Le coût du capital.

Et que font les banques dans les paradis fiscaux ? Quelques exemples (télécharger en pdf)

Et, à cause de l’entêtement aberrant de Mélenchon et d’Hamon cette situation va durer et s’amplifier car ils vont faire élire Macron qui est le valet des milliardaires et des banques !
Ils auront donc tous les deux une grande responsabilité…

  • 1% de la population détient 48% des richesses mondiales.
  • +53,5 milliards d’€ en 1 an pour les 10 plus grandes fortunes de France, soit une moyenne de 5 milliards d’€
  • 5 milliards d’euros, c’est un salaire de 417 000 000 €/mois soit 285 874 fois le Smic

Le Bulletin de François Ruffin : Sanofi, petits patrons, campagne & Bernard Arnault

De l’importance dans notre argumentation de préciser le terme « patron ». Les petits patrons ont globalement le même intérêt que nous à combattre le capitalisme.

NB : Cette vidéo date de Janvier 2017. François Ruffin est candidat de la gauche d’alternative unie à l’élection législative.

Un petit dossier sur la Sécu.

Mon dossier Sécurité Sociale, à amender par vos soins si vous voulez !

1 – Histoire de la Sécu
2 – Les attaques successives
3 – La Santé n’est pas une marchandise
4 – Documents

Plus que jamais d’actualité avec des candidats à l’élection présidentielle comme Fillon ou succ.., Macron, et d’autres…, qui sont des valets de la finance et des assurances privées prêts à mettre le grappin sur nos systèmes de santé et de retraite. Après avoir vu l’excellent et indispensable documentaire « La Sociale » (à diffuser au maximum, y compris dans les bibliothèques et les CDI des lycées et collèges), j’ai ressenti le besoin de développer un peu pour ceux qui n’ont pas encore vu ce film…

Chômage, précarité : halte aux idées reçues

Chômage. Un livre pour en finir avec les bobards

La culpabilisation des chômeurs, c’est presque devenu un sport national : à droite, comme dans une partie de la gauche, on accable les demandeurs d’emploi ­ et les précaires en général ­ à grand renfort de caricatures. Un petit livre, préfacé par le réalisateur Ken Loach, entend démonter les clichés un à un (1). Florilège.
« LES CHÔMEURS NE FONT RIEN POUR TROUVER DU BOULOT… »

Lire la suite…

8 personnes = la moitié de la planète !

Indécence de ce monde.

Les 8 hommes les plus riches du monde possèdent autant que 3,6 milliards de personnes. Vu sur RTVB

En pdf sur le site de Mediapart « Huit milliardaires égalent la moitié des habitants de la planète »

https://www.mediapart.fr/journal/economie/170117/huit-milliardaires-egalent-la-moitie-des-habitants-de-la-planete?utm_source=global&utm_medium=social&utm_campaign=SharingApp&xtor=CS3-5

(image issue de Mediapart)

Le revenu universel : bonne idée ou piège ?

Depuis quelque temps cette idée d’un revenu de base pour tous est avancée aussi bien par des gens de gauche que par des gens de droite.

Malgré les bonnes intentions et faute d’une vraie ambition, la mesure risque d’achever la liquidation de la protection sociale. Quelques avis sur ce sujet :

La start-up est le consensus social-libéral de notre époque

La start-up est le consensus social-libéral de notre époque, entretien avec Eric Sadin

Eric Sadin, philosophe

Le philosophe Éric Sadin est depuis une quinzaine d’années l’un des observateurs les plus critiques des conséquences du numérique sur notre société, et de la vision du monde qui en découle.
POURQUOI CETTE GLORIFICATION DES STARTUP ET DES JEUNES ENTREPRENEURS ?
ÉRIC SADIN Cela vient du mythe du garage. De ces ingénieurs qui s’affranchissaient d’une forme d’autorité et qui s’inscrivaient dans la prise de risque, l’audace et l’aventure technologique. Les deux grandes figures sont Steve Jobs et Steve Wozniak qui, dans les années 1970, ont fondé Apple. Depuis dix ans, ce mythe du garage est devenu celui de la start-up. L’audace entrepreneuriale est désormais accessible au commun des mortels. Cela induit un nouvel horizon du capitalisme qui permet à tout le monde de s’y raccorder. Du start-uppeur qui a une idée, au codeur, au « collaborateur créatif » ou encore à l’autoentrepreneur « indépendant ». Chacun peut devenir milliardaire, comme le promeut Macron. Ce mythe est récupéré et célébré par quasiment tous les bords politiques, car tout le monde peut y piocher des arguments. En cela, la start-up incarne le consensus social-libéral de notre temps. Elle est aussi glorifiée comme célébration de la jeunesse; la start-up permet d’offrir une cure de jouvence au capitalisme. Mais le développement des start-up ne consiste souvent qu’à trouver des moyens de collecter des données relatives à chaque séquence de notre existence, avec des applications et des capteurs que l’on veut placer partout: sur les biberons, les balances, les miroirs, les vêtements connectés… Dans le but de monétiser tous les champs de la vie. Et tout cela est considéré par la société comme un modèle bienvenu, qui va nous guérir de tous nos maux, sans en saisir les conséquences. Comment un tel aveuglement est-il possible?

S’IL Y A UN MYTHE AUTOUR DE LA START-UP, C’EST QUE LA RÉALITÉ EST AUTRE ?
ÉRIC SADIN Sil’on y regarde de plus près, les start-up ne créent pas tant d’emplois que ça. C’est le régime de la précarité qui prévaut et neuf sur dix échouent dans les deux ans. Les équipes sont petites et les pressions horaires terribles. On est dans le régime du « cool », ce qui permet de demander à tout le monde de travailler jusque minuit, mais avec une pause pour faire une partie de ping-pong. Tout le monde se tutoie, mais on fait des boot camps (sessions intensives – NDLR) tout le week-end. On emprunte même des termes de travail au vocabulaire militaire. Ces nouveaux entrepreneurs sont bien différents des précédents: ils n’engagent plus leur responsabilité, ne font plus d’emprunts, ne montent plus d’équipe, et peu louent encore de locaux… Ils n’engagent même plus leur propre argent : une rencontre avec des « business angels », qu’on « pitche » en cinq minutes et on repart avec des dizaines de milliers d’euros… Ce qui induit de facto des formes d’irresponsabilité.

POURQUOI UN TEL SOUTIEN DE LA SOCIÉTÉ ? SOMMES-NOUS EMBOBINÉS OU Y A-T-IL UNE VÉRITABLE ADHÉSION ?
ÉRIC SADIN Les deux en même temps. L’épi-centre du succès entrepreneurial de notre temps est la Silicon Valley. La réussite est insolente, cela devient la vérité économique. Les partis français n’ont rien d’autre à dire que « dupliquons, faisons la même chose à notre mesure ». Cela devient donc une vérité politique, que l’on soutient par des financements publics. On noue un partenariat entre Microsoft et l’éducation nationale car, comme le dit le président de la Banque publique d’investissement, « il ne faut pas rater le train ». Ce qu’on appelait il y a quinze ans le numérique, celui qui donnait accès à la plateforme Gallica (qui numérise le fonds de la BNF ­ NDLR) par exemple, et le numérique d’aujourd’hui, qui truffe notre existence de capteurs, n’ont plus rien à voir. On va vers une disqualification à terme de l’action humaine. Lorsqu’on met les choses bout à bout, la quantification, la visibilité en temps réel de tout, l’organisation algorithmique et la marchandisation de chaque séquence de la vie, on peut parler d’un changement de civilisation et non d’un simple changement de société. Et la start-up y contribue actuellement pour une large part.

POURQUOI Y A-T-IL UNE AFFINITÉ TOUTE PARTICULIÈRE ENTRE LE MONDE DE LA START-UP ET LE SOCIAL-LIBÉRALISME ?
ÉRIC SADIN L’originevient des forts liens idéologiques entre ce qu’on appelait « la nouvelle gauche » et l’époque où la Silicon Valley se revendiquait comme « contreculture » et voulait la fin des structures hiérarchiques et l’autonomie de l’individu. Cela court jusqu’à aujourd’hui avec ladite « économie du partage » et la désintermédiation. Une pensée politique s’est développée en parallèle, dont Barack Obama était le premier porte-parole, promettant la transparence et l’émancipation par la technologie et même un surcroît démocratique. Ce discours a séduit tout le social-libéralisme de la planète, en refusant de voir que des entreprises en avaient déjà privatisé tous les aspects, en particulier l’économie de plateforme. De temps en temps, cette gauche se dresse contre les abus d’Uber ou d’Airbnb, s’achète une bonne conscience à peu de frais. Mais elle ambitionne tout de même de transformer Paris en la Silicon Valley française et confie le projet de la halle Freyssinet à Xavier Niel. Il est plus que temps de nous opposer à ce modèle industriel qui est en train de balayer en quelques années tant de nos acquis sociaux, autant qu’il bafoue nombre de nos principes civilisationnels fondateurs.

LE PHILOSOPHE ALERTE CONTRE LA SILICOLONISATION DU MONDE
Dans la Silicolonisation du monde, ouvrage paru en octobre dernier aux éditions l’Échappée, Éric Sadin retrace « l’irrésistible ascension du libéralisme numérique », dès premiers âges de la Silicon Valley jusqu’au temps présent, décryptant le changement de civilisation qui nous guette. Dans la vision du monde promue par le techno-capitalisme, l’humain est fondamentalement imparfait et n’attend que d’être amélioré par la technique, explique l’auteur. Celle-ci nous entoure, nous assiste et nous dirige, nous demandant de moins en moins notre avis.

entretien réalisé par Pierric Marissal dans l’Humanité du 27 décembre 2016

(10% des Start-Up survivent après 3 ans d’existence, tandis que 65% des SCOP dépassent les 5 ans)