Joseph Stiglitz : “La grande fracture”

A l’occasion de la sortie de son livre “La grande Fracture” le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz a été reçu par plusieurs médias. Interrogé par Le Figaro sur des déclarations de l’ancien ministre des Finances grec Yanis Varoufakis, selon lequel l’intransigeance allemande face à la Grèce aurait eu pour but d’effrayer la France et de la convaincre de suivre la voie de la rigueur, l’économiste américain a déclaré: “je le crois”. “Le gouvernement de centre-gauche en France n’a pas été capable de tenir … Lire la suite…

L’Allemagne s’enrichit sur le dos de la Grèce

Le gouvernement grec a officialisé hier les termes de l’accord technique négocié avec les créanciers européens pour un troisième plan d’aide. S’il dessert quelque peu l’étau concernant le niveau réclamé des excédents budgétaires, envisage une recapitalisation des banques et accepte que les normes sociales soient alignées sur celle de l’Organisation internationale du travail, il programme aussi une baisse des dépenses de protection sociale, la libéralisation du marché de l’énergie ou encore une nouvelle vague de privatisations. Cet accord intervient alors qu’un rapport, conduit par des économistes d’outre-Rhin, révèle que l’Allemagne a réalisé 100 milliards d’euros d’économies depuis 2010 grâce à la crise grecque, de quoi effacer largement une bonne partie de la dette. Le pays a, en outre, largement profité des privatisations d’Athènes, en s’impliquant dans le rachat des aéroports les plus rentables.

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Albert Einstein : “Le capitalisme, voilà la “source du mal”

Incroyable le caractère actuel et universel du texte publié par Einstein en 1949 !

« EST-IL CONVENABLE QU’UN HOMME QUI N’EST PAS VERSÉ DANS LES QUESTIONS ÉCONOMIQUES ET SOCIALES EXPRIME DES OPINIONS AU SUJET DU SOCIALISME ? POUR DE MULTIPLES RAISONS, JE CROIS QUE OUI. »

Je suis maintenant arrivé au point où je peux indiquer brièvement ce qui constitue pour moi l’essence de la crise de notre temps. Il s’agit du rapport entre l’individu et la société. L’individu est devenu plus conscient que jamais de sa dépendance à la société. Mais il n’éprouve pas cette dépendance comme un bien positif, comme une attache organique, comme une force protectrice, mais plutôt comme une menace pour ses droits naturels, ou même pour son existence économique. En outre, sa position sociale est telle que les tendances égoïstes de son être sont constamment mises en avant, tandis que ses tendances sociales qui, par nature, sont plus faibles, se dégradent progressivement. Tous les êtres humains, quelle que soit leur position sociale, souffrent de ce processus de dégradation. Prisonniers sans le savoir de leur propre égoïsme, ils se sentent en état d’insécurité, isolés et privés de la naïve, simple et pure joie de vivre. L’Homme ne peut trouver de sens à la vie, qui est brève et périlleuse, qu’en se dévouant à la société.

L’anarchie économique de la société capitaliste, telle qu’elle existe aujourd’hui, est, à mon avis, la source réelle du mal.

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Yanis Varoufakis : «Paris est la destination finale de la troïka»

L’ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis publie sur son blog, en anglais, l’intégralité d’une interview qu’il a donnée au quotidien espagnol El Pais. Comme toujours avec lui, c’est passionnant, mais on ne peut pas tout résumer. Voici quelques extraits : «Il n’est pas facile pour un architecte de bâtir un bâtiment solide, mais il est facile de construire un bâtiment qui va s’effondrer […] [Le troisième plan d’aide, actuellement discuté à Athènes] est prévu pour échouer, car reconnaissons-le : Wolfgang Schaüble [le … Lire la suite…

6 économistes passent au crible l’accord imposé à la Grèce

Six économistes passent au crible “l’accord” imposé L’Humanité a demandé à six économistes de décrypter le plan des eurocrates. Point par point, nos experts démontrent comment les réformes, les mesures ou les conditions d’attribution des aides imposées aux Grecs vont étouffer la Grèce et plonger son peuple dans une nouvelle récession, accroître le chômage, la précarité et la pauvreté, pour au final faire exploser de nouveau sa dette.

A propos de la dette grecque..

Dette publique par habitant, en euros Irlande 44 602 Belgique 39 547 Italie 33 558 Autriche 31 859 France 31 000 Grèce 29 616 Royaume Uni 28 125 Allemagne 26 661 Pays-Bas 26 132 Luxembourg 20 483 Portugal 20 273 Espagne 20 239 Il est clair que la Grèce n’est pas la seule endettée et que si sa dette est présentée comme insupportable c’est uniquement parce que c’est le seul pays qui s’est choisi un gouvernement de gauche contestant la politique … Lire la suite…

Changer d’Europe !

Cette Europe est un fiasco. autoritarisme – aucune démocratie – des traités absurdes imposés. austérité et injustices pour les peuples. gavage des financiers – évasion fiscale – pillage des biens publics. chômage et récession. la droite officielle et les socialistes qui l’ont construite ainsi s’obstinent à défendre les intérêts des lobbys. ils nous mènent droit dans le mur Il y a une autre solution, il y a une alternative une Europe démocratique et solidaire une Europe des peuples, pour les peuples … Lire la suite…

Le discours d’Alexis Tsipras au Parlement européen le 8 juillet

L’intégralité de l’intervention d’Alexis Tsipras, ce matin au Parlement Européen. A diffuser massivement ! Nous devons être notre propre média.

Mesdames et messieurs les députés, je ne suis pas de ceux qui prétendent que tous les maux du pays sont à mettre sur le dos des pays étrangers ; Si la Grèce est dans cette situation, c’est parce que pendant des décennies, les divers gouvernements successifs ont gouverné de façon clientéliste en soutenant la corruption, en jouant le jeu d’une collusion avec le pouvoir économique, en ne contrôlant pas la fraude fiscale des plus riches. D’après le crédit suisse, 56% des richesses nationales seraient entre les mains des 10% de la population grecque, et au plus fort de l’austérité, ces 10% de la population grecque ont été épargné et n’ont pas contribué à supporter le fardeau comme c’est le cas des 90% de la population restante.

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Synthèse du rapport de la Commission pour la vérité sur la dette grecque

Synthèse du rapport de la Commission pour la vérité sur la dette grecque Un bon résumé de l’audit réalisé sur la dette grecque qui prouve que ceux qui nous dirigent (FMI, UE, BCE, gouvernements) sont des gangsters au service du monde de la finance. Et aussi une petite vidéo “3 idées reçues sur la Grèce”

Florilège de la pensée unique

Lu sur regards.fr. Pour démystifier le bréviaire des “réformes nécessaires” et de la “réalité” qui exige des “efforts de tous” (sauf de ceux qui les prônent). Cet assemblage d’interviews montre l’idiote et grotesque répétitivité. Il faut convaincre “qu’il n’y a pas d’alternative”, d’où le matraquage. Six chapitres –>    1 – réformes, 2- réalités, 3 – modernité, 4 – efforts, 5 – rigidité # liberté, 6 – augmenter le temps de travail. Le langage commun de tous nos libéraux. Le langage … Lire la suite…

Les classes sociales, ça existe encore ?

Débats et Controverses dans l’Humanité du 7 avril 2015 (extraits)
Les classes sociales sont-elles toujours un point de repère pertinent dans notre société ?
Alors que le concept de classes moyennes s’impose en France
LES CLASSES SOCIALES : UN OBJET SOCIOLOGIQUE RETROUVÉ

« La fin des classes sociales semblerait une évidence pour de nombreux auteurs contemporains, au point que cette question a disparu de la production des sciences sociales (…). Objectivement visibles mais subjectivement désarticulées, les classes sociales sont porteuses d’un avenir plus ouvert qu’on ne le conçoit généralement. » Louis Chauvel (OFCE).
KARL MARX« L’HISTOIRE DE TOUTE SOCIÉTÉ JUSQU’À NOS JOURS N’A ÉTÉ QUE L’HISTOIRE DE LUTTES DE CLASSES. » LE MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE.


NOURRIR LA CONSCIENCE DE CLASSE
Par Nasser Mansouri-Guilani Économiste

La réponse se trouve dans les propos d’un financier américain : il y a une lutte des classes dans le monde et, pour l’instant, c’est ma classe qui l’emporte ! Cette formulation exprime une identité de classe à travers la lutte des classes. Sans cette identité, le mot devient pervers, par exemple lorsqu’on parle de la classe politique qui gouverne le pays de façon indifférenciée. Une telle formule favorise le simplisme et l’extrême droite.

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