Chômage, précarité : halte aux idées reçues

Chômage. Un livre pour en finir avec les bobards

La culpabilisation des chômeurs, c’est presque devenu un sport national : à droite, comme dans une partie de la gauche, on accable les demandeurs d’emploi ­ et les précaires en général ­ à grand renfort de caricatures. Un petit livre, préfacé par le réalisateur Ken Loach, entend démonter les clichés un à un (1). Florilège.
« LES CHÔMEURS NE FONT RIEN POUR TROUVER DU BOULOT… »

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Code du travail et chômage

On peut réduire le chômage de moitié en dix ans – par Jean Gadrey, économiste

Contre le chômage, « ils » essaient tout sauf… ce qui le réduirait vraiment. La raison est simple: « Ils » restent dans la logique de la mondialisation néolibérale, de la course effrénée à la compétitivité par les bas coûts salariaux et les bas coûts de l’Etat, de l’austérité pour le plus grand nombre.

Cette course est un mauvais jeu à somme négative pour l’emploi, et même les pays ou le chômage semble faible voient croître la pauvreté salariale et la pauvreté tout court, parce qu’on y encourage les petits et mauvais boulots en détruisant des protections sociales.

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Les ânes ont soif

Voilà comment les médias traitent un président démocratiquement élu (l’Equatorien CORREA) quand il n’est pas à la solde de l’impérialisme.
> Une vidéo de 43 minutes réalisée par Pierre Carles 
> Au tableau d’honneur (ou plutôt d’horreur) des chiens de garde, une mention particulière pour Yvan LEVAÏ.
>  

et l’article du Monde Diplomatique de déc 2013 auquel on fait allusion dans le film
http://www.monde-diplomatique.fr/2013/12/CORREA/49902

Pauvreté en pays riche : Comment je paie mon loyer ?

SOCIAL-ECO –  le 11 Février 2014
Pauvreté « Comment je paye mon loyer ce mois-ci ? »
Voici l’intégralité de la lettre de Patricia, où cette femme de 48 ans interpelle sur l’enfer quotidien de la pauvreté et décrit les extrémités auxquelles elle est poussée pour subvenir à ses besoins.
OBJET : DÉSESPOIR
Mesdames, Messieurs,
Je suis âgée de 48 ans. Je vis seule. Je suis en recherche d’emploi depuis janvier 2013. Je bénéficie d’une reconnaissance de travailleur handicapé.
Depuis le début de mon indemnisation Assedic, je perçois environ 680 euros mensuels, ainsi que 110 euros d’APL pour mon loyer. (Une vraie richesse, vous allez me dire.) Je me fais aider ponctuellement par les services sociaux de Guéret pour les factures. Pour l’alimentaire, c’est plus compliqué : je suis au-dessus des minima sociaux, donc ne peux bénéficier d’aucune aide alimentaire.
Mon ARE a pris fin le 9 janvier dernier. J’ai fait une demande d’ASS, mon dossier est en examen à Pôle emploi. Je vais percevoir pour janvier 201 euros d’Assedic. En attendant la décision de me l’octroyer ou pas. Si c’est positif, je percevrai environ 450 euros mensuels – si c’est négatif, je devrai faire une demande de RSA auprès de la CAF. Donc refaire un nouveau dossier et patienter pour l’examen de celui-ci. Donc pour le mois de février, je vais devoir vivre avec 201 euros ?
QUESTIONS :
Comment je paye mon loyer ce mois-ci ? Loyer de 230 euros.
Comment je paye mon EDF ? J’ai déjà un retard de facture avec menaces de coupure. Environ 350 euros.
Comment je paye mes assurances voiture et maison ? 48 euros.
Je vais juste être dans l’incapacité à régler l’ensemble de mes factures, une fois de plus, et me retrouver, une fois de plus, dans le rouge auprès de mes créanciers. J’ai subi une expulsion en août 2012, je pense que je vais de nouveau droit dans le mur…
Je suis diabétique sous insuline, je dois avoir une alimentation dite équilibrée, ça sera dans une autre vie car maintenant c’est complètement impossible.
Il y a déjà bien longtemps que je ne mange pratiquement plus de viande, poisson – on s’y fait.
5 légumes et fruits par jour – bon là, je suis obligée de rigoler, les fruits et légumes s’éloignent eux aussi de mon alimentation.
Faites le compte de ce qu’il reste pour la nourriture et de ce qu’il faut que je mange pour avoir une ration normale à la vue de mon diabète et vous allez faire vite le tour.
Je suis résignée, je ne fais qu’un repas par jour, en général le soir, et puis voilà, on en meurt pas – je mets juste ma santé en jeu par ce mode de fonctionnement alimentaire, mais comment faire autrement ?
Je ne bois pas, je ne fume pas, je n’ai aucune activité extérieure payante, je ne fais pas le shopping toutes les semaines, je ne pars pas en vacances, j’ai tout réduit au minimum syndical.
Je suis une femme de mon temps, un brin féministe, et j’ai dû cette année utiliser une action qui porte le nom de Prostitution. Pas pour aller boire un coup ou au restaurant. Non, juste pour remplir mon frigo car je crevais de faim. Laisser sa fierté dehors, ne plus se sentir humaine, juste un objet, et après réussir à se regarder en face sans vomir. Mais cet argent difficilement acquis m’a redonné souvent de la joie en voyant mon frigo de nouveau plein. Pas vraiment le choix…
Malgré la maladie, je suis une personne courageuse, très motivée, je ne veux simplement, comme 5 millions de chômeurs, je crois, qu’un emploi. Un salaire de 1 200 euros net mensuels m’irait très bien. Pas de contrats aidés – véritable fumisterie et escroquerie – non, juste un job pour me sentir une humaine digne – pour vivre comme beaucoup, simplement. J’ai une formation de secrétaire et de multiples expériences dans d’autres emplois. J’accepterai n’importe quel emploi en adéquation avec ma maladie. À 48 ans, célibataire, sans enfant à charge, possédant le permis et un vieux véhicule, je me sens totalement prête à reprendre une activité…
Voici le résumé de ma vie et j’espère que vous aurez pris le temps de me lire entièrement.
Ce qui me rend encore plus triste, c’est qu’en Creuse, je ne dois pas être la seule, combien de personnes qui souffrent ?
QU’EST-CE QUE JE DOIS FAIRE ?
 
Je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes sincères salutations.

L’austérité imposée aux peuples est un scandale.

L’austérité n’est pas la solution, l’austérité c’est le problème.

L’austérité aggrave la crise. Les politiques d’austérité menées par les gouvernements européens sont des aberrations qui conduisent à l’échec (Grèce, Espagne, Portugal, etc.). Elles ne font qu’aggraver la situation économique et sociale. Elles entraînent automatiquement récession, chômage, précarité, aggravation des différences sociales.

Nos propositions pour changer d’orientation :

  1. Une réforme fiscale et bancaire pour dégager les moyens financiers pour l’emploi et investir.
  2. Le relèvement des salaires et de nouveaux droits pour protéger les salariés des licenciements.
  3. La transition écologique par un développement économique et social créateur d’emplois.
  4. Un desserrement immédiat des « contraintes » des traités d’austérité pour changer l’Europe

Documents :                   Non à l’austérité (GB 2012)

    Réforme des retraites : les jeunes vont trinquer ! Tract du collectif de Quimper Octobre 2013

    Ensemble, défendons nos retraites !
    Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins !
    Non à cette contre-réforme des retraites !
    La gueule de bois pour les JEUNES
    !
    43 ans de cotisation, CDD, chômage… retraite incomplète demain…
    Alors on s’interroge…
    Pourquoi entre 18 et 25 ans, les jeunes n’ont-ils toujours pas de droits sociaux ? A part quelques petites avancées pour les apprentis qui pourront valider des trimestres, les étudiants pourront racheter 4 trimestres d’étude à un prix de rachat qui reste à déterminer. Les années de stage et de recherche du premier emploi ne sont toujours pas prises en compte.
    Pourquoi, les périodes d’inactivité forcée pour les jeunes ne sont toujours pas prises en compte (stage, périodes de chômage pour ceux qui n’ont pas commencé à cotiser) ? Les politiques actuelles ne protègent pas la jeunesse. Loin d’être protégées par la réforme, les nouvelles générations sont sacrifiées.
    Les causes du déficit des retraites sont connues…
    Le chômage : 5 millions de personnes sans travail, dont près de 800.000 jeunes de moins de 25 ans, qui ne cotisent pas pour le financement des retraites.
    Les exonérations sociales patronales : 30 milliards € chaque année.
    Les crédits d’impôt aux entreprises : 20 milliards €, sans contrepartie, soit près de la moitié de ce que rapporte chaque année l’impôt sur les sociétés.
    La hausse considérable des dividendes aux dépens des salaires, de la protection sociale et des investissements, due au transfert des revenus du travail vers les revenus du capital. Ces 30 dernières années, la part de la valeur ajoutée revenant au capital est passée de 39,1 milliards € à 298,9 milliards ; dans le même temps, les seuls dividendes vers les actionnaires sont passés de 5% de la valeur ajoutée à 22,4% (INSEE 2012).
    La nouvelle réforme de la retraite a été faite parce qu’il manquerait 20 milliards € en 2020… et on voudrait nous faire croire que la cause principale est l’augmentation de l’espérance de vie !… La véritable raison est de satisfaire et de rassurer les marchés financiers et de répondre aux exigences d’austérité de la CommissionEuropéenne et du FMI. N’oublions pas que l’UE et la BCE ont demandé à la France de réduire son déficit public en contrepartie de la mise en œuvre de réformes structurelles, dont celle des retraites.
    Il n’est pas acceptable de vouloir faire travailler
    plus longtemps les jeunes générations
    !
    Pour les jeunes, l’allongement de la durée de cotisation à 43 annuités, signifie être au chômage aujourd’hui, car les actifs resteront plus longtemps dans leur emploi, et la certitude de toucher une retraite incomplète demain. Pour les femmes, cette situation sera encore plus insupportable, car elles sont plus nombreuses au chômage et leurs carrières sont en général plus courtes.
    Les retraites, c’est avant tout une répartition
    des richesses et du travail !
    On veut détourner les jeunes du système solidaire de retraites par répartition au profit d’un système d’assurances privées, par capitalisation…
    > C’est injuste
    > C’est moins efficace que le système solidaire
    > C’est un système très vulnérable en cas de nouvelle crise financière, car soumis à la finance internationale
    > C’est une solution individualiste, petit bras, qui parie sur le renoncement à imaginer une vie meilleure.
    Alors quoi faire ?
    Ø     Valider les années d’études, ainsi que les périodes de précarité subies
    Ø     Imposer le CDI comme la norme pour tous
    Ø     Travailler moins longtemps pour créer des emplois et assurer une vie meilleure
    Ø     Répartir différemment la richesse produite en augmentant les salaires (la part de la valeur ajoutée accaparée par le capital le permet)
    Ø     Lutter contre les inégalités salariales
    Ø     Suppression de toute exonération de cotisations sociales, celle-ci n’ayant créé aucun emploi
    La cotisation sociale doit être le seul mode de financement de la protection sociale. Nous devons refuser tout financement basé sur la fiscalité qui légitime le profit et qui écarte les assurés sociaux de la gestion de la Sécurité Sociale !
    Alors, je râle seul dans mon coin, je me dis que la retraite c’est foutu pour ma génération… ou je me dis qu’on doit y arriver et que c’est ensemble qu’on est plus fort ?
    Relevons la tête !
    Prenons conscience de notre force collective ici et tout de suite !
    Battons-nous pour un monde différent !
    La retraite à 60 ans avec 37,5 années de cotisations, pour un taux plein à 75 %…
     
    A vous d’agir, vous avez notre soutien
    Le collectif retraites de Quimper (Alternatifs, Front de Gauche, NPA, PCF Quimper/Briec-Quimper-Fouesnant, AC, Attac)