Europe : Droite, FN et PS font passer la directive sur le secret des affaires

Quand François Hollande se réjouit des révélations de fraude fiscale via les Panama Papers, c’est du flan : au Parlement européen, aucun élu du groupe socialiste français n’a voté contre la directive sur le secret des affaires, propre à dissuader à l’avenir toute révélation de ce type. « Ce texte est le reflet d’une société qui préfère l’opacité des affaires à l’information libre », ont accusé Patrick Le Hyaric, Marie-Christine Vergiat, Jean-Luc Mélenchon et Younous Omarjee, eurodéputés Front de gauche. Trois des douze élus PS se sont abstenus (Emmanuel Maurel, Édouard Martin et Guillaume Balas), les autres votant pour. Le FN, « Les Républicains », le Modem, le PRG ont aussi voté pour, à quelques exceptions. Seuls le Front de gauche et Europe Écologie-les Verts (EELV) ont voté contre. Au final, le texte a été adopté à 77 % par le Parlement, dans une version qui ne définit pas précisément la frontière entre secret des affaires et intérêt public général. VotesParlementEuropéen14avr16

Pacte avec le MEDEF

A propos du pacte de « responsabilité », l’aveu d’un patron, Michel Edouard Leclerc :

Pierre Gattaz  « fait croire aux politiques à l’équation baisse des charges égale création d’emplois.. » …. « On ne dépend pas de la baisse des charges pour créer des emplois, mais les politiques y croient désormais« .

Alternative à gauche

Alternative à gauche

Remarque préalable : Il ne faut pas confondre alternative et alternance !
L’alternance nous avons connu. Quand une équipe au pouvoir est usée ou discréditée, on nous laisse en changer.
Mais cette nouvelle équipe, avec un autre style et un autre discours, continue en gros la même politique au profit des mêmes. Les capitalistes adorent l’alternance, (voir la Grande Bretagne, les Etats Unis…) elle donne aux gens une impression de changement, une impression de démocratie, mais elle ne remet pas en cause leur système. D’où l’intérêt pour eux de favoriser une bipolarisation qui ne laisse le choix qu’entre deux gestionnaires du même système et de plus, met dans la tête des citoyens qu’il n’y a pas d’autre solution, que toute alternative est vaine et utopique.
La crise actuelle est une crise du système.
Il ne s’agit en rien d’un épisode conjoncturel. Elle se superpose aux crises énergétique, alimentaire, écologique et financière. Leur simultanéité révèle des dysfonctionnements que le système capitaliste mondialisé ne peut qu’amplifier, incapable qu’il est de définir un autre cap que celui de la course folle aux profits. À vouloir ponctionner aux deux extrémités du système marchand ce dernier déséquilibre tout l’édifice. Ainsi pour ce qui concerne le pétrole, la logique purement financière pousse les compagnies pétrolières à garder intactes leurs marges faramineuses quand les prix à la production flambent. La même logique imposant depuis 20 ans une répartition des richesses toujours plus à l’avantage des profits au détriment des revenus du travail, de la spéculation au détriment de l’investissement. Au final c’est un consommateur disposant donc de moins de revenus qui doit payer plus cher son carburant, son alimentation, son logement, ses soins médicaux… Une causalité simple mais bien réelle qui implique que ce ne sont plus simplement les ouvriers, les employés, les salariés qui se sentent opprimés mais toutes celles et tous ceux qui se croyaient à l’abri et insérés dans la société.
Ce système n’est pas une fatalité, il est soutenu par nos dirigeants qui l’assument à tous les niveaux : national (accélération des « réformes », de la déréglementation, de la casse des acquis sociaux), européen (dogme libéral de la mise en concurrence et de l’orthodoxie budgétaire), et mondial (FMI, OMC).
Comment en sortir ?
Sous peine d’une catastrophe planétaire annoncée, il est plus que jamais urgent de construire une véritable alternative à un système devenu aussi malade que pyromane. Nous avons besoin de construire, d’unir et d’organiser une gauche enfin à gauche qui soit en phase avec les aspirations de la population.
Nous avons des propositions, en voici quelques unes :
* Établir d’une autre répartition des richesses. (donc remise en cause du libéralisme).
* Reconquérir et développer des services publics. (donc remise en cause du libéralisme).
* Initier un nouveau type de développement.
* Garantir un accès égal pour tous  et toutes
aux biens communs de l’humanité tout en garantissant leur préservation : l’eau, l’énergie, l’environnement. (par ex établir un pôle public de l’énergie, mettre fin à la privatisation de la distribution de l’eau))
au droit à l’emploi, à la retraite, à la santé, à l’éducation, à une information pluraliste.
* Dégager les moyens d’une alternative (taxation des transferts financiers, réforme de la fiscalité, contrôle des fonds publics).
* Assurer un renouveau démocratique.
* Refondre les institutions françaises (passage à une VIe république) avec
·         .représentation pluraliste des citoyens avec non cumul des mandats et l’élection complète ou partielle des députés au scrutin proportionnel.
.réforme du Sénat.
·         .renforcement des pouvoirs du Parlement, ce qui passe notamment par la suppression de l’élection du président de la république au suffrage universel.
* Construire une autre Europe dans un autre Monde.
L’ampleur de la crise actuelle soulève la question de la remise en cause du système monétaire et financier. « Remettre à l’endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l’envers » suivant la devise de la Fondation Copernic.
Il y a pour cela nécessité d’une action commune des forces anticapitalistes et antilibérales, c’est l’objectif de notre collectif.

Il ne faut pas sauver le système, mais le changer !
Cela ne se fera pas avec ceux qui le soutiennent et qui l’ont mis en place :
En France : Hollande, Sarkozy et les différents dirigeants depuis 30 ans.
En Europe : Ceux qui soutiennent la stratégie de Lisbonne (droite, centre, socialistes, verts).
Dans le monde : OMC et FMI.
D’où la nécessité absolue de construire à gauche une force d’alternative de progrès social, démocratique et écologique.
Une alternative ne sera possible qu’à deux conditions :
–         une convergence des luttes sociales.
–         un front commun des forces antilibérales qui doit devenir la véritable opposition.

Réforme des retraites : les jeunes vont trinquer ! Tract du collectif de Quimper Octobre 2013

Ensemble, défendons nos retraites !
Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins !
Non à cette contre-réforme des retraites !
La gueule de bois pour les JEUNES
!
43 ans de cotisation, CDD, chômage… retraite incomplète demain…
Alors on s’interroge…
Pourquoi entre 18 et 25 ans, les jeunes n’ont-ils toujours pas de droits sociaux ? A part quelques petites avancées pour les apprentis qui pourront valider des trimestres, les étudiants pourront racheter 4 trimestres d’étude à un prix de rachat qui reste à déterminer. Les années de stage et de recherche du premier emploi ne sont toujours pas prises en compte.
Pourquoi, les périodes d’inactivité forcée pour les jeunes ne sont toujours pas prises en compte (stage, périodes de chômage pour ceux qui n’ont pas commencé à cotiser) ? Les politiques actuelles ne protègent pas la jeunesse. Loin d’être protégées par la réforme, les nouvelles générations sont sacrifiées.
Les causes du déficit des retraites sont connues…
Le chômage : 5 millions de personnes sans travail, dont près de 800.000 jeunes de moins de 25 ans, qui ne cotisent pas pour le financement des retraites.
Les exonérations sociales patronales : 30 milliards € chaque année.
Les crédits d’impôt aux entreprises : 20 milliards €, sans contrepartie, soit près de la moitié de ce que rapporte chaque année l’impôt sur les sociétés.
La hausse considérable des dividendes aux dépens des salaires, de la protection sociale et des investissements, due au transfert des revenus du travail vers les revenus du capital. Ces 30 dernières années, la part de la valeur ajoutée revenant au capital est passée de 39,1 milliards € à 298,9 milliards ; dans le même temps, les seuls dividendes vers les actionnaires sont passés de 5% de la valeur ajoutée à 22,4% (INSEE 2012).
La nouvelle réforme de la retraite a été faite parce qu’il manquerait 20 milliards € en 2020… et on voudrait nous faire croire que la cause principale est l’augmentation de l’espérance de vie !… La véritable raison est de satisfaire et de rassurer les marchés financiers et de répondre aux exigences d’austérité de la CommissionEuropéenne et du FMI. N’oublions pas que l’UE et la BCE ont demandé à la France de réduire son déficit public en contrepartie de la mise en œuvre de réformes structurelles, dont celle des retraites.
Il n’est pas acceptable de vouloir faire travailler
plus longtemps les jeunes générations
!
Pour les jeunes, l’allongement de la durée de cotisation à 43 annuités, signifie être au chômage aujourd’hui, car les actifs resteront plus longtemps dans leur emploi, et la certitude de toucher une retraite incomplète demain. Pour les femmes, cette situation sera encore plus insupportable, car elles sont plus nombreuses au chômage et leurs carrières sont en général plus courtes.
Les retraites, c’est avant tout une répartition
des richesses et du travail !
On veut détourner les jeunes du système solidaire de retraites par répartition au profit d’un système d’assurances privées, par capitalisation…
> C’est injuste
> C’est moins efficace que le système solidaire
> C’est un système très vulnérable en cas de nouvelle crise financière, car soumis à la finance internationale
> C’est une solution individualiste, petit bras, qui parie sur le renoncement à imaginer une vie meilleure.
Alors quoi faire ?
Ø     Valider les années d’études, ainsi que les périodes de précarité subies
Ø     Imposer le CDI comme la norme pour tous
Ø     Travailler moins longtemps pour créer des emplois et assurer une vie meilleure
Ø     Répartir différemment la richesse produite en augmentant les salaires (la part de la valeur ajoutée accaparée par le capital le permet)
Ø     Lutter contre les inégalités salariales
Ø     Suppression de toute exonération de cotisations sociales, celle-ci n’ayant créé aucun emploi
La cotisation sociale doit être le seul mode de financement de la protection sociale. Nous devons refuser tout financement basé sur la fiscalité qui légitime le profit et qui écarte les assurés sociaux de la gestion de la Sécurité Sociale !
Alors, je râle seul dans mon coin, je me dis que la retraite c’est foutu pour ma génération… ou je me dis qu’on doit y arriver et que c’est ensemble qu’on est plus fort ?
Relevons la tête !
Prenons conscience de notre force collective ici et tout de suite !
Battons-nous pour un monde différent !
La retraite à 60 ans avec 37,5 années de cotisations, pour un taux plein à 75 %…
 
A vous d’agir, vous avez notre soutien
Le collectif retraites de Quimper (Alternatifs, Front de Gauche, NPA, PCF Quimper/Briec-Quimper-Fouesnant, AC, Attac)