Les violences policières, un mécanisme bien rôdé.

Les médias se régalent d’associer manifestation avec violence. Il s’agit de faire peur tout en discréditant les manifestations. Et s’il n’y a pas de violence il faut l’organiser. C’est un mécanisme utilisé depuis des décennies par les différents gouvernements, qu’ils soient de la droite officielle ou de la droite masquée.

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INJURE AU PANTHÉON

par YVES LETOURNEUR

Déjà traître à lui-même, à ses engagements,

Jusqu’à l’extrême de ses honteux reniements,

Le voilà de surcroît à tout un pan d’Histoire

Ce président borné, qui refuse la gloire

Du Panthéon à ces courageux résistants

Sans lesquels nous n’eussions chassé les occupants

De notre territoire et libéré la France

En aidant nos Alliés à pousser leur avance !

C’est qu’ils étaient pour lui et le restent toujours

Des ennemis de classe, étrangers au parcours

Du camp qu’il représente ; un camp qu’on sait duplice

Et de nos jours en fait plus que jamais complice

Du maintien résolu de l’ordre dominant.

Donc pas question qu’une Marie-Claude Vaillant-

Couturier ; qu’un Missak Manouchian, ce poète,

Chanté par Aragon, dont s’affichait la tête

Parmi les vingt et deux du groupe arménien

Qui seront fusillés au mont Valérien,

Se puissent retrouver sur la liste officielle

D’une célébration à ce point solennelle.

Nous en sommes au temps d’un vrai rapt d’héritage

Ou de la République étant prise en otage

Par quelques dévoyés de droite ; ou, dans ce cas,

De l’honneur national par cette gauche-là !

 

Parlons maintenant des responsabilités…

Les médias « officiels » doivent arrêter de recevoir presque chaque jour des racistes et semeurs de haine. Cela suffit !
Condamner aussi toutes ces interventions à l’étranger au nom de « l’Occident » qui sèment la guerre civile, l’humiliation dans les populations.
Les USA et leurs valets de l’OTAN (*1), dont les gouvernements français, ont fait pousser des « talibans » en Afghanistan, puis en Irak, en Lybie, en Syrie. Ils ont même contribué ainsi à les armer.
Stop aussi au soutien aux régimes ignobles d’Arabie Saoudite et d’Israël qui contribuent activement à faire monter le fanatisme dans le monde.

Le journaliste José Fort écrivait avant la marche du 11 janvier :

« Nous irons marcher dimanche en souvenir de nos copains, nos camarades, pour défendre la République et la démocratie face aux assassins. Nous marcherons conscients que les géniteurs des monstres sont quelque part dans la foule et comptent nous duper en récupérant une immense douleur frappant chacun d’entre nous. Lorsque le temps de la réflexion viendra, il faudra dire toutes les vérités. » (*3)

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Les ânes ont soif

Voilà comment les médias traitent un président démocratiquement élu (l’Equatorien CORREA) quand il n’est pas à la solde de l’impérialisme.
> Une vidéo de 43 minutes réalisée par Pierre Carles 
> Au tableau d’honneur (ou plutôt d’horreur) des chiens de garde, une mention particulière pour Yvan LEVAÏ.
>  

et l’article du Monde Diplomatique de déc 2013 auquel on fait allusion dans le film
http://www.monde-diplomatique.fr/2013/12/CORREA/49902

Quel sens cela a-t-il d’être de gauche aujourd’hui ?



Table ronde parue dans l' »Humanité des Débats » vendredi 12 sept 2014.

avec Alain Badiou, philosophe
Christian Laval, sociologue
Monique Pinçon-Charlot, sociologue

un débat incontournable en ce moment.   

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Sur le même sujet, un article de
Frédéric Lordon, économiste,
dans Le Monde Diplomatique
de septembre 2014

Les interventions, la déstabilisation, sale tâche des occidentaux.

Afghanistan, Irak, Lybie, … ce sont les peuples qui paient le prix fort des politiques aventurières de « l’occident ». Pays anéantis, déchirés, peuples qui souffrent, qui s’entre-tuent, qui doivent s’exiler.
Quels lamentables résultats dont les USA, la France, l’UE, l’OTAN, les émirats, (tout le clan US) n’ont pas de quoi être fiers.
La déstabilisation de l’Ukraine par ces mêmes « occidentaux » conduit au même résultat : guerre civile, réfugiés, tout un peuple qui souffre.
Dans l’Humanité Dimanche du 21 au 27 août Jean Ziegler fait le point sur tous ces sujets – un dossier clair, lucide et passionnant – sous le titre « La renaissance de l’ONU est la seule solution au chaos du monde ».

Vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, Jean Ziegler déplore la paralysie actuelle de l’ONU. Incapable d’assurer la sécurité collective, elle doit être réformée rapidement. Le chaos de notre monde actuel l’impose. Son espoir? Le réveil de la société civile « porteuse d’une formidable espérance ».

Entretien réalisé Émilie Denetre –           L’Humanité Dimanche 21 Août, 2014
 Jean Ziegler est Professeur honoraire de sociologie de l’université de Genève, auteur du livre « Destruction massive. Géopolitique de la faim », au Seuil.

HD. Ukraine, Gaza, Irak, Syrie: les Nations unies et, plus précisément, le Conseil de sécurité chargé d’empêcher les conflits semblent « malades »…
Jean Ziegler. C’est évident que les Nations unies sont paralysées et ne font pas ce pourquoi elles ont été fondées en juin 1945: assurer la sécurité collective. Dans la charte de l’ONU, il y a le chapitre VII, qui est central et qui définit un ensemble de moyens à mettre en œuvre en cas de conflit. Cela va de l’embargo économique à l’envoi de troupes contre l’agresseur. Ce chapitre VII, c’est-à-dire l’ensemble des instruments à disposition pour assurer la paix, terminer un conflit et punir un agresseur, ne fonctionne pas et c’est lamentable. La faute au Conseil de sécurité et au droit de veto. Soyons clairs, lorsque l’ONU a été créée, ce droit de veto était nécessaire. À l’Assemblée générale, chacun des 194 États membres dispose d’une voix, quelle que soit sa population ou son poids économique: c’est la démocratie totale. Le plus petit État, le Vanuatu, 55000 habitants, le plus grand, la Chine, 1,4 milliard d’habitants, chacun a une voix. Mais à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, les Alliés (États-Unis, France, Royaume-Uni, URSS et Chine) n’ont pas fait entièrement confiance à ce principe démocratique, se rappelant que c’était par les urnes qu’Hitler avait accédé au pouvoir. Aussi ce droit de veto était-il justifié afin de se prémunir d’éventuelles décisions qui auraient pu être prises démocratiquement par l’Assemblée générale mais qui auraient été désastreuses pour la paix du monde. Aujourd’hui, ce droit de veto est totalement paralysant. Les cinq membres permanents qui en disposent suivent leurs propres raisons d’État. Vous prenez n’importe lequel des conflits actuels, Gaza, Syrie ou Ukraine, à chaque fois vous avez un pays qui utilise son droit de veto pour bloquer l’intervention de l’ONU.
HD. Que faire alors ?
J. Z. Tout le monde est conscient, en tout cas nous au Conseil des droits de l’homme, que ce droit de veto ne peut plus durer. Il faut qu’il disparaisse et que le système de sièges permanents évolue. Le plan de réforme, qui est sur la table et qui n’avance pas depuis huit ans, est celui de Kofi Annan. Il propose que les sièges permanents soient « tournants ». Exemple: les sièges permanents de la France et de la Grande-Bretagne seraient supprimés et l’on créerait un siège permanent pour l’Europe occidentale qui serait occupé successivement par les principaux États d’Europe occidentale. Même chose pour la zone Asie, le siège permanent de la Chine serait confié par rotation au Japon, à l’Inde, au Pakistan, etc. Idem pour l’Europe de l’Est, les Amériques, etc. Et évidemment, plus de droit de veto.
HD. Mais pour parvenir à une telle réforme, il faut l’accord des « 5 » qui freinent des quatre fers…
J. Z. Vu l’éclatement de conflits non maîtrisés que nous vivons actuellement et les effroyables massacres de populations civiles perpétrés par les généraux israéliens à Gaza cet été, les choses peuvent bouger. J’ai l’espoir que les grandes puissances se rendent compte que le chaos du monde exige la réforme des Nations unies. Surtout si elles comprennent, notamment les États-Unis et la Russie, que la paralysie de l’ONU les met en danger elles-mêmes. Un conflit comme celui de l’Ukraine risque de déboucher sur une guerre continentale, dont souffrirait terriblement la Russie. De même pour Gaza. Le fait que les crimes de guerre israéliens soient couverts par les États-Unis nuit aux Américains.
HD. Faut-il supprimer les Nations unies, pour repartir de zéro avec une nouvelle institution?
J. Z. Jamais! Car les Nations unies ont trois rôles essentiels: la sécurité collective (nous venons d’en parler) mais aussi celui d’assurer à chaque être humain le respect des droits de l’homme ainsi que la justice sociale, notamment par des mécanismes d’aide au développement. Toutes les cinq secondes un enfant en dessous de 10 ans meurt de faim et cela sur une planète qui pourrait nourrir le double de l’humanité actuelle. Un enfant qui meurt de faim est assassiné. Si vous supprimez l’ONU, vous anéantissez aussi ces organisations qui luttent tous les jours contre les inégalités: le Programme alimentaire mondial, l’Organisation mondiale de la santé, le Haut-Commissariat pour les réfugiés, etc. Mais le pire, c’est sans doute que si nous supprimions l’ONU, nous n’arriverions plus à remettre tout le monde autour d’une table pour discuter. Pour prendre un exemple précis, lorsque j’étais rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation, je me suis adressé à Antonio Gutierrez, haut-commissaire pour les réfugiés, afin de lui demander la création d’un statut pour les « réfugiés de la faim ». Il a levé les bras au ciel en me disant: « Surtout pas! Ne parle plus jamais de cela. Si l’on touche aujourd’hui à la convention de 1952, le droit d’asile en son entier serait en danger! » Et c’est un fait: aujourd’hui, on ne pourrait plus rien renégocier du tout, ni la Charte ni la Déclaration des droits de l’homme.
HD. Les États-Unis sont ambigus avec l’ONU, ils y siègent, mais la contournent, lui préférant l’OTAN?
J. Z. Pendant la guerre froide, vous aviez le pacte de Varsovie, pacte militaire de défense commune des pays communistes. En face, le traité transatlantique, l’OTAN, pour la défense des pays occidentaux. Après la chute du mur de Berlin, le traité de Varsovie a été dissous en 1991. L’OTAN, qui n’avait plus de raison d’exister, aurait dû également être dissoute. Mais les États-Unis ont réussi à maintenir l’OTAN et, mieux, à l’instrumentaliser pour leurs propres ambitions impérialistes, économiques et politiques. Un des très grands problèmes de l’ONU, c’est le gouvernement de Washington. Je le vois au Conseil des droits de l’homme, où il sabote tous les efforts pour généraliser les droits de l’homme. Par exemple, il existe une convention internationale interdisant les tortures, que les États-Unis ont signée. Et pourtant ils pratiquent la torture! Non pas par quelque dérapage, au fin fond d’une prison du Missouri. Ils pratiquent une torture organisée via un décret présidentiel de George W. Bush, en cas de soupçon de terrorisme, qui est encore en vigueur! Une des grandes puissances qui utilisent le plus cyniquement l’ONU, et le plus hypocritement les droits de l’homme, ce sont les États-Unis.
HD. Selon vous, que pense aujourd’hui la population des Nations unies, lui fait-elle encore confiance?
J. Z. Évidemment, que l’on permette durant un mois à un État membre, Israël, de bombarder un peuple pris au piège du ghetto de Gaza, d’assassiner des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes, de viser les écoles siglées ONU, cela fait des ravages dans les consciences. On se dit: « Qu’est ce que c’est que cette organisation qui n’arrive même pas à faire respecter les principes les plus élémentaires qui la fondent? » Pourtant il y a quelque chose qui est en train de changer en ce moment. Nous assistons au réveil de la société civile. Pendant tout le mois de juillet, les généraux israéliens ont massacré les enfants de Gaza, par terre, du haut du ciel et par mer. L’ONU est restée absente et les pays occidentaux, dont la France, sont restés silencieux. Mais en même temps, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté en Europe, des personnes de toutes les confessions, des jeunes, des vieux. Emmanuel Kant a dit: « L’inhumanité infligée à un autre détruit l’humanité en moi. » C’est le fondement de l’impératif catégorique qui anime la société civile. Cette société civile est aujourd’hui une force historique, elle impose graduellement ses normes. Elle est porteuse d’une formidable espérance. La renaissance de l’ONU, par les réformes que nous avons évoquées, est la seule solution au chaos du monde.

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Bonnets « rouges » en Bretagne…

Quelques liens intéressants sur l’opération « bonnets rouges »

– Philippe Euzen, Le Monde du 16/11/13 :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/11/16/ces-patrons-a-l-origine-des-bonnets-rouges_3514915_823448.html
– Produit en Bretagne : vaste supercherie :

http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article1016
– Non à la manipulation de l’histoire, par trois historiens :
http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/bonnets-rouges-non-a-la-manipulation-de-l-histoire-22-11-2013-2311167.php
– Jean-Vincent Koster : malaise Breizh
http://www.lafauteadiderot.net/Malaise-Breizh
– voir aussi le livre de Clarisse Lucas, journaliste « Le lobby breton », extraits :
http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2011/06/10/01006-20110610ARTFIG00794-ces-bretons-qui-font-bouger-la-france.php

– et pour ceux qui ne seraient pas convaincus du caractère poujadiste de l’opération voici le n°1 de leur revue « Bonnet rouge »… édifiant            télécharger en pdf

Religions reflexions

Religions  (réflexion que j’avais écrite en 2003 ou 2004, un peu daté… ou pas…)

«  L’islamisme est la religion la plus con  » aurait dit Houellebec. C’est une affirmation certes maladroite. Mais elle sous-entend que les autres religions sont également  » con « , bien que pas en tête dans la compétition.

Un autre, plus grand, a dit avant : » La religion c’est l’opium du peuple « . Est-ce complètement dépassé ? Bien sûr il y a maintenant d’autres façons d’endormir la population, il y a d’autres  » opiums  » et j’enlèverais le singulier.

Personnellement je pense que toutes les croyances, superstitions, religions sont à combattre, pacifiquement bien sûr, par la conviction. Les religions ont été  » inventées  » pour fixer des règles, souvent nécessaires et utiles, dans les sociétés anciennes. Le meilleur moyen de faire respecter des  » lois  » était alors d’inventer un ou plusieurs  » êtres suprêmes  » qui auraient la possibilité de punir tout écart. On utilisait aussi la légitime peur de la mort et du néant qui en découle. Mettre en condition et faire peur en cas de dérogation à la  » loi « .
A notre époque il y a d’autres façons de fixer de règles de vie en société, il y a des lois, décidées par les citoyens (du moins en principe), on peut construire une morale de base, raisonnable,  » de bon sens « , acceptable par tous. Avons nous besoin d’inventer un ou plusieurs dieux pour être capables de vivre ensemble en société ? C’est une affaire d’hommes et de femmes seulement.

Quant au danger des religions, pas besoin de faire un dessin, tout au long de l’histoire elles ont été causes de conflits (ou plutôt ont été utilisées comme prétextes à ces conflits), voir actuellement Irlande/Grande Bretagne, Palestine/Israël et bien d’autres hélas.
Ce qui me semble le plus grave, c’est qu’au nom d’un  » être supérieur  » on peut tout justifier, une chose et son contraire.
Bush père invoquait Dieu quand il faisait tuer des milliers d’Irakiens lors de la guerre du Golfe. Ben Laden tue aveuglément guidé par Allah. Sharon et Netanyahu sont aussi couverts par leur dieu quand ils massacrent des palestiniens après avoir occupé leur pays. Et c’est en disant dans ses discours  » Dieu nous garde  » que Bush fils veut bombarder et semer l’horreur en Irak (Dieu aurait-il aussi des intérêts dans le pétrole ?). Tous leurs dieux ont bon dos, c’est un peu facile pour avoir la conscience tranquille, et cela permet à une bonne partie de la population d’accepter sans trop se poser de question.
Donc oui, les religions sont encore dangereuses, et pas seulement parce qu’elles créent des intégristes de tous bords, mais aussi parce qu’elles servent d’alibis et qu’elles sont utilisées aussi pour une mise en condition des peuples, et cela sur tous les continents.

L’humanité ne pourra pas devenir adulte avant l’extinction des croyances, superstitions et religions. Bien sûr, ne soyons pas naïfs, c’est une condition nécessaire mais pas suffisante !

Laïcité

Récemment, à Pont L’Abbé, à une conférence de l’UTL sur la laïcité, l’orateur (un prêtre) a affirmé :  » Dans un pays il ne peut pas y avoir de démocratie sans laïcité « . Cette phrase mérite réflexion. Effectivement comment concevoir une démocratie si les dirigeants du pays peuvent justifier des actes, des lois ou règles, au nom d’un au delà…

La condition première est la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Ce n’est hélas pas encore le cas dans de nombreux pays, y compris dans certaines de nos  » bonnes démocraties « .

La laïcité et l’école : vieux sujet de discussion en France. Je suis partisan d’une école unique, pour tous les enfants. Quel dommage de cloisonner les gosses dés leur plus jeune âge en fonction des opinions et croyances des parents ! N’est ce pas cela l’intolérance et le manque d’ouverture d’esprit. De plus, quelle énergie gâchée. ..