3 millions d’enfants sous le seuil de pauvreté, c’est en France.

A la Une de Ouest France le 29 octobre : « En France, la crise touche les enfants »
Il y est dit : « Le dernier rapport de l’UNICEF montre les effets dévastateurs de la grande récession de 2008 pour les jeunes, en particulier dans notre pays »
D’après ce rapport le nombre d’enfants vivant sous le seuil de pauvreté est passé de 15,6% en 2008, ce qui est déjà énorme, à 18,6% en 2012 (3 millions d’enfants !).
         ressources trop faibles pour les familles.
         Privations, logements petits et inadaptés, image de soi dégradée, etc.
Remarquez le titre : « la crise touche les enfants »
C’est « la crise », ce monstre anonyme bien pratique pour camoufler les responsabilités.
NON, ce n’est pas la fatalité (baptisée crise ici), il y a des responsables, des coupables !
Ce sont les différents gouvernements libéraux, de droite ou socialistes, qui ont imposé l’austérité, qui servent ce capitalisme/libéralisme répartissant les richesses de façon scandaleuse.
La misère des enfants est un fait honteux et les responsables ne méritent pas notre respect.

Le gouvernement Valls poursuit la grande braderie des biens publics.

Remplir les caisses sans toucher aux cadeaux au grand patronat : tel est le pari imposé à la France par le gouvernement.
Un véritable scénario de jeu de Monopoly qui passe par la case « libéralisation » au cours duquel le pouvoir brade aux financiers tout ou partie des biens qui nous appartiennent et qui ont été payés par les contribuables, par nous.
Après France Telecom/Orange, EADS, Aéroports de Paris, Safran, Renault, Thalès, le Rail, Airbus, GDF ce seront les barrages hydroélectriques, Rungis, La Française des jeux (très rentable), etc…

C’est l’inverse qu’il faut faire, renationaliser les autoroutes, tout le secteur de l’énergie. Il faut stopper cette fuite en avant suicidaire.

Qui dirige cette Europe ?

La nouvelle Commission européenne reste dans la ligne de la précédente, c’est-à-dire au service exclusif du monde de la finance. Quelques exemples ;
–         Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, est l’ancien premier ministre du paradis fiscal luxembourgeois.
–         L’espagnol Miguel Arias Cañete, un pétrolier…. Bientôt chargé du climat et de l’énergie.
–         Jonathan Hill, un lobbyiste de la City, nommé à la « stabilité financière ».
–         Le hongrois Tibor Navracsis, ancien ministre de l’autoritaire et liberticide Victor Orban, est pressenti pour être commissaire à la culture !
Et ce sont eux qui auront à décider pour nous, y compris des orientations de la France. Pas réjouissant !
Mais les nominations des commissaires européens se font avec l’aval des dirigeants des Etats, donc notre gouvernement n’a pas à se dédouaner derrière cette commission antidémocratique et caricaturale.

Evo Morales, son socialisme reconnu efficace

Pour la troisième fois, la Bolivie choisit Evo Morales dès le premier tour.

La majorité des six millions d’électeurs se sont montrés reconnaissants envers cet ancien berger de lamas qui a su amener la Bolivie à une stabilité politique et économique sans précédent.
« Aujourd’hui nous sommes dignes. Plus jamais nous ne serons mendiants, ni humiliés », aime-t-il à répéter après neuf ans à la tête de ce pays. 
Le dirigeant de gauche a dédié cette victoire électorale à ceux qui « luttent contre l’impérialisme », notamment « à Fidel Castro et à Hugo Chavez ».« Merci pour ce nouveau triomphe du peuple bolivien », a-t-il lancé depuis le balcon du palais présidentiel.Les jeunes ont participé à la victoire à l’élection présidentielle de dimanche d’Evo Morales, qui signe le succès des bouleversements sociaux à l’oeuvre.C’est un profond sentiment de libération de nos peuples hier encore soumis à l’impérialisme et au capitalisme. C’est le triomphe de l’anticapitalisme et de l’anti-impérialisme », a déclaré le chef de l’État.La campagne avait opposé deux projets de société. « Les privatisations », d’un côté, défendues par l’arrière-garde de droite, et « les nationalisations des hydrocarbures », entreprises sous les précédents mandats du président et qui ont constitué le levier de financement des politiques sociales, réduisant ainsi l’extrême pauvreté (38 %, contre 18 %). « Ce sont les nationalisations qui ont gagné », s’est réjoui Evo Morales. De ce fait, depuis son accession au pouvoir, en 2006, le MAS « a enregistré sept triomphes électoraux, dont quatre à plus de 60 % », a-t-il rappelé. Avec son exécutif, ils auront les coudées franches pour accélérer les transformations nécessaires afin d’extirper la Bolivie de son rang de pays appauvri. Et ce d’autant plus que la fronde droitière, voire raciste, de l’est du pays, impulsée par l’oligarchie latifundiste, à l’origine de référendums sécessionnistes il y a quelques années, s’est finalement rangée derrière « la révolution démocratique et culturelle ».