PS / LFI Stopper la guerre fratricide qui fait le jeu des droites en affaiblissant toute la gauche

Le spectacle offert par unr partie de la gauche est désolant et stérile.

Injures et exclusions qui font le régal des droites et de leurs médias

Le PS crache sur LFI et veut l’exclure.
LFI crache sur le PS et veut l’exclure.

Et pourtant il y a plus de points communs entre les deux partis qu’ils ne le croient..

LFI ne veut pas d’accords électoraux avec le PS.
Le PS ne veut pas d’accords électoraux avec LFI.

Heureusement localement pour les municipales  cette rigidité n’a pas été tenue partout mais elle a eu des conséquences notables.

L’épisode des élections municipales a permis à ces deux partis de se reparler et de trouver des accords . Une bonne nouvelle, mais il était souvent trop tard, les dégats étaient faits.

Le PS doit cesser de s’associer à la campagne anti-LFI organisée par la droite pour dédouaner le RN.
LFI doit cesser de faire cavalier seul et de vouloir démolir PS et PC, au profit de la droite
L’ennemi c’est la droite, les droites…

Les quatre partis de la gauche sont différents, sinon il n’y en aurait qu’un seul, et cet éventail est salutaire. Mais ils ont un socle commun essentiel qui doit passer avant les divergences si l’on veut que les choses changent pour la population.

Ce socle commun c’est le programme du NFP, Nouveau Front Populaire. Bien sûr c’est un compromis, il ne peut pas en être autrement, mais c’est un bon programme de rupture avec les politiques antisociales que nous subissons depuis plusieurs décennies..

L’objectif de gagner pour appliquer ce programme doit passer avant les divergences.

Bien sûr les écologistes préféreraient davantage dans leur domaine.
Bien sûr aussi les communistes voudraient aller plus loin dans une réorientation de l’économie s’attaquant aux nuisances du capitalisme.
Mais nous savons qu’il est nécessaire d’être ensemble pour obtenir des premières avancées et que divisés nous ferons que la droite continuer à laisser la finance gouverner, faisant même appel à l’extrême droite si besoin.

 


Petits extrait d’articles de  Martelli, historien, à lire sur le site regard.fr

Quand l’esprit de critique vire à l’anathème et à l’excommunication, c’est la gauche tout entière qui paie le prix. Il y avait sans nul doute des raisons d’être anticommuniste dans les périodes les moins ouvertes de l’histoire communiste. Mais l’anticommunisme de principe a toujours fini par anémier la République. Il en est de même de l’appel incessant à la mise au ban des insoumis.

Le message doit donc être entendu à gauche, dans toute la gauche. Les raisons ne manquent certes pas, politiques comme éthiques, pour critiquer La France insoumise et ses principaux responsables. Mais quand l’esprit de critique vire à l’anathème et à l’excommunication, c’est la gauche tout entière qui paie le prix. Il y avait sans nul doute des raisons d’être anticommuniste dans les périodes les moins ouvertes de l’histoire communiste. Mais l’anticommunisme de principe a toujours fini par anémier la République. Il en est de même de l’appel incessant à la mise au ban des insoumis.

Mieux vaut l’entendre aujourd’hui encore. La gauche peut débattre avec franchise, rudement s’il le faut. Elle ne doit pas oublier ce qui différencie ses composantes, mais sans jamais oublier qu’elle doit se retrouver pour faire majorité. Plutôt que d’osciller en permanence entre bordées d’insultes et embrassades contraintes, mieux vaut apprendre à être à la fois différents et unitaires.

Surtout quand le spectre de l’extrême droite continue de planer. Ce premier tour d’élections a montré, il est vrai, que les enfants du lepénisme n’ont pas encore partie gagnée. On y verra une bonne nouvelle. Mais pour qu’elle se confirme, puisque la droite déchirée est incapable de faire barrage, c’est la qualité de la gauche, sa rigueur et sa tranquillité qui sont la clé de nos lendemains. 

Dans les jours qui viennent, toute la gauche devra s’en souvenir, pour ne pas décourager cette part de la France populaire qui continue de croire en elle et qui veut continuer une grande histoire, même s’il est impératif de la refonder.

Au-delà, se pose la question de la sincérité perçue de l’union. Quand socialistes et insoumis passent une grande partie de leur temps de campagne à se démarquer les uns des autres, souvent avec violence, leurs soudaines retrouvailles laissent perplexe une part de leurs électorats potentiels.

Roger Martelli

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