Chris Hedges, Hubert Huertas, à propos du vote américain

  • Interview de Chris Hedges dans Télérama à propos des USA. Remplacer le mot « démocrate » par le mot « socialiste » pour la France….

Tant que l’idéologie néolibérale dominera le populisme va progresser

http://www.telerama.fr/monde/chris-hedges-tant-que-l-ideologie-neoliberale-dominera-le-populisme-va-progresser,149969.php 

  • Le vote américain souligne les aveuglements européens, par Hubert Huertas sur Mediapart

Le texte de Hubert Huertas en PDF

49.3 ils ont osé ! Démocratie en danger

493_Hollande2006
sa parole est d’or..

Nous sommes face à un gouvernement autoritaire qui veut imposer une réforme de Casse du Code du Travail contre les députés, les syndicats majoritaires, les milliers de manifestants, l’opinion publique. Après la brutalité dans la rue organisée par sa police, c’est maintenant la brutalité au Parlement.493_et_repression

Honte à Hollande et à son gouvernement. Honte au Parti Socialiste qui se rend complice de tels agissements.

Certains élu-e-s seront bien contents de ne pas avoir à voter cette loi. Les godillots (on en connait) auraient obéi quand même mais auraient eu du mal à se justifier auprès de leurs électeurs.
Qu’ils se rassurent : s’ils votent la confiance à ce gouvernement cela revient au même… Nous ne l’oublierons pas.

Parlementaires vous avez été élus pour voter les lois, mais si vous ne votez pas comme je veux alors vous n’aurez pas le droit de voter. C’est le 49.3 Une raison supplémentaire de changer cette constitution périmée et dangereuse.

Qui a utilisé le scandaleux article 49.3 ?493_utilisation

Ce sont les socialistes qui s’en sont servi le plus ! Et en 2006 quand Hollande trouvait ce 49.3 « brutal » et « déni de démocratie » c’était parce que  la droite officielle était au pouvoir, pas son camp…

PÉTITION du 10 mai 2016 ADRESSÉE AUX ÉLUS SOCIALISTES

Lancée le mardi 10 mai 2016 vers 15h00, 186.000 signatures le mercredi 11 mai à 9h00…

2017- Le débat

Question, de Dominique R., compagnon de lutte, sur Facebook :
Bon qu’est-ce qu’on fait pour que la vraie Gauche (la gauche anti-capitaliste, alternative autogestionnaire, la gauche radicale et révolutionnaire, la gauche écologiste et émancipatrice, la Gauche sociale et solidaire) rassemble tout ce qui est à gauche du ps de droite et du gouvernement austéritaire et anti social Hollande Valls macron El Khomry et cie…
Pour que cette Vraie Gauche soit en tête au premier tour des présidentielles 2017, gagne le second tour, gagne les législatives…


Des initiatives

1 – Jean-Luc Mélenchon  : Je vous propose ma candidature pour l’élection présidentielle de 2017.  Lien vers cet appel

2 – Appel pour une primaire des gauches et des écologistes en vue de l’élection présidentielle de 2017 lancé dans Libération par Piketty, Cohn-Bendit, Jadot, …. Lien vers cet appel

3 – Appel Rallumons l’étincelle du Front de gauche lancé par Marie-Christine Vergiat, Ismaël Dupont, Roland Leroy, Gérard Mordillat, Henri Pena-Ruiz, …. Lien vers cet appel

4 – Adresse de Pierre Laurent aux communistes, le 30 mars 2016 …. Lien vers cet appel


Des réactions

  • La réaction de Clémentine Autain (Ensemble) à l’appel Rallumons l’étincelle du Front de gauche :

Cher-e-s ami-e-s, Je comprends le souci des signataires de cet appel. La situation est difficile à gauche, l’atomisation de nos forces guettent et il est en effet dommage de casser un cadre commun avant d’en construire un autre que nous souhaitons toutes et tous plus large. C’est en 2012 que nous aurions du ouvrir le Front de Gauche aux forces citoyennes, dans la foulée de la dynamique de la campagne réussie de notre candidat Jean-Luc Mélenchon. A cette époque, quand je plaidais dans ce sens, ni le Parti de Gauche, ni le PCF n’y étaient favorables. Ensemble n’a pas réussi à convaincre par la suite du besoin de fortifier et d’ouvrir le Front de Gauche. L’espace commun a progressivement été mis à mal par la logique de cartel, chacun des partis a fait ses affaires à distance de plus en plus grande du cadre collectif. Notre mouvement Ensemble a sans cesse plaidé pour l’unité mais sans convaincre. Quand le PCF a choisi l’alliance avec le PS à Paris aux municipales ou quand le PG a discuté en tête-à-tête avec EE-LV pour les régionales, les choses s’emmanchaient en effet difficilement… Et nous arrivons à un point d’éclatement. Or, ce que nous avons en commun, c’est une perspective de rupture avec l’austérité, la surveillance généralisée, la logique capitaliste, la société de consommation, la Ve République. Ce n’est pas rien. J’aimerais que nous restions groupés pour enclencher une dynamique nouvelle, en évitant l’écueil mortifère de la primaire de toute la gauche et celui de la construction d’un mouvement citoyen autour d’une personnalité, d’une sensibilité de notre espace politique qui doit à mon sens rester pluriel pour progresser. Chacune, chacun cherche la voie parce que le FdG est dans l’impasse car il ne fonctionne plus. Gageons que nous saurons retrouver un chemin commun. Amitiés.

Clémentine Autain

  • La déclaration d’Ensemble du 15 mars 2016 –> lire sur le site d’Ensemble!
    En voici la dernière phrase : « Ensemble! s’adresse, dans la continuité de ses efforts avec le Front de gauche, à toutes les forces et courants politiques qui recherchent une alternative : Europe Écologie, Nouvelle Donne,  les socialistes qui cherchent une alternative à la politique du gouvernement,  les organisations et les mouvements issus de l’immigration, les forces de la gauche radicale. C’est aussi à partir des actions et des propositions des acteurs des mouvements sociaux, qui sont porteurs de solution politique, que peut se construire un rassemblement. C’est aujourd’hui plus que jamais nécessaire. »
  • Ensemble!, le courrier du 22 mars 2016 —> le texte en PDF
  • PCF, le projet de base commune du 6 mars 2016 —> le texte en PDF
  • PCF, une alternative à la base commune « l’ambition communiste pour un front de gauche populaire et citoyen » —> le texte en PDF
  • Sur les réseaux sociaux

Le débat s’emballe et s’envenime entre les inconditionnels de JLM et le partisans d’un débat préalable (primaire ? projet, etc).  Un climat malsain s’installe qui hélas pourrait laisser des traces et compromettre une issue positive. Les fans de Mélenchon accusent les partisans d’une primaire de faire le jeu du PS et se lancent souvent dans un anti-PC virulent et ringard. Les anti-JLM l’accusent de mégalo et de casseur du Front de Gauche. A ce rythme on risque de ne pas se retrouver ensemble en 2017 pour le grand bonheur de Mr Juppé (ou autre).


Ma position (à l’heure actuelle, susceptible d’évoluer…)

le 15 mars 2016

Candidature JLM

La campagne de JLM en 2012 a été remarquable et j’y ai participé avec enthousiasme.

Il défend dans les medias des positions claires et de plus est accepté par ces medias pourtant très sélectives.

Mais sa déclaration de candidature « personnelle » et sans aucune concertation avec ses partenaires me choque et m’indispose.

Ses déclarations dans la presse de droite sur « la mort du Front de Gauche » me choquent également. De quel droit décrète t-il tout seul que ce que nous avons construit patiemment et laborieusement au cours des années est soudain à jeter ?

Quel mépris pour les milliers de militants qui se sont investis depuis 2009 dans ce qui a constitué un espoir, une alternative. Le FDG est en panne, en difficulté, oui, il faut voir plus large, oui, mais c’est collectivement que nous devons essayer d’avancer.

Autre sujet d’agacement : nous devons nous débarrasser de cette 5e République, régime présidentiel, personnel et antidémocratique, et nous nous trouvons avec une personne qui se place au dessus de tout le monde, en sauveur suprême, et qui dit JE, JE à chaque phrase… gênant, pour le moins.

Nous ne croyons plus au sauveur suprême, essayons le collectif.

« Tous ensemble » slogan non périmé.

Primaire des gauches ?

Cette idée a été lancée avec la complicité active de Cohn Bendit, ce qui nous éclaire sur l’objectif. Ce libéral anti-cgt, anticommuniste primaire, anti-FDG tente donc de sauver la « gauche » libérale. Hollande devient trop gênant, s’est trop démasqué, trouvons lui un clone, et si possible faisons le plébisciter par « la gauche » dans une primaire sur mesure.

Non merci ! Pas de primaire avec le PS, pas de primaire « de gauche » avec des dirigeants socialistes « de droite ».

L’emploi du mot « gauche » est devenu très difficile depuis que ce mot est utilisé à la fois par des gens qui font une politique très à droite, très réactionnaire, et par des gens qui veulent une alternative au libéralisme, une politique sociale, une politique de gauche.

La position du PC

Les communistes sont très divisés sur cette question. Le débat est intense chez eux. On y verra peut être plus clair après leur congrès de juin. Il y a ceux qui se sont déjà rangés derrière JLM, il y a ceux qui restent figés sur la mise en avant exclusive du PCF et n’ont jamais approuvé le FDG, il y a ceux qui semblent approuver une primaire à gauche, et il y a ceux qui veulent une primaire mais en dehors de la direction du PS, seulement entre antilibéraux.

Il serait bon que le PCF prenne une position claire* afin de faire cesser les attaques de ceux qui l’accusent de compromission avec le PS. Son attitude facilite l’anticommunisme de certains qui retrouvent leurs vieux réflexes. En ne disant pas les choses nettement le PC ne contribue pas à clarifier la situation et à avancer vers une issue.  C’est le problème des partis dirigés par des élus…
                                     * la déclaration de P.Laurent du 30 mars précise bien les choses, c’était utile..

Mon avis :

D’abord, en priorité, cessons de nous diviser. L’insulte et le mépris laissent des traces. Si nous continuons ainsi nous allons à l’échec, donc à la victoire de l’ultralibéralisme que nous combattons tous.

Oui à un débat, une discussion sur un projet mobilisateur entre tous ceux qui veulent une alternative à ces politiques menées par Sarkozy puis Hollande.

Oui à un regroupement de toute la gauche non libérale derrière un projet de rupture et un ou une candidat(e) choisi(e) collectivement pour défendre ce programme, et l’appliquer ensuite..

Appelons cela une primaire ou pas, qu’importe, car le mot a pris maintenant une connotation négative.

Mélenchon ?
On fait un bon score sans doute, mais on ne fait pas le plein, et on se retrouve 3e, et on perd !

On en reprend pour une décennie avec simplement un changement de nom pour le monarque de l’Elysée.

Primaire de toute « la gauche » ?
Mascarade qui risque d’éliminer les antilibéraux de la compétition.

Alors il nous reste quelques petits mois pour trouver une issue.

On ne réussira pas si l’on n’est pas clairs, si l’on ne rassemble pas au delà des forces du Front de gauche, si l’on ne déclenche pas une envie d’essayer chez les abstentionnistes, si l’on ne détourne pas une partie des électeurs du FN, certains sont désemparés, naïfs, peut être pas futés, mais pas forcément racistes.

Rassembler pour une politique de rupture, redonner l’espoir. Vite, il y a urgence.

Peut être un mouvement social nous donnera le coup de pouce décisif…


DISCUSSION

Patrick Brody, syndicaliste, « Avant les primaires mettons nous d’accord sur une plate-forme » —> le texte en PDF

COMMENTAIRES REÇUS :

Marc  C. le 16/03

Je vois que tu es dans le même état d’esprit que moi. Par contre je suis pour les primaires , ce sont les socialistes de droite qui n’en veulent pas, ça les dérange, ils auraient bien voulu une simple candidature de Hollande sans discussion sans débat … pour Melenchon je pense qu’il est en train de monter son rapport de force pour ensuite négocier son retrait avec la candidature sortant de la primaire de gauche, voilà ou j’en suis.

Michel D. le 16/03

La situation est complexe : accepter les primaires reviendra à se rallier au gagnant qui sera sans doute membre du PS… Pour moi il n’en est pas question ! Perdre beaucoup de temps à retrouver un nouveau collectif d’où émergera une nouvelle personnalité, je n’y crois guère. Pour le moment je soutiens JLM car il est le seul à avoir un programme cohérent et je suis toujours d’accord avec ce qu’il dit. J’ai beaucoup cru au Front de Gauche qui était une très belle idée au départ mais impossible à faire vivre entre plusieurs partis aux intérêts divergents par définition…

Christine F. le 16/03
Je m’autorise une réponse « brute » mais le débat est lancé, et le débat fait du bien .
J’ai écouté Mélenchon sur la 5 ce dimanche , et décidément pour moi, définitivement, Mélenchon, c’est Non!
En quoi est il légitime pour enterrer à lui seul le FdG ?
Il souhaite la fin du monarque, et se comporte en tyran, en homme salvateur, qu’il n’est certes pas, et qu’il n’a jamais été. Ceux avec qui je partageais, dès le début du FdG, mon agacement de l’homme Mélenchon, m’opposaient que le FdG n’était pas Mélenchon et que la réponse était collective. J’en suis de + en+ convaincue : c’est le collectif qui fera chavirer nos monarques du PS au LR en passant par Mélenchon. Les citoyens le prouvent, des idées ils en ont, des actes ils peuvent en poser.
J’étais attachée au collectif antilibéral parce qu’il rassemblait des désirs forts de faire bouger le monde. Gageons que nous saurons retrouver un élan. La question des primaires est complexe, c’est le système démocratique qui demande à être repensé, sommes nous en démocratie avec le scrutin actuel ? Quelle valeur démocratique auraient des primaires si seuls qqs uns votent?
Qui propose sa candidature, portée par qui?
Il me semble que plus que des primaires, c’est la question du vote démocratique qu’il faudrait réfléchir.

Olivier C. le 16/03
Il est un fait que l’on ne peut nier : la présidentielle repose sur la notion d’homme ou de femme « providentiel ». On peut le déplorer mais c’est ainsi ! Or pour renverser la table, il nous faut gagner la présidentielle, pour la bonne et simple raison qu’elle est celle qui suscite le plus d’intérêt de la population ; les forts taux de participation l’attestent. La personnalisation outrancière de ce scrutin n’est pas étrangère à ce phénomène. Là encore, je suis le premier à le déplorer. Mais négliger cet aspect nous enverrait tout droit au casse pipe. Autrement dit : il nous faut trouver dès maintenant la personnalité adéquate dans nos rangs pour représenter notre programme. Or à ce jour, et à titre personnel, je ne vois personne d’autre que Mélenchon avec tous les défauts que je peux lui trouver, et sur le fond et sur la forme. Sauf que les mauvais côtés du personnage ne devraient pas non plus occulter ses grandes qualités (de rhéteur, de débatteur, de courage… sans parler de sa culture historique, philosophique et économique). Qualités requises pour ce type d’élection qui pour l’instant n’émergent nulle part ailleurs que chez Mélenchon.
Pour ce qui est du Fdg , il fait tout simplement le constat de son échec, suite au grand espoir qu’il avait généré à sa création. Or tout le monde a sa part de responsabilité dans cet échec. Sans oublier non plus que Mélenchon n’est pas seul (il existe des collectifs soutenant sa candidature qui travaillent sur un programme sur la base de celui de 2012 « l’Humain d’abord »), que la victoire à la présidentielle sera le catalyseur qui permettra de renverser la monarchie actuelle.
Alors que faire ? Je n’en sais rien à vrai dire, tiraillé que je suis entre ma conception de la politique et les spécificités d’une élection dont il faut malheureusement tenir compte. Bref je n’ai pas encore tranché…

Gaston B. le 17/03
Pour moi maintenant il y a un impératif absolu : cela ne peut plus durer ! Donc il faut gagner avec un ou une candidat(e) de rupture.
Avec JLM nous serons 3e donc pas au 2e tour, donc nous perdrons.
Dans notre mouvance certains boivent ses paroles, d’autres ne le supportent plus. Nous ne ferons donc même pas le plein de notre côté. Quant à gagner sur les abstentionnistes, ne pas trop rêver, ceux-ci se décideront à voter le jour où ils penseront pouvoir « gagner ». Il faut donc trouver quelqu’un(e) de plus rassembleur. Sur un projet de rupture bien sûr (constitution, Europe, maîtrise de la finance…).

Fabrice G. le 17/03
Je suis dans l’impasse car comme beaucoup si je n’aime pas le personnage de JML, surtout depuis son auto proclamation candidat des insoumis, mais honnêtement qui est en mesure d’assumer cette tâche de représentant du Peuple de Gauche?
Son point fort, il a été notre représentant en 2012. J’aimerais avoir des noms, ça m’aiderait à réfléchir, mais rien un trou noir?
Organiser des « primaires » me semble aujourd’hui un peu tard, nous pouvons discuter longuement ceci ne fera pas avancer la prise du Pouvoir par un grand rassemblement des forces de Gauche y compris du PS antigouvernemental. Comment réaliser cela, et comment le faire accepter à un JML? Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis dans l’impasse !

Olivier C. le 17/03
Je suis d’accord avec Fabrice. L’homme ou la femme « providentiel » qui ferait mieux que Mélenchon, au mieux ne s’est pas encore déclaré(e), au pire n’existe pas ! Parmi les personnalités de notre mouvance, je ne vois (malheureusement !) personne en dehors de Mélenchon pour assumer cette tâche aux présidentielles – c’est-à-dire porter notre programme pour au moins égaler le score de 2012. Et puis, il ne faut pas non plus se leurrer : si nous arrivons 3e (et non 2e) avec un score situé entre 15 et 20 %, ce serait déjà extraordinaire, compte tenu des déroutes de ces dernières années (moins de 5 % en Bretagne aux dernières régionales !).

Gaston B. le 17/03
Problème Olivier, si nous arrivons 3e avec un score honorable ce ne sera pas du tout « extraordinaire ».. Nous en reprenons pour 5 ans au moins d’une régression dans tous les domaines. Nous avons fait un score honorable en 2012, où en sommes nous 4 ans après ? Une catastrophe complète, au niveau de la politique réactionnaire subie, et au niveau de l’état de la gauche radicale. Cela ne nous a servi à rien.
Et, puisque tu fais allusion aux dernières régionales avec notre résultat très mauvais, parlons-en, les causes sont multiples mais l’une d’entre elles en Bretagne est le sabotage que nous avons subi de la part du PG, le parti de JLM, qui a même, pour terminer, refusé de participer aux frais (ce n’est bien sûr pas la raison principale de l’échec, ne lui donnons pas plus d’importance qu’elle n’en a, mais cela dénote le rôle de cette équipe et son esprit « unitaire »).

Olivier C. le 17/03
Je le sais tout ça Gaston. La Bretagne n’était qu’un exemple. On pourrait aussi citer d’autres élections (les municipales) ou le PC dans certains endroits a une lourde responsabilité quant à l’absence de visibilité du Fdg depuis 2014. Bref la question n’est pas là. Ce que je veux dire est que je nous vois mal arriver second après les scores minables de ces dernières années. Et même si l’un d’entre nous réussit cet exploit, cela ne suffirait pas non plus, nous serions toujours minoritaire : pour infléchir la politique actuelle, il nous faut donc arriver non pas second mais premier in fine ! Penses-tu qu’en un peu plus d’un an, nous pourrions dépasser les 50 %, après les déroutes électorales de ces deux dernières années ? J’aimerais bien y croire mais peine à le faire pour le moment – et je suis pourtant d’un naturel optimiste !
Et puis, ne te méprend : je ne suis nullement « mélenchoniste », je ne lui ai pas apporté mon soutien via son site. Le PG et Mélenchon sont à mon goût par trop jacobins. Je me réfère tout simplement aux spécificités de la présidentielle, lesquelles privilégient la personnalité qui porte un programme pourtant conçu par un collectif plus ou moins important. A ce jeu-là, si je puis dire, pour l’instant, je ne vois chez nous personne d’aussi charismatique et talentueux que Mélenchon. J’insiste sur le « pour l’instant », car apparaisse sur le dessus de la scène une personnalité issue de nos rangs aussi talentueuse que Mélenchon, mais plus consensuelle, c’est sans hésitation que je lui apporte mon soutien…

Eric K. le 19/03
Excellente question !
Les réponses énoncées ci-dessus ne sont pas pour moi antagonistes, mais montrent bien toute la complexité du problème. Entre un JLM qui est loin de faire l’unanimité mais qui reste effectivement pour l’instant « le charismatique » de l’étape, une primaire de la gauche ( mais laquelle ?) qui nous mettrait pieds et poings liés face aux socialistes (mais si les socialistes étaient encore de gauche ça se saurait, donc pas primaire avec eux), il n’est pas facile de se positionner. Et pourtant, l’heure est plus que jamais à un changement de cette société pourrie et de ses « élites ». N’ayant jamais participé au FDG, je ne connais pas tous les tenants et aboutissants de la discorde, mais ce qui est sûr, c’est qu’il nous faut refaire l’union pour arriver à quelque chose de positif.

Jacqueline B. le 23/03
Il y a un problème dont il faut parler et qui explique sans doute la dispersion des partis lors des dernières élections…ce sont les finances, car pour avoir des « sous » il faut avoir des élus et des cotisants ! C’est vrai que le PCF assure une bonne partie de la contribution aux campagnes électorales mais seul il ne pourrait plus la garantir. Cet éparpillement avec des alliances à géométrie variables de la part de tous les groupes du FDG rend complètement illisible le positionnement des forces antilibérales pour les citoyens. D’autre part la personnalité du présidentiable peut paraître secondaire pour nous qui sommes convaincus et militants et qui privilégions le projet plutôt que l’individu qui le porte, malheureusement pour la majorité des électeurs c’est le contraire d’ou l’importance d’être représenté par un tribun charismatique qui pourra convaincre que le PS (pour une grande partie de ses représentants) n’est plus à gauche mais a glissé vers le centre droit, voire plus loin si on analyse ses choix politiques, sociaux et économiques avec une dérive sécuritaire qui n’arrêtera pas les bras armés de l’Islam radical dont l’occident est largement responsable. C’est vrai que JLM pouvait bénéficier d’une certaine sympathie mais ne s’est-il pas grillé lui-même en raison de ses excès de langage et sa décision unilatérale d’être candidat au lieu de remettre le FDG sur des rails plus parallèles avec ceux qui ont été ses partenaires et ses soutiens ? Personnellement, je pense qu’une primaire de gauche avec le PS serait une erreur car, au final, nous nous retrouverions dans la même situation qu’aujourd’hui avec une « gauche » discréditée pour longtemps grâce à ce gouvernement et qui serait battue. Même les frondeurs n’assument pas le fait d’arriver à une rupture complète avec leurs élites…et je n’évoque même pas les verts qui tournent leur veste tous les 4 matins et acceptent toutes les compromissions pour avoir un portefeuille ministériel. En tout état de cause je pense que les contributions de chaque territoire avec les différentes composantes du FDG peuvent donner une orientation sur le choix d’un candidat ou d’une primaire, mais ce choix doit être fait au niveau national dans un premier temps.

Marie-Agnès L. le 27/03
Qu’est-ce que ce vilain procès fait à Mélenchon? Heureusement qu’il est sorti de ce carcan des disputes de » la gauche de la gauche ».
Il aurait un ego surdimensionné qui le conduirait à exercer un pouvoir personnel. Laissez-moi rire! C’est le seul candidat potentiel qui demande à tous les citoyens qui le désirent de participer à l’élaboration de projets pour une assemblée constituante afin de changer de République. Cela conduit inévitablement à la fin de la monarchie républicaine de la 5e République. Donc où est le risque que Mélenchon s’installe dans un rôle de toute puissance, il dit lui-même qu’après la Constituante il se retire.
Comment se fait-il que seulement 104000 personnes de la gauche anti-capitaliste participe à l’élaboration du projet de 6e République sur m6r.fr? Au travail tout le monde! Et il nous faut un candidat charismatique pour porter cette révolution citoyenne, car il s’agit bien de révolution puisque l’on remet l’Homme au centre de toutes les préoccupations avec une économie qui ne reconnaît que la nécessité du bien-être de tous les humains dans un écosystème préservé.

Louise M. le 29/03
Quant à moi, qui ai ( très mal) vécu les dernières élections régionales : 2 candidats sous étiquette front de gauche! Incapables de s’entendre, leur Ego devait les entraver!
Je suis bien sûr dans l’expectative, mais je suis d’accord avec les propos de Marie Agnès sur JLM, et je pense que JLM a comblé le vide insupportable laissé par le FDG après l’annonce des primaires, il a eu raison de proposer un programme, comment tergiverser sur une primaire à gauche sans programme! Les querelles de partis j’en ai plus qu’assez !
Alors je soutiens JLM, en tant que citoyenne et à ce titre je me sens libre de pouvoir à nouveau militer, pour quelque chose dans lequel je crois et en particulier la VIieme !
Effectivement je trouve qu’on lui fait un mauvais procès et à ce jour je ne vois personne capable d’avoir ses chances aux présidentielles ! Même si ça peut changer d’ici là, mais il faut s’engager et pourquoi pas avec JLM, c’est quand même pas le plus mauvais, si le programme ne convient pas à tous il y a de la place pour discuter.
Bien sur, il peut être le n°3, ben ça serait déjà bien, vu notre état, mais il reste la rue et là tout peut changer!
Pour ma part il est Hors de question d’avaler mon chapeau pour « financer » un parti quel qu’il soit.
J’ai déjà donné, et je pense que cela ne donne pas une bonne image des partis, en particulier de la part des abstentionnistes, voir des électeurs Fn.

Gaston B. le 30/03
Avec cette constitution aberrante et ce type d’élection, arriver 3e cela veut dire que tout continuera comme avant. Il faut impérativement arriver dans les 2 premiers pour changer la donne. Pour la gauche non libérale il y a déjà plusieurs candidats : Nathalie Arthaud pour Lutte Ouvrière, Jean-Luc Mélenchon pour le Parti de Gauche, Philippe Poutou pour le NPA, bientôt quelqu’un pour les Verts, puis peut être pour le Parti Communiste, puis un pour Nouvelle Donne, puis un ou deux pour les « Frondeurs »…
Il est donc nécessaire de se mettre tous autour d’une table, de définir ensemble une plate-forme commune de rupture avec la politique actuelle, et de choisir collectivement un(e) candidat(e) unique portant ces valeurs. Autrement on aura tous perdu…

Retraites : la régression continue

Augmenter l’âge légal de départ à la retraite et baisser les pensions voilà l’objectif des patrons et des possédants… Merci aux syndicats jaunes de faire des efforts pour y arriver !

https://www.ensemble-fdg.org/content/retraites-complementaires-la-regression-continue

http://www.humanite.fr/une-solution-pour-les-retraites-complementaires-587064

Un tract de la CGT Finistère ce sujet

Gérard Filoche et sa pétition : Sauver le PS ? C’est un peu court.

Gérard Filoche lance une pétition « Macron Démission« . « Plus vite il partira, plus on aura de chances de ne pas trop perdre les prochaines élections » déclare ce membre du bureau national du PS. Dans le texte de la pétition www.macron-demission.fr on lit :

« Si l’on veut sauver la gauche du désastre, il faut la sauver de Macron »
« pour battre la droite et l’extrême droite… pour l’union de la gauche… »

On croit entendre Cambadélis qui appelle au rassemblement de « La gauche ». Comme si remplacer Macron par un clone de Macron allait changer les choses. Pourquoi ne demande t’il pas aussi la démission de Valls et de Hollande ? Car c’est Valls qui a choisi Macron, et c’est Hollande qui a choisi Valls. Quant à la direction du PS elle cautionne en permanence cette politique de droite ultralibérale menée par cette équipe. Qui est responsable du désastre que subit et va subir le PS sinon la politique qu’il mène.

La position de Filoche, un pied à la direction du PS et l’autre dans la contestation va t’elle pouvoir durer encore des années ? Là je pense qu’il parle en tant que dirigeant du PS, dommage, car je le préfère dans l’autre rôle.

Sauver la gauche passe peut être au contraire par la liquidation du PS. Que choisir si on veut une politique de droite, la droite qui dit qu’elle fera une politique de droite, ou la fausse gauche qui dit qu’elle fera une politique de gauche et fait le contraire ? Et que choisir si l’on veut une politique de gauche – c’est à dire basée sur le social, la solidarité, la justice, etc.- et bien aucun des deux !

Reconstruire une gauche, oui, même si c’est sur les ruines du PS (qui lui ne peut que nous amener la droite).