement, commencé à considérer que les intérêts des employeurs et des salariés étaient communs. Alors que la négociation collective avait parfois permis d’obtenir des acquis sociaux qui pouvaient se généraliser (par exemple la troisième semaine de congés payés suite à l’accord Renault de 1955), on inverse peu à peu son rôle et elle devient aujourd’hui un outil puissant de réduction des droits. Seuls les salariés peuvent renverser cette donne, en se considérant non pas seulement comme des consommateurs, mais comme des producteurs. Si les salariés s’arrêtent de travailler, le profit disparait et le monde capitaliste s’arrête de tourner. Comme le disait Jules Cazelle, président de la commission de grève des menuisiers en 1879 : « les patrons s’inclineront devant nous, car nous sommes les producteurs et quand les bras ne se mettent pas au travail, le capital tombe » -2-.

L’air de rien

De nombreux salariés, derrière leur téléviseur, ont esquissé de larges sourires en voyant ces deux dirigeants d’Air France ramenés à ce qu’ils sont. De pauvres types. De riches bourgeois n’ayant pas une once de dignité, capables même de défendre le travail des enfants et de louer l’emprisonnement des syndicalistes de Qatar Airways -3-. Des gens capables de briser des vies, des familles entières, l’air de rien, en passant, sans aucune conscience. Bref, ceux que Sartre appelait des salauds, ceux qui croient ne pas choisir, ne pas avoir le choix, alors qu’ils sont pleinement responsables de leurs actes. Oui, voir cette direction soudain humiliée, ça donne de l’espoir. Pas grand-chose ; une petite étincelle. Dans la période, c’est déjà beaucoup. Alors merci aux salariés d’Air France.

Guillaume Etiévant

-1- Le code du travail en sursis? Note de la Fondation Copernic, Emmanuel Dockès, Josépha Dirringer, Guillaume Etiévant, Patrick Le Moal, Marc Mangenot, éditions Syllepse, 2015.
-2- Cité dans l’excellent recueil de textes Déposséder les possédants, La grève générale aux « temps héroïques » du syndicalisme révolutionnaire (1895-1906), éditions Agone, 2008.
-3- Voir l’enquête de Mediapart : http://www.mediapart.fr/journal/france/160315/le-pdg-dair-france-divague-sur-les-acquis-sociaux

Medias_aux_milliardaires

JAURÉS CONTRE VALLS

A propos des « violences » à Air France:

Pour Valls, 2 chemises déchirées c’est beaucoup plus grave que 2900 vies déchirées
Cette réponse cinglante à Valls :
« Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses ! Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclats de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continuent la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale. […] Ainsi, tandis que l’acte de violence de l’ouvrier apparaît toujours, est toujours défini, toujours aisément frappé, la responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons, des grands capitalistes, elle se dérobe, elle s’évanouit dans une sorte d’obscurité. »
Jean JAURÈS, discours devant la Chambre des députés, séance du 19 juin 1906.

Gérard Filoche et sa pétition : Sauver le PS ? C’est un peu court.

Gérard Filoche lance une pétition « Macron Démission« . « Plus vite il partira, plus on aura de chances de ne pas trop perdre les prochaines élections » déclare ce membre du bureau national du PS. Dans le texte de la pétition www.macron-demission.fr on lit :

« Si l’on veut sauver la gauche du désastre, il faut la sauver de Macron »
« pour battre la droite et l’extrême droite… pour l’union de la gauche… »

On croit entendre Cambadélis qui appelle au rassemblement de « La gauche ». Comme si remplacer Macron par un clone de Macron allait changer les choses. Pourquoi ne demande t’il pas aussi la démission de Valls et de Hollande ? Car c’est Valls qui a choisi Macron, et c’est Hollande qui a choisi Valls. Quant à la direction du PS elle cautionne en permanence cette politique de droite ultralibérale menée par cette équipe. Qui est responsable du désastre que subit et va subir le PS sinon la politique qu’il mène.

La position de Filoche, un pied à la direction du PS et l’autre dans la contestation va t’elle pouvoir durer encore des années ? Là je pense qu’il parle en tant que dirigeant du PS, dommage, car je le préfère dans l’autre rôle.

Sauver la gauche passe peut être au contraire par la liquidation du PS. Que choisir si on veut une politique de droite, la droite qui dit qu’elle fera une politique de droite, ou la fausse gauche qui dit qu’elle fera une politique de gauche et fait le contraire ? Et que choisir si l’on veut une politique de gauche – c’est à dire basée sur le social, la solidarité, la justice, etc.- et bien aucun des deux !

Reconstruire une gauche, oui, même si c’est sur les ruines du PS (qui lui ne peut que nous amener la droite).