Le coût du capital.

Et que font les banques dans les paradis fiscaux ? Quelques exemples (télécharger en pdf)

Et, à cause de l’entêtement aberrant de Mélenchon et d’Hamon cette situation va durer et s’amplifier car ils vont faire élire Macron qui est le valet des milliardaires et des banques !
Ils auront donc tous les deux une grande responsabilité…

Macron

Macron : l’imposture !

  • Qui est Macron ?
  • Qui a propulsé Macron
  • Macron au gouvernement
  • la loi Macron
  • Lui aussi a des casseroles
  • Candidat à l’élection présidentielle, candidat de qui, pour faire quoi..

I – Qui est Macron

Énarque, jeune banquier d’affaires chez Rothschild, conseiller économique de Sarkozy, puis de François Hollande, ministre de Manuel Valls, chouchou du MEDEF …

Jeune ? En fait complètement ringard, il recycle les recettes ultralibérales et réactionnaires (et qui ont fait des dégâts partout) de Ronald Reagan et Margaret Thatcher dont il est le fils naturel.


Macron expliqué par Besancenot sur LCI

II – Qui a propulsé Macron

C’est le président de la République François Hollande et son 1er ministre Manuel Valls qui ont choisi ce banquier pour conseiller d’abord, puis pour prendre en main l’économie du pays. Cela ne s’est pas passé dans l’aval de l’appareil du parti Socialiste bien sûr.

III – Macron au pouvoir 2014-2016

En 2014. Macron devient Secrétaire général adjoint de la présidence de la République pendant 2 ans et l’instigateur de la politique de l’offre qui va causer des dégâts sociaux considérables à notre pays. De 2014 à 2016 il participe activement à la politique néolibérale de Valls.
Il fait même du zèle ensuite quand il critique la loi El Khomri parce qu’elle ne va pas assez loin dans l’abaissement des droits des salariés. On se souvient et on s’en rappellera !

Emmanuel Macron : « Il faut aller plus loin que la loi El Khomri »  

François Ruffin, dans Fakir, parle de Macron à propos de l’entreprise Ecopla « Macron nous a tuer »

IV – la loi Macron – 2015

Un résumé à l’aide d’un petit diaporama que j’avais réalisé en janvier 2015 pour un exposé
en utilisant les dessins de Charb conçus pour illustrer la loi Macron.

Une analyse de la loi Macron par Richard ABAUZIT, ex inspecteur du travail, CGT Dieppe

Lien vers un dossier de Mai 2015 sur la loi Macron, sur le site du Front de Gauche du Pays Bigouden

Escarres, CO2 et petit marquis, un article d’août 2015 sur le transport en car

Une lettre ouverte de la CGT pays bigouden à la députée au sujet de la loi Macron

Et le bradages des biens publics aux multinationales (aéroports, barrages hydrauliques…), que resterait-il s’il arrivait au pouvoir ?

un dessin contre la loi Macron

Autoritarisme : c’est par recours au scandaleux 49.3 que Valls et Macron ont imposé cette loi dont personne ne voulait.

V – Un arriviste peu regardant

https://www.mediapart.fr/journal/france/310516/macron-rattrape-par-son-isf

VI – Candidat en 2017 – Pour quelle politique ? Au Service de Qui ?

Macron anti-système ? La démystification par Monique Pinçon-Charlot

Marine Le Pen n’est plus la seule à jouer de cette imposture. Emmanuel Macron a également adopté le filon de l’« antisystème », en contradiction totale avec son projet et son parcours personnel, mais unique chance de son succès politique. Sous les atours rhétoriques du changement, le candidat d’En marche ! représente la perpétuation du système. Alors que sa popularité semble ne reposer que sur un attrait des citoyens pour « le renouveau politique » qu’il prétend incarner, l’ancien ministre de l’Économie ne propose aucune réforme institutionnelle apte à renouveler véritablement la démocratie. Comme son équipe de campagne nous l’a confirmé hier, le candidat ne proposera pas de passage à la VIe République, se projetant parfaitement dans les habits du monarque républicain. L’ancien banquier ne s’en est d’ailleurs pas caché lors de sa première conférence de presse de candidat, le 19 janvier, confiant toute son admiration pour le général de Gaulle et sa conception d’une République « au-dessus des partis »… et donc des représentants du peuple. Le candidat du « renouveau politique » emprunte au premier président de la Ve République cette vieille ficelle du « rassemblement national », ultime tentative de l’oligarchie sociale-libérale pour s’adapter et survivre dans une période de rejet profond de son modèle.

Macron neuf et hors système ? Une escroquerie absolue, par Dany Lang, économiste

Emmanuel Macron, ou les vieux habits de l’homme neuf (Francis Denord et Paul Lagneau-Ymonet, Le Monde Diplomatique, mars 2017)

 Les médias le propulsent comme une marque de savonnette. Pas étonnant quand on sait à qui appartiennent les médias

La bulle Macron, un matraquage publicitaire massif, article de l’Obs

Le programme de Macron ? Il le maintient dans le flou pour ratisser dans tous les sens, mais son slogan « En marche » est en réalité « En marchandise » ! Il veut pousser encore plus loin le libéralisme en transformant tout en marchandise : la santé, les retraites, les biens communs, les services publics, etc.. Rien ne doit plus échapper aux actionnaires…

la Macron-économie par Frédéric Farah, coauteur avec Thomas Porcher d’une Introduction inquiète à la « Macron-économie ».

Réponse à Emmanuel Macron : « La liberté est une valeur de gauche, pas le libéralisme. » par Manuel Cervera-Marzal de la fondation Copernic

Macron, un attrape-tout de la 5e, par Fabien Escalona, Mediapart 21 février 2017

Quelques liens : Macron veut liquider le modèle social français, par Frédéric Farah, dans LVS Le vent se lève

Macron, candidat du lieu commun, chronique sur Europe 1 

Qui veut vraiment Macron ? La bas si j’y suis 13 février 17

Macron, c’est Tony Blair avec 20 ans de retard 

« Macron: l’homme de main » – par Jean-Emmanuel Ducoin (L’Humanité, 14 février 2017): l’histoire d’un télé-évangélisme au service des intérêts de la finance et de l’effacement des idées de gauche

Des discours qui frisent le ridicule :

Pensez printemps ! Voilà ce qu’il a trouvé.. Comment les gens qui voient ses meetings peuvent-ils avaler un discours aussi creux ? Une petite vidéo

Ses meetings sont minutieusement manipulés avec des « animateurs de foule’ pilotés par SMS en direct. Sur ce lien une petite vidéo

Un article dans Ouest France du 5 février 2017

Et pourquoi ne pas le dire avec humour ?

Lectures

sansdomicilefisc_bocquetSans domicile fisc – Sortie Septembre 2016 Editions Cherche Midi

Évasion, optimisation fiscale et fraude font perdre chaque année entre 60 et 100 milliards d’euros au budget de la France et plus de 1 000 milliards en Europe. Conséquences de la lutte molle de nos gouvernements, l’école, la culture, l’hôpital, la justice, les équipements publics, les collectivités perdent des moyens pour répondre aux besoins des citoyens. Cette austérité qui mine l’État gangrène la démocratie et ouvre la porte à l’extrémisme.

Publié aux éditions du Cherche Midi (et disponible en version numérique), l’ouvrage intitulé « Sans domicile fisc » co-signé par le sénateur Eric Bocquet et son frère, le député Alain Bocquet, s’est déjà vendu à plus de 10 000 exemplaires. Voici 8 citations extraites de cet ouvrage, objet de nombreux débats en France en présence de ses auteurs. Des témoignages qui incitent à la lecture, mais surtout à lutter plus efficacement contre la fraude et l’optimisation fiscale.

1. «Le sujet de l’évasion fiscale est, à l’origine, un sujet non criminel. Il naît de l’idée qu’un État dispendieux et non organisé ferait peser une pression fiscale insupportable sur de pauvres contribuables qui cherchent à échapper à la pression… Ceci fournit au fraudeur des excuses, et en général une certaine compassion sociale ». Alain Bauer, criminologue.

2. « …moins de 1% des gens, détenteurs de gros capitaux financiers ou productifs, peuvent plus ou moins décider du sort des autres, de leur emploi et de leurs revenus. Des décennies de luttes sociales ont permis de limiter l’arbitraire et de construire des cadres devant s’imposer à tous. Mais de façon permanente, les mêmes détenteurs des plus gros capitaux cherchent à s’affranchir de ces règles collectives relatives à la progressivité de l’impôt, à la protection sociale à but universel, au droit du travail, aux normes environnementales, etc. ». Jean Gadrey

3. La loi Suisse sur le secret bancaire : « Ce fut en 1934. Non pour protéger le patrimoine de membres des communautés juives de la convoitise nazie, mais en réaction contre la France, dont la police avait, deux ans plus tôt, surpris le versement illicite de coupons et de dividendes non déclarés dans les locaux d’une banque bâloise à Paris ». Les frères Bocquet.

4. « Seuls 1,1 à 1,6% des flux financiers mondiaux ont un lien direct avec la production et l’échange de biens et de services », le reste n’est que marchés financiers. Les frères Bocquet.

5. « La plupart des citoyens manifestent une certaine bienveillance pour l’idée qu’on peut en faire passer un peu de côté ! Une attitude assortie d’une résolution, sans doute teintée d’hypocrisie, prétendant que si l’État était bien géré, on consentirait à des efforts, mais… qu’au vu des gaspillages régulièrement dénoncés, on y renonce.» Michel Claise, juge d’instruction auprès du tribunal d’instance de Bruxelles et chargé d’un cabinet financier,

6. « Les évaluations des ONG sont édifiantes : cette situation génère chaque année un manque de recettes de 60 à 80 milliards d’euros pour le budget de la République française, dont le montant total des recettes est de 300 milliards pour 2016. Une perte à comparer avec la trentaine de milliards d’euros de recettes de l’impôt sur les sociétés, ou encore les 73 milliards du déficit budgétaire annoncé pour 2016 ». Les frères Bocquet.

7.  « Je ne pense pas que les citoyens acceptent encore longtemps que les entreprises comme Total, Saint-Gobain, Danone, Suez Environnement, Schneider et autres s’exonèrent en ne payant pas d’impôts en France à dues proportions. (…) La fraude est estimée entre 60 et 80 milliards en 2015, et l’optimisation à près de 66,3 milliards esquivés en 2009… (…) ». Vanik Berberian, président des maires ruraux de France.

8. « On a assisté au repli du grand banditisme traditionnel vers les domaines économiques et financiers. Il s’est converti à ces pratiques très juteuses. L’exemple typique est celui de la ”fraude à la TVA“. (…) La TVA est le plus important des impôts indirects, avec 140 milliards d’euros. Le manque à gagner annuel est évalué à environ 30 milliards par la Commission européenne, soit environ 20% de la première ressource de l’État! ». Vincent Thomazo, contrôleur principal des douanes et secrétaire général du syndicat UNSA-Douanes


DardotLavalComment sortir de la nuit néolibérale.. Par Pierre Dardot, philosophe,  et Christian Laval, sociologue,   Ce cauchemar qui n’en finit pas aux éditions La Découverte. Mai 2016


Mordillat_Brigade_rireGérard Mordillat : La Brigade du rire. Une leçon de politique, une rééducation qui serait bien utile à nos chroniqueurs des médias….

Il y a Kowalski, dit Kol, né en colère. Betty, licenciée de l’imprimerie où elle travaillait. Dylan, prof d’anglais et poète. Les jumelles Dorith et Muriel, pour qui la vie est une fête permanente. L’Enfant-Loup, coureur et bagarreur. Suzana, infirmière en psychiatrie. Rousseau, beau gosse et prof d’économie. Hurel, industriel, lecteur de Marx et de Kropotkine. Isaac le rouquin, distributeur de films, et Victoria que personne n’attendait…

Constitués en « Brigade du rire », par jeu, ils kidnappent Pierre Ramut, l’éditorialiste vedette de Valeurs françaises, et, dans un bunker transformé en atelier, l’installent devant une perceuse à colonne. Forcé de travailler selon ce qu’il prescrit dans ses papiers hebdomadaires – semaine de 48h, salaire de 20% inférieur au SMIC, productivité maximum, travail le dimanche –, Ramut saura désormais de quoi il parle…

Dans une grande fresque tragi-comique, fidèle à son univers – Vive la sociale, Les Vivants et les Morts – Gérard Mordillat parle du monde d’aujourd’hui, de ses injustices, de ses luttes, de ceux qui refusent de se soumettre et se vengent d’un grand éclat de rire.


livre_Europe_experience_grecqueUn livre utile sur les divergences et convergences de la « gauche radicale » en Europe
Europe, l’expérience grecque : le débat stratégique
Ouvrage collectif coordonné par Pierre Khalfa de la Fondation Copernic et Alexis Cukier
Editions du Croquant –> 8 euros
En Grèce se joue aujourd’hui une bataille politique cruciale pour l’avenir de l’Europe. Depuis la victoire électorale de Syriza le 25 janvier 2015 a lieu une tentative inédite pour rompre avec la politique économique néolibérale de l’Union européenne et sortir du carcan mortifère de l’austérité. Les négociations avec l’Eurogroupe et le bras de fer avec la Troïka ont conduit cet été à deux événements politique majeurs : la victoire du non au référendum, puis la signature par le gouvernement grec, sous la pression économique et politique des institutions européennes, d’un troisième Mémorandum. Les réussites et les échecs de cette expérience grecque, ses enseignements pour la gauche de transformation sociale, les nouvelles perspectives internationalistes qu’elles rendent possibles, sont désormais en discussion dans tous les pays européens et particulièrement en France. Cet ouvrage collectif propose de contribuer à ce débat stratégique en confrontant diverses positions concernant les enseignements de l’expérience grecque. Que s’est-il passé exactement en Grèce depuis la victoire électorale de Syriza le 25 janvier 2015 ? Une stratégie alternative (mesures unilatérales, sortie de l’euro, alliances internationales) aurait-elle permis une issue différente ? Comment ont évolué, et pourraient se modifier, les contradictions et les rapports de force dans l’Union européenne ? Comment une rupture avec les politiques austéritaires et néolibérales est-elle possible en Grèce, en France et en Europe ? En prenant position dans ce débat, dix chercheurs, militants et responsables politiques confrontent leurs analyses de l’expérience grecque des derniers mois, leurs évaluations de ses conséquences et opportunités politiques et leurs propositions pour l’avenir de l’Europe.


Une_histoire_populaire_de_l_empire_americainUne histoire populaire de l’Empire américain, en bande dessinée (éditions Delcourt)—> une bonne idée de cadeau
d’après « Une histoire populaire des Etats Unis », d’Howard Zinn

En tant qu’intellectuel, Howard Zinn part de ce postulat : le point de vue traditionnellement adopté par les ouvrages d’histoire est assez limité. Ainsi, il décide de rédiger un ouvrage sur l’Histoire des États-Unis afin d’en offrir une perspective différente : c’est la naissance d’Une histoire populaire des États-Unis. Ce livre dépeint les luttes qui opposèrent les Indiens d’Amérique aux Européens, l’expansion des États-Unis, les révoltes des esclaves contre le système qui les oppressait, les oppositions entre syndicalistes – ou simples travailleurs – et capitalistes, les combats des femmes contre le patriarcat, le mouvement mené par les Noirs contre le racisme et pour les droits civiques, et d’autres parties de l’Histoire américaine qui n’apparaissent pas dans les livres.
Cette adaptation en bande dessinée est remarquable par sa puissance synthétique, qui réussit à n’édulcorer en rien le propos de Zinn ; son découpage et son rythme parviennent à insuffler une vie à ce qui pourrait n’apparaître que comme une somme historique.

Howard Zinn : « Les USA n’ont jamais été une démocratie »


Chomsky_de_la_propagande

Noam Chomsky : De la propagande  Un livre de 2001 mais d’une actualité brûlante en ces temps où le matraquage médiatique bat son plein.

Noam Chomsky, le linguiste américain, ne se contente pas de maudire l’obscurantisme, il allume une bougie pour que nous puissions y voir.
– collection livre de poche 10/18


 

 

 FauxSemblantsFN_2015Les Faux-semblants du FN : Ouvrage salutaire. Parution Octobre 2015

« Sociologie d’un parti politique », ouvrage collectif, Presses de Sciences-Po

Salutaire parce que ses 21 auteurs passent la formation d’extrême droite au crible des sciences politiques, de la sociologie, de la statistique. Parce qu’ils démontent les clichés véhiculés par les médias. Ils donnent du même coup des outils de combat.


 

Stiglitz_grande_fracture Joseph Stiglitz : La grande fracture, sortie Septembre 2015 Voir l’article du 31 août


Fatou Diome. « Je suis là pour gâcher le sommeil des puissants »


Quel dommage que tu ne sois pas plus noire, Yasmine Modestine, Max Milo éditions


 Peuple citoyen par  Jean-Claude Mairal


 livre_noir_banques

Le livre noir des banques 

Des centaines de milliards d’euros : c’est ce qu’ont coûté les plans de sauvetage des banques françaises après le quasi-effondrement du système financier mondial en 2008, pris au piège de ses propres folies spéculatives. Indignation de l’opinion, grandes promesses de régulation : on allait voir ce qu’on allait voir pour recadrer une finance devenue « ennemie ».

Six ans plus tard, où en est-on ? Les banques sont-elles redevenues utiles à l’économie et à la société ? C’est tout le contraire !

 

Nouveau_manifeste_atterresparution 21 janvier 2015, chez votre libraire.

Le site des atterrés


Le coût du capitalle-cout-du-capital

2014 – 6 €               À en croire le gouvernement et les médias, la crise économique que nous traversons serait due au « coût » du travail. Les Français seraient trop payés, ne travailleraient pas assez longtemps et auraient des acquis sociaux trop élevés qui limiteraient la compétitivité des entreprises. Tout dément pourtant cette thèse patronale. Aujourd’hui, lorsque les entreprises font des profits, 80 % sont destinés à rémunérer les actionnaires. Un salarié travaille en moyenne vingt-six jours par an pour les actionnaires, contre neuf jours par an au début des années quatre-vingt. C’est ce coût du capital exorbitant qui détruit l’emploi, qui jette les gens dans la rue, qui ravage la planète. En analysant le coût du capital et ses conséquences, les économistes qui ont contribué à cet ouvrage proposent une critique radicale du capitalisme d’aujourd’hui. Ils permettent ainsi de trouver les formules de son renversement.

Guillaume Etiévant, expert auprès des comités d’entreprise et des organisations syndicales, est secrétaire national du Parti de Gauche à l’Économie et au Travail. Il est membre du bureau de la Fondation Copernic.Nolwenn Neveu, professeure agrégée de sciences économiques et sociales, est coprésidente de la commission économie du Parti de Gauche.Laurent Cordonnier, Benjamin Coriat, Michel Husson, Paul Jorion, Jean-Luc Mélenchon et Hadrien Toucel ont également contribué à cet ouvrage.

Retournez les fusils

Ziegler_retournezlesfusils2014Jean Ziegler 2014

Son camp, Jean Ziegler l’a choisi depuis longtemps. Son engagement est même l’oeuvre de toute une vie. A l’université de Genève d’abord, où il a formé des générations de sociologues à la pensée critique. A l’ONU ensuite, où il a travaillé sans relâche à l’éradication de la faim au nom de la dignité des peuples. Dans ses livres enfin, par lesquels il n’a cessé de dénoncer les mécanismes d’assujettissement des peuples du monde.

A partir de ses expériences de terrain et de son travail critique, Jean Ziegler a constitué le trésor de guerre que voici, présenté dans une édition entièrement refondue, plus de trente ans après la première. Comment penser le monde et le transformer ? Quels sont les outils analytiques à notre disposition pour y parvenir ? Choisir son camp, oui. Parce qu’il est grand temps de retourner les fusils.

Le dernier livre de Jean Luc Mélenchon —– passionnant !

Le Manuel d’histoire critique publié par le Monde diplomatique est une contribution importante pour battre en brèche la pensée unique conservatrice.

manuelHistoireCritiqueMANUEL D’HISTOIRE CRITIQUE,

le Monde diplomatique 2014 -. 11,95 euros.

CET OUVRAGE COLLECTIF S’ATTAQUE AUX IDÉES REÇUES SUR LE PASSÉ, DE 1830 À 2010.

L’histoire est un champ de bataille que l’idéologie réactionnaire n’hésite pas à investir pour vanter les bienfaits de la colonisation ou amalgamer nazisme et communisme. Ce Manuel d’histoire critique offre une alternative salutaire aux antiennes conservatrices que certains ouvrages pédagogiques relaient sans distance.

L’ouvrage, divisé en périodes cohérentes, permet à la fois de réinvestir les thématiques classiques de l’enseignement du secondaire et de pointer les allant-de-soi traditionnellement véhiculés par les médias et certains manuels peu scrupuleux.

Le collectif d’auteurs mobilisés a donc produit une histoire critique susceptible d’intéresser élèves et enseignants: de la clarté des textes à l’iconographie explicative, l’ensemble compose une synthèse aussi complète que rigoureuse. Le XIXe siècle est ainsi présenté dans la trame composite des révolutions qui permettent des élans émancipateurs. Les débuts du XXe siècle ne sont pas enchâssés dans le seul premier conflit mondial: les auteurs insistent notamment sur les révoltes coloniales. Un sort est fait au mythe des soldats unis dans les tranchées: ce sont surtout des solidarités de classe qui ont émergé des expériences partagées du combat.

Principes explicatifs

Battant en brèche les idées reçues sur le New Deal, le Manuel présente cet amortissement de la crise de 1929 comme une politique pragmatique menée au coup par coup. La Seconde Guerre mondiale est également réévaluée dans sa pluralité d’engagements et d’intérêts nationaux. Les mouvements de décolonisation sont examinés dans toutes leurs conséquences: la domination du Nord sur le Sud et l’émergence contrariée des autonomies politiques s’imposent comme autant de principes explicatifs pour le monde qui vient. La montée en puissance du néolibéralisme et ses dégâts sociaux et environnementaux sont précisément décrits. Souhaitons que cet ouvrage remplace au plus vite les vade-mecum conservateurs dont, en miroir, la faiblesse n’est que plus éclatante.

Jérôme Lamy, historien

« Modèle allemand, une imposture »
Un livre de Bruno Odent   -2014-

modele_allemandIntroduction

Le modèle allemand, voilà le salut. Une chronique quasi continue nous invite à en imiter les règles. Des « coûts salariaux » en diminution qui favorisent la compétitivité, des finances publiques à l’équilibre, le consensus des partenaires sociaux sur les orientations des directions d’entreprises. Il n’y aurait pas d’autre choix que de se conformer ou de continuer à nous enfoncer dans les difficultés. Et il serait rassurant qu’au niveau européen Angela Merkel impose son « leadership » avec le traité budgétaire, des normes de gouvernance partout « rigoureuses », assorties d’une panoplie de sanctions pour ceux qui ne s’y soumettraient pas et une « aide » aux pays les plus surendettés forcément attribuée avec des contreparties drastiques

Ce modèle là est une imposture. Non seulement il ne soigne pas les pays affectés par la crise de l’euro mais il les empoisonne. Un tournant vient d’être atteint. L’Allemagne, le cœur de référence du modèle,  est rattrapée elle même par la crise. Une stagnation de son économie est programmée au mieux pour 2013 (+ 0,4% de croissance selon les prévisions de la Bundesbank, la banque fédérale allemande). Les réformes anti-sociales lancées au début de la décennie 2000 par le chancelier Gerhard Schröder, poursuivies par Angela Merkel engendrent une précarité massive qui étouffe la demande intérieure. Et l’austérité budgétaire imposée aux partenaires européens contracte les débouchés des firmes à l’export.

Toute une société dangereusement ébranlée par le contrecoup des réformes de structure, orchestrées par le chancelier social-démocrate, Gerhard Schröder au début des années deux mille. Des phénomènes inconnus, il n’y a pas si longtemps encore, prennent une extension considérable. Comme les travailleurs pauvres ou la misère des seniors après le démantèlement partiel du système de retraite par répartition. La discrimination sociale et professionnelle des femmes persiste. La crise démographique s’étend. Les coûts de l’énergie explosent. Et les prix des loyers et de l’immobilier jusqu’alors contenus, commencent eux aussi à s’emballer.

Pourtant c’est sur ce modèle là que l’Europe devrait régler son pas. Les normes ordo-libérales de Berlin sont aussi celles de Bruxelles. Un forcing est engagé pour qu’elles s’imposent toujours davantage à tous les pays de la zone euro. Comme cette « règle d’or » budgétaire française, imitation du « frein à dette » (Schuldenbremse) intégré dans la loi fondamentale germanique ou même comme cette loi dite ANI (Accord National Interprofessionnel) de flexibilisation de l’emploi promulguée par Paris au printemps 2013.

L’Allemagne occidentale avait fondé sa puissance industrielle sur un système rhénan caractérisé par des productions de qualité mises au point et fabriquées par des salariés hautement qualifiés qui étaient les mieux payés de toute la communauté européenne. Sa force de frappe reste à l’origine des performances allemandes actuelles à l’exportation.

Très inspirée par le patronat germanique, qui  a acquis une place de plus en plus prépondérante dans les processus de décision politique outre-Rhin, la mutation du vieux système a traduit un double objectif stratégique.

Il s’est agi d’une part de renforcer une position hégémonique sur le reste de l’Europe pour placer les groupes exportateurs en pôle position sur le champ de l’économie mondialisée. Et on a voulu briser d’autre part les vieilles contraintes internes d’une économie allemande, très peu dépendante jusqu’alors de la bourse, afin d’épouser des critères anglo-saxons privilégiant le rendement financier. Car ceux là étaient considérés comme une sorte de visa vers le grand large.

C’est précisément autour de ce double objectif stratégique que se nouent les contradictions qui éclatent aujourd’hui. L’Allemagne est dominante grâce à sa puissance industrielle mais en même temps ébranlée par le torpillage que Berlin a, lui même, organisé  du système économique et social rhénan à l’origine de… ses performances. Et la volonté d’imposer des mesures de plus en plus sévères et coercitives aux pays de la zone euro accentue la crise de la monnaie unique avec un effet boomerang pour les exportations allemandes.

Ces contradictions s’enveniment aujourd’hui. Elles sont à l’origine de la récession de la zone euro. Mais l’obstination à suivre, à la lettre, chez chaque état-membre les dogmes qui ont servi de référence à la mutation du vieux système rhénan, ne porte pas à conséquence seulement sur un plan économique. Elle alimente maintenant une crise qui est aussi sociale, morale et politique.

La multiplication des scandales politico-financiers, en Espagne, en Grèce, ou en Italie, jusqu’à l’épisode français de l’affaire Cahuzac, l’écart qui se creuse entre le monde politique et des  classes populaires qui ne se sentent plus entendues, la montée de l’abstention, le succès des populismes et autres nationalismes ou régionalismes, sont en fait l’autre versant du modèle. L’Europe est touchée par des secousses multiformes dont l’origine se situe précisément dans sa soumission à des normes ordo-libérales  « sans alternative » comme on le martèle de Berlin à Bruxelles.

L’Allemagne n’échappe pas au malaise général. Et cela n’a rien d’étonnant puisqu’elle est, en fait, à l’épicentre de ces crises. Comme le révèlent les propos de la  chancelière quand elle en vient à formuler la nécessité pour la démocratie d’être « Marktkonform » (conforme au marché (1). Des intellectuels, des syndicalistes, des progressistes se sont aussitôt insurgés outre Rhin, relevant combien ce terme qui visait à justifier la mise sous surveillance des états-membres partenaires, illustrait la marche vers une «postdémocratie» réduisant partout les droits de citoyens à cette conformité marchande.

Le modèle, si désiré des messagers de l’orthodoxie économique, est un poison pour l’Europe et pour … l’Allemagne. Il y a urgence à refonder la construction européenne en y inscrivant en grand les principes de  coopération et de solidarité toujours plus malmenés. Des changements radicaux immédiats sont possibles et cruciaux, dans l’intérêt des peuples européens …avec ces allemands, nombreux, qui ont fait le choix de résister et d’exiger des alternatives.

1)    Angela Merkel, le 3.09.2011, dans une interview à la radio publique DeutschlandRadio : «  Nous vivons bien dans une démocratie et c’est une démocratie parlementaire et c’est pourquoi le droit de décider du budget est un droit nodal du parlement et tenant compte de cela nous trouverons des chemins, pour faire en sorte que la codécision parlementaire soit aussi conforme au marché » (Wir leben ja in einer Demokratie und das ist eine parlamentarische Demokratie und deshalb ist das Budget Recht ein Kernrecht des Parlaments und insofern werden wir Wege finden, wie die parlamentarische Mitbestimmung so gestaltet wird, dass sie trotzdem auch Marktkonform ist».    

Le cauchemar européen par Matthias Tavel, 2013

cauchemarLa construction européenne est souvent présentée comme un rêve de paix, de prospérité et d’amitié entre les peuples. Aujourd’hui, elle est synonyme de chômage, de régression sociale et de négation de la souveraineté des peuples. Le rêve a viré au cauchemar. Il y a urgence à mettre fin à cette catastrophe économique et sociale avant qu’elle ne devienne une catastrophe politique. Pour cela, encore faut-il avoir les idées claires et nommer les choses par leur nom. L’Europe devait être une solution. Elle est devenue une partie du problème. Ce livre donne des arguments pour aider à comprendre, loin des silences médiatiques et du bal des faux-culs qui tient souvent lieu de débat politique sur l’Europe en France.

parution 2013

ViolenceDesRichesSur fond de crise, la casse sociale bat son plein : vies jetables et existences sacrifiées. Mais les licenciements boursiers ne sont que les manifestations les plus visibles d’un phénomène dont il faut prendre toute la mesure : nous vivons une phase d’intensification multiforme de la violence sociale.

Mêlant enquêtes, portraits vécus et données chiffrées, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot dressent le constat d’une grande agression sociale, d’un véritable pilonnage des classes populaires : un monde social fracassé, au bord de l’implosion.

Loin d’être l’oeuvre d’un « adversaire sans visage », cette violence de classe, qui se marque dans les têtes et dans les corps, a ses agents, ses stratégies et ses lieux. Les dirigeants politiques y ont une part écrasante de responsabilité. Les renoncements récents doivent ainsi être replacés dans la longue histoire des petites et grandes trahisons d’un socialisme de gouvernement qui a depuis longtemps choisi son camp.

À ceux qui taxent indistinctement de « populisme » toute opposition à ces politiques qui creusent la misère sociale et font grossir les grandes fortunes, les auteurs renvoient le compliment : il est grand temps de faire la critique du « bourgeoisisme ».  Feuilleter ce livre

—————————————————————————————————–

Pascal Boniface, Les Intellectuels faussaires : le triomphe médiatique des experts en mensonges,
Éditions Jean-Claude Gawsewitch

Oui à la liberté d’expression mais pas à n’importe quel prix. Avec de solides arguments en main, Pascal Boniface convainc et dégomme les postures adoptés par les « faussaires » de l’information, déguisés sous les traits d’intellectuels, d’experts et de chercheurs. Sous couvert de la défense de la « morale » dont ils se portent garants, ces hommes et ces femmes n’hésitent pas à déformer la vérité pour parvenir à leurs fins, à adopter des thèses qui sont dans l’air du temps et qui permettent de booster leurs carrières, voire à changer de discours dès lors qu’elles ne leur sont plus utiles.

Parution 2012

Une enquête dans la droite ligne du best-seller « Les Intellectuels faussaires ».

Dans la tourmente de la crise économique grave qui secoue la planète, les économistes exercent un formidable magistère. Journaux, télévisions, gouvernements : oracles respectés d’un univers au bord du chaos, tout le monde les consulte. Pour comprendre les causes de la catastrophe. Pour trouver des remèdes. En France, ils sont ainsi une petite vingtaine à disposer d’un quasi monopole d’expression dans le débat public. Et à la veille de l’élection présidentielle de 2012, gauche et droite se les disputent pour donner du crédit à leurs projets.

Mais qui a eu l’idée d’expertiser… ces experts ? Car en vérité, le petit microcosme des économistes français, s’il recèle de grands talents, souvent modestes et peu connus du grand public, comprend aussi des charlatans ou des imposteurs. C’est ce qu’établit ce livre, qui recense les invraisemblables bourdes commises par quelques uns de ces économistes de renom. Et aussi les formidables conflits d’intérêt dont certains d’entre eux se rendent coupables et qui jettent la suspicion sur l’honnêteté ou l’indépendance de leurs diagnostics et recommandations.

Ils prétendent détenir les clefs d’une science qui explique la misère du monde. Mais ce qu’ils ne disent pas, c’est que trop souvent, ils en vivent, de ce système qui est devenu fou. Et ils en vivent même très bien. C’est aussi l’objet de cette enquête : lever le voile sur le petit business, pas toujours glorieux, des grands économistes.

LAURENT MAUDUIT est journaliste. Après avoir été chef du service économique de Libération, il a rejoint Le Monde comme responsable de la politique économique et sociale française puis directeur adjoint de la rédaction. Il a quitté le quotidien pour fonder Médiapart avec Edwy Plenel.

Paru en Mai 2011 aux éditions du Seuil (15 €). Un excellent tour d’horizon de la situation, simple et agréable à lire.

Il n’y a pas d’alternative. Trente ans de propagande économique

Après la Seconde Guerre mondiale, les élites économiques européennes, affaiblies par leur collaboration avec l’Allemagne nazie, doivent faire profil bas. Aux États-Unis, la peur du communisme paralyse la société. Pendant trente ans, des deux côtés de l’Atlantique, les classes moyennes vont profiter de cette situation et prospérer. Mais à la fin des « Trente Glorieuses », les libéraux sentent que l’heure de la revanche a enfin sonné.

Pour imposer leurs idées, ils utilisent une arme rhétorique redoutable : TINA, le fameux acronyme thatchérien de « There is no alternative », qu’ils vont répéter et faire répéter par tous les médias jusqu’à ce qu’il soit entendu comme une vérité révélée. Il n’y a pas d’alternative au capitalisme, au marché, à la mondialisation, à la déréglementation financière, aux baisses de salaires, aux délocalisations, à la disparition des protections sociales, etc. Cette idéologie va infester les sociétés occidentales, provoquer le déclassement social du plus grand nombre et des profits gigantesques pour quelques-uns.

Une oligarchie confisque alors le pouvoir. Mais quand la crise financière de la fin des années 2000 met en péril sa fortune et son patrimoine, l’État recouvre soudain toutes ses vertus. Ceux qui hier le vilipendaient réclament son secours à grands cris. Il n’y a pas d’alternative, il faut sauver les banques ! Et pour renflouer les pertes abyssales de l’économie de casino, ce sont encore les plus démunis qui seront rançonnés, à commencer par les salariés.

Jusqu’à quand ?

Agrégé d’économie, Bertrand Rothé est l’auteur de Lebrac, trois mois de prison (Seuil, 2009). Romancier, cinéaste, Gérard Mordillat est notamment l’auteur de Rouge dans la brume (Calmann-Lévy, 2011).

 

Pourquoi et comment un pays peut toujours faire ce qu’il veut face aux marchés, face aux banques, face aux crises, face à la BCE, face au FMI.

Un livre de l’économiste Jacques Généreux

sortie septembre 2011

A lire en cette période au cours de laquelle on va essayer de nous faire croire que tout programme de gauche est une utopie….

L’austérité imposée aux peuples est un scandale.

L’austérité n’est pas la solution, l’austérité c’est le problème.

L’austérité aggrave la crise. Les politiques d’austérité menées par les gouvernements européens sont des aberrations qui conduisent à l’échec (Grèce, Espagne, Portugal, etc.). Elles ne font qu’aggraver la situation économique et sociale. Elles entraînent automatiquement récession, chômage, précarité, aggravation des différences sociales.

Nos propositions pour changer d’orientation :

  1. Une réforme fiscale et bancaire pour dégager les moyens financiers pour l’emploi et investir.
  2. Le relèvement des salaires et de nouveaux droits pour protéger les salariés des licenciements.
  3. La transition écologique par un développement économique et social créateur d’emplois.
  4. Un desserrement immédiat des « contraintes » des traités d’austérité pour changer l’Europe

Documents :                   Non à l’austérité (GB 2012)