2017, année électorale, ça se prépare, collectivement

L’appel des 100 : Ensemble, favoriser l’irruption citoyenne pour construire l’alternative
www.appeldes100.org

Appel signé par des universitaires, des artistes, des syndicalistes, des militant-e-s associatif(ve)s et citoyen-ne-s, des élu-e-s et responsables politiques (socialistes, écologistes, communistes, Ensemble, République et socialisme, Front de gauche, …) qui porte une réelle pluralité et lance le débat à gauche.
Des premières propositions pour ouvrir le débat.                     Signature en ligne.

Eléments pour débattre :

Une alternative est indispensable face à ces politiques ultralibérales des dernières années sous Sarkozy et Hollande.
Nous n’y parviendrons qu’en rassemblant largement tous ceux qui rejettent ces politiques. Tous ceux qui refusent la loi Travail (plus d’un million de signatures en quelques jours, des milliers de gens dans la rue depuis un mois), tous les déçus de Hollande, tous ceux qui sont victimes de cette dictature de la finance…
Ensemble construisons des propositions audacieuses et dégageons une candidature commune pour la présidentielle ainsi que dans chaque circonscription.

JLM doit avoir la responsabilité et l’intelligence, ce qu’il a probablement, de rejoindre un processus collectif, de passer du JE au NOUS, sinon ce sera l’échec pour tous.

Parmi les premières propositions de base indispensables :

  • remise en cause des traités européens et du rôle de la BCE
  • une VIe République sociale, démocratique, écologique
  • une réforme fiscale de grande ampleur
    Ensemble_appeldes100


Voir les nombreuses propositions mises en discussion, et les amender, sur le site de l’appel des 100 :

INJURE AU PANTHÉON

par YVES LETOURNEUR

Déjà traître à lui-même, à ses engagements,

Jusqu’à l’extrême de ses honteux reniements,

Le voilà de surcroît à tout un pan d’Histoire

Ce président borné, qui refuse la gloire

Du Panthéon à ces courageux résistants

Sans lesquels nous n’eussions chassé les occupants

De notre territoire et libéré la France

En aidant nos Alliés à pousser leur avance !

C’est qu’ils étaient pour lui et le restent toujours

Des ennemis de classe, étrangers au parcours

Du camp qu’il représente ; un camp qu’on sait duplice

Et de nos jours en fait plus que jamais complice

Du maintien résolu de l’ordre dominant.

Donc pas question qu’une Marie-Claude Vaillant-

Couturier ; qu’un Missak Manouchian, ce poète,

Chanté par Aragon, dont s’affichait la tête

Parmi les vingt et deux du groupe arménien

Qui seront fusillés au mont Valérien,

Se puissent retrouver sur la liste officielle

D’une célébration à ce point solennelle.

Nous en sommes au temps d’un vrai rapt d’héritage

Ou de la République étant prise en otage

Par quelques dévoyés de droite ; ou, dans ce cas,

De l’honneur national par cette gauche-là !

 

France

Pourquoi faut-il passer à une VIe République ?

Arguments pour une 6e République

La République française est une des rares démocraties où le chef de l’Etat concentre autant de pouvoirs.

Créée en 1958, renforcée en 1962 par l’instauration de l’élection du président au suffrage universel direct, cette « monarchie républicaine » a été imaginée sur mesure pour un homme « providentiel », le général de Gaulle.

Avant 1958 le président de la République était élu par les députés et sénateurs

L’aberrant système actuel d’élection du président impose un choix entre deux personnes, renforçant le bipartisme cher aux libéraux, alors que le débat devrait porter sur des orientations politiques diverses.

Ce système avait été imaginé pour s’affranchir du Parlement réduit à un rôle d’enregistrement et pour élire une personne sans contre pouvoir.

Le candidat à cette élection présidentielle mène une bataille de communication hyper personnalisée en avançant des promesses qu’il ne sera absolument pas obligé de tenir, aucun recours ni sanction n’étant prévus.

L’inversion du calendrier électoral en 2000, voulue par le socialiste Jospin, renforce encore ce présidentialisme en marginalisant l’élection des députés qui est reportée après l’élection présidentielle et en devient ainsi une simple conséquence.

On met donc ainsi en place un régime personnel avec un « monarque républicain », chef de l’exécutif, habilité à nommer des personnalités à des postes importants, d’où la création d’une « cour » dans son entourage. Il y a affaiblissement du rôle du premier ministre et le parti majoritaire n’a plus pour rôle que de se mettre au service du Président.

En 1964 François Mitterrand qualifiait ce système de « Coup d’état permanent » !

Lors de la campagne présidentielle les deux candidats préchoisis par le système (les deux « favoris officiels ») sont mis en avant ainsi que leurs deux « équipes » et les autres partis sont complètement marginalisés.

Les institutions de la Ve République relèvent d’un archaïsme. En 1958 la situation était très différente, elle a beaucoup évolué, la France est un autre pays, or les institutions n’ont pas bougé.

Il y a une insuffisance démocratique, un malaise démocratique : la soumission au présidentialisme, le cumul des mandats, le sentiment d’impuissance créent un mécontentement qui se traduit par une abstention massive, un rejet multiforme.

Une solution : la Démocratie !

Ce qui ne fonctionne pas avec la 5e

  1. L’avis du peuple ne sert à rien. Ex 29 mai 2005 le NON triomphe au référendum sur le TCE (Traité Constitutionnel Européen). Le traité est adopté quand même, imposé par le gouvernement.
  2. La représentation politique est complètement faussée par le système électoral. Un exemple : en 2012 dans le Finistère le PS obtient 8 députés sur 8 (donc 100%) avec 38,9% des voix au 1er tour.
  3. Le système électoral est fait pour conserver le bipartisme, donc pour empêcher toute alternative (deux « équipes » alternent au pouvoir en maintenant le cap du libéralisme).
  4. La séparation des pouvoirs est bafouée par un régime présidentiel qui donne un rôle dominant à l’exécutif. Le Parlement est devenu une chambre d’enregistrement des décisions du gouvernement ou des « directives » européennes.

Ce que le Front de Gauche propose

  1. Primauté de l’Assemblée Nationale sur l’exécutif
  2. Proportionnelle aux élections
  3. Référendum initié par un pourcentage conséquent de la population
  4. Droits sociaux
  5. Citoyenneté dans l’entreprise
  6. Le peuple doit reprendre le pouvoir
  7. Indépendance de la Justice à l’égard de l’exécutif
  8. Indépendance des medias à l’égard du pouvoir politique et des puissances d’argent
  9. Assemblée Constituante, indépendante des élus actuels, débouchant sur une nouvelle constitution soumise à référendum                                             par GB Avril 2013

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QUI GOUVERNE LA FRANCE ?

Qui nous gouverne ? Des énarques, certes, mais on sait moins que tous ou presque, à l’UMP comme au PS, sont membres de deux clubs sulfureux, le Siècle et la French American Foundation, deux clubs parmi les plus discrets mais les plus influents de France.

LE SIECLE ET LA FRENCH AMERICAN FOUNDATION

Le Siècle est une filiale du club de Bilderberg, la French American Foundation est de son côté une filiale du Council on Foreign Relations, dont le programme 2008-2013 est connu sous le nom de « Nouvel Ordre Mondial« .

La French American Foundation a réussi à placer cinq de ses membres dans le gouvernement Hollande, et Hollande lui-même à la présidence de la République. Joli coup !

Le club Bilderberg a maintenant deux yeux au sein du gouvernement, dont Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur.

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Les banques d’affaires au cœur du pouvoir

Par Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, sociologues*

Les banques Lazard et Rothschild au cœur de l’administration de l’Etat au-delà des orientations politiques

François Hollande a choisi un associé gérant de la Banque Rothschild, Emmanuel Macron, comme secrétaire général adjoint de l’Elysée.

 L’histoire politique de notre pays bégaye donc puisque, en 2007, Nicolas Sarkozy avait nommé François Pérol, lui aussi associé gérant de la banque Rothschild, également comme secrétaire général adjoint de l’Elysée. Dans l’un et l’autre cas, les relations étaient déjà établies avant ces nominations. Emmanuel Macron s’est engagé auprès de François Hollande pendant la Campagne de la présidentielle tandis que François Pérol fut le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy lorsqu’il était ministre des Finances en 2004. Jeune inspecteur des finances, Emmanuel Macron est entré à la banque Rothschild en 2008, à l’âge de trente et un ans, et le voici donc à trente-cinq ans le relais des affaires financières internationales au cœur d’un système politique dont la majorité des pouvoirs sont aux mains de la gauche libérale.

La banque Rothschild exerce ses talents dans plus de 30 pays à travers le monde. Elle a souvent composé avec les pouvoirs en place quelle que soit leur orientation politique. En se rendant utiles aux princes allemands, aux grands électeurs et autres landgraves, avant la naissance de l’Allemagne en 1871, les Rothschild bénéficièrent d’une caution précieuse. Par la suite. leurs engagements auprès des États d’accueil, qu’il s’agisse de la France de la Restauration ou du second Empire, de l’Angleterre ou de l’Allemagne de Bismarck, leur permirent d’amasser un patrimoine considérable à l’ombre protectrice de leurs commanditaires. Selon Martine Orange, auteur d’un excellent livre, « Rothschild, une banque au pouvoir » (Albin Michel, 2012), il n’y a qu’en France que deux banques d’affaires, Rothschild et Lazard sont sollicitées par les pouvoirs politiques. « Le ministère des Finances; écrit-elle en a fait ses interlocuteurs privilégiés, leur déléguant tant de missions qu’elles finissent par être des ministères bis de l’industrie et de l’économie. » L’auteur analyse nombre de privatisations qui, sous des gouvernements de droite comme de gauche, ont mobilisé les conseils de ces deux banques. Ainsi, au cours de la première cohabitation, Mitterrand étant président, Chirac premier ministre et Balladur aux finances, les Rothschild représentent l’Etat dans le processus de privatisation de Paribas. Chirac président, Jospin premier ministre et Strauss-Kahn aux finances, les privatisations s’accumulent, sous les conseils de la banque Lazard et des Rothschild. « A l’époque,  note Martine Orange, les banques d’affaires sont presque à demeure au ministère des Finances. »

On n`est donc plus étonné quand en septembre 2012;. Pierre Moscovici, ministre socialiste de l’Economie, choisit la banque Lazard comme conseil pour la création de la Banque publique d’investissement, Un tel choix n’a pas manqué de provoquer la polémique, autour du soupçon du conflit d’intérêts, puisque le dirigeant de la banque d’affaires Lazard en France n’est autre que Matthieu Pigasse, membre lui aussi du Parti socialiste, proche de Dominique Strauss-Kahn et soutien public de François Hollande pendant la campagne de la présidentielle.

Tout se passe comme si l’État ne voulait plus, ou ne pouvait plus, prendre des décisions ou faire des arbitrages polítiques et économiques sans que ceux-ci aient été expertisés et cautíonnés par de grandes banques d’affaires privées. Il règne au sein du Parti socialiste un parfum de « servitude volontaire », pour reprendre l’expression d’Etienne de La Boëtie.

*Dernier ouvrage paru: l’Argent sans foi ni loi, conversation avec Régis Meyran. Paris, Textuel, 2012.

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Octobre 2012 : UMP et PS adoptent le Traité européen au Parlement.

Et voilà, ils l’ont fait ! Le PS et l’UMP ont fait adopter le traité Sarkozy-Merckel par le Parlement.

Comme pour le traité de Maastricht, comme pour le TCE en 2005 , comme pour le traité de Lisbonne, on retrouve ce permanent « Club des Libéraux ».

Le non au référendum de 2005 les avait ébranlé, alors maintenant surtout pas de référendum ! Des fois que le peuple français les désavoue…

Elle est bien là la ligne de démarcation. Non pas entre la droite et la gauche, mais entre les libéraux et les antilibéraux, entre les constructeurs de cette Europe des banquiers, de la dérèglementation, de la casse des services publics, de l’austérité organisée pour les peuples, d’une part, et d’autre part, ceux qui veulent une Europe sociale et solidaire, une Europe pour les peuples.

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– ArmorLux et la Tunisie: un article des Alternatifs du Finistère en date du 26 janvier 2011

La Révolution tunisienne de ce mois de Janvier 2011 nous aura aussi appris quelque chose: Le fonctionnement d’une entreprise bretonne dans l’économie du XXIème siècle. Ainsi ARMOR LUX dévoile sa stratégie dans la presse locale avec une honnêteté surprenante: Seulement 33% de sa production est fabriquée en France… Il est où, le fameux « produit en Bretagne »? On comprend mieux la démarche lorsque le directeur général dévoile le montant des salaires des ouvrières tunisiennes: 250 à 300 euro par mois pour 48h hebdomadaires soit 1,50 euro de l’heure au maximum.

Ce sont 500 entreprises françaises du textile qui fonctionnent de la même façon. Elles sont propriétaires des usines, l’encadrement est en grande partie français et tout ce beau monde fait trimer la main d’œuvre locale. Il leur a fallu, disent-elles, devenir propriétaires en Tunisie (elles n’osent même pas prononcer le mot  « délocaliser ») à cause de la « crise » du textile dans les années 90. Mais cette crise n’a-t-elle pas aussi été provoquée par ceux qui jouent de leur propre concurrence en provoquant le chômage ici tout en profitant de la misère des peuples ailleurs?

Sous le régime Ben Ali, tout se payait. On peut penser que ces entreprises versaient leur quote-part à cette famille mafieuse. Délivrées de cet « impôt »,  elles vont encore pouvoir augmenter leurs bénéfices. Vive la révolution, mais jusqu’au bout !

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Le président sur TF1, sommes nous en monarchie ?

7b2f2-hollande-majesteEn réponse à un journaliste qui mettait en doute ses capacités à gouverner, François Hollande sur TF1-Bouygues le 6 novembre 2014, à mi-mandat a affirmé :
« Manuel Valls applique la politique que j’ai moi-même fixée pour la nation »
… »C’est le Président de la République qui fixe la ligne directrice »
.. »Toutes les réformes je les ai décidées moi-même. »

C’est bien là le problème, nous avons un système où une personne décide seule, y compris en contradiction avec ses promesses.

Il est grand temps de passer à une VIe république qui serait démocratique !

Changer la constitution, urgence.

Crise du régime, fin de course d’une Ve république à bout de souffle ?
Un président se fait élire sur des promesses. Il n’en tient aucun compte et décide tout seul.
Il choisit seul son 1er ministre, son valet zélé, qui lui vire tous les ministres pas tout à fait dans la ligne du chef…
Une assemblée nationale de moins en moins consultée. Juste suffisamment de députés godillots élus dans la foulée de la présidentielle pour cautionner les directives européennes et les injonctions présidentielles.
Bientôt 70% d’abstention si cela continue…
Avec ce système rien à espérer pour 2017.
Alternance ou pas, le Medef et l’ultralibéralisme tiennent les rênes.
Il faut impérativement changer la constitution !

Alternative à gauche

Alternative à gauche

Remarque préalable : Il ne faut pas confondre alternative et alternance !
L’alternance nous avons connu. Quand une équipe au pouvoir est usée ou discréditée, on nous laisse en changer.
Mais cette nouvelle équipe, avec un autre style et un autre discours, continue en gros la même politique au profit des mêmes. Les capitalistes adorent l’alternance, (voir la Grande Bretagne, les Etats Unis…) elle donne aux gens une impression de changement, une impression de démocratie, mais elle ne remet pas en cause leur système. D’où l’intérêt pour eux de favoriser une bipolarisation qui ne laisse le choix qu’entre deux gestionnaires du même système et de plus, met dans la tête des citoyens qu’il n’y a pas d’autre solution, que toute alternative est vaine et utopique.
La crise actuelle est une crise du système.
Il ne s’agit en rien d’un épisode conjoncturel. Elle se superpose aux crises énergétique, alimentaire, écologique et financière. Leur simultanéité révèle des dysfonctionnements que le système capitaliste mondialisé ne peut qu’amplifier, incapable qu’il est de définir un autre cap que celui de la course folle aux profits. À vouloir ponctionner aux deux extrémités du système marchand ce dernier déséquilibre tout l’édifice. Ainsi pour ce qui concerne le pétrole, la logique purement financière pousse les compagnies pétrolières à garder intactes leurs marges faramineuses quand les prix à la production flambent. La même logique imposant depuis 20 ans une répartition des richesses toujours plus à l’avantage des profits au détriment des revenus du travail, de la spéculation au détriment de l’investissement. Au final c’est un consommateur disposant donc de moins de revenus qui doit payer plus cher son carburant, son alimentation, son logement, ses soins médicaux… Une causalité simple mais bien réelle qui implique que ce ne sont plus simplement les ouvriers, les employés, les salariés qui se sentent opprimés mais toutes celles et tous ceux qui se croyaient à l’abri et insérés dans la société.
Ce système n’est pas une fatalité, il est soutenu par nos dirigeants qui l’assument à tous les niveaux : national (accélération des « réformes », de la déréglementation, de la casse des acquis sociaux), européen (dogme libéral de la mise en concurrence et de l’orthodoxie budgétaire), et mondial (FMI, OMC).
Comment en sortir ?
Sous peine d’une catastrophe planétaire annoncée, il est plus que jamais urgent de construire une véritable alternative à un système devenu aussi malade que pyromane. Nous avons besoin de construire, d’unir et d’organiser une gauche enfin à gauche qui soit en phase avec les aspirations de la population.
Nous avons des propositions, en voici quelques unes :
* Établir d’une autre répartition des richesses. (donc remise en cause du libéralisme).
* Reconquérir et développer des services publics. (donc remise en cause du libéralisme).
* Initier un nouveau type de développement.
* Garantir un accès égal pour tous  et toutes
aux biens communs de l’humanité tout en garantissant leur préservation : l’eau, l’énergie, l’environnement. (par ex établir un pôle public de l’énergie, mettre fin à la privatisation de la distribution de l’eau))
au droit à l’emploi, à la retraite, à la santé, à l’éducation, à une information pluraliste.
* Dégager les moyens d’une alternative (taxation des transferts financiers, réforme de la fiscalité, contrôle des fonds publics).
* Assurer un renouveau démocratique.
* Refondre les institutions françaises (passage à une VIe république) avec
·         .représentation pluraliste des citoyens avec non cumul des mandats et l’élection complète ou partielle des députés au scrutin proportionnel.
.réforme du Sénat.
·         .renforcement des pouvoirs du Parlement, ce qui passe notamment par la suppression de l’élection du président de la république au suffrage universel.
* Construire une autre Europe dans un autre Monde.
L’ampleur de la crise actuelle soulève la question de la remise en cause du système monétaire et financier. « Remettre à l’endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l’envers » suivant la devise de la Fondation Copernic.
Il y a pour cela nécessité d’une action commune des forces anticapitalistes et antilibérales, c’est l’objectif de notre collectif.

Il ne faut pas sauver le système, mais le changer !
Cela ne se fera pas avec ceux qui le soutiennent et qui l’ont mis en place :
En France : Hollande, Sarkozy et les différents dirigeants depuis 30 ans.
En Europe : Ceux qui soutiennent la stratégie de Lisbonne (droite, centre, socialistes, verts).
Dans le monde : OMC et FMI.
D’où la nécessité absolue de construire à gauche une force d’alternative de progrès social, démocratique et écologique.
Une alternative ne sera possible qu’à deux conditions :
–         une convergence des luttes sociales.
–         un front commun des forces antilibérales qui doit devenir la véritable opposition.

Pourquoi faut-il passer à une VIe République ?

Arguments pour une 6e République
La République française est une des rares démocraties où le chef de l’Etat concentre autant de pouvoirs.
Créée en 1958, renforcée en 1962 par l’instauration de l’élection du président au suffrage universel direct, cette « monarchie républicaine » a été imaginée sur mesure pour un homme « providentiel », le général de Gaulle.
Avant 1958 le président de la République était élu par les députés et sénateurs
L’aberrant système actuel d’élection du président impose un choix entre deux personnes, renforçant le bipartisme cher aux libéraux, alors que le débat devrait porter sur des orientations politiques diverses.
Ce système avait été imaginé pour s’affranchir du Parlement réduit à un rôle d’enregistrement et pour élire une personne sans contre pouvoir.
Le candidat à cette élection présidentielle mène une bataille de communication hyper personnalisée en avançant des promesses qu’il ne sera absolument pas obligé de tenir, aucun recours ni sanction n’étant prévus.
L’inversion du calendrier électoral en 2000, voulue par le socialiste Jospin, renforce encore ce présidentialisme en marginalisant l’élection des députés qui est reportée après l’élection présidentielle et en devient ainsi une simple conséquence.
On met donc ainsi en place un régime personnel avec un « monarque républicain », chef de l’exécutif, habilité à nommer des personnalités à des postes importants, d’où la création d’une « cour » dans son entourage. Il y a affaiblissement du rôle du premier ministre et le parti majoritaire n’a plus pour rôle que de se mettre au service du Président.
En 1964 François Mitterrand qualifiait ce système de « Coup d’état permanent » !
Lors de la campagne présidentielle les deux candidats préchoisis par le système (les deux « favoris officiels ») sont mis en avant ainsi que leurs deux « équipes » et les autres partis sont complètement marginalisés.
Les institutions de la Ve République relèvent d’un archaïsme. En 1958 la situation était très différente, elle a beaucoup évolué, la France est un autre pays, or les institutions n’ont pas bougé.
Il y a une insuffisance démocratique, un malaise démocratique : la soumission au présidentialisme, le cumul des mandats, le sentiment d’impuissance créent un mécontentement qui se traduit par une abstention massive, un rejet multiforme.
Une solution : la Démocratie !
Ce qui ne fonctionne pas avec la 5e
1.         L’avis du peuple ne sert à rien. Ex 29 mai 2005 le NON triomphe au référendum sur le TCE (Traité Constitutionnel Européen). Le traité est adopté quand même, imposé par le gouvernement.
2.         La représentation politique est complètement faussée par le système électoral. Un exemple : en 2012 dans le Finistère le PS obtient 8 députés sur 8 (donc 100%) avec 38,9% des voix au 1er tour.
3.         Le système électoral est fait pour conserver le bipartisme, donc pour empêcher toute alternative (deux « équipes » alternent au pouvoir en maintenant le cap du libéralisme).
4.         La séparation des pouvoirs est bafouée par un régime présidentiel qui donne un rôle dominant à l’exécutif. Le Parlement est devenu une chambre d’enregistrement des décisions du gouvernement ou des « directives » européennes.
Ce que le Front de Gauche propose :
  1.       Primauté de l’Assemblée Nationale sur l’exécutif
  2.       Proportionnelle aux élections
  3.       Référendum initié par un pourcentage conséquent de la population
  4.       Droits sociaux
  5.       Citoyenneté dans l’entreprise
  6.       Le peuple doit reprendre le pouvoir
  7.       Indépendance de la Justice à l’égard de l’exécutif
  8.       Indépendance des médias à l’égard du pouvoir politique et des puissances d’argent
  9.       Assemblée Constituante, indépendante des élus actuels, débouchant sur une nouvelle constitution soumise à référendum.