A Quimper et à Saint Jean Trolimon, Finistère, un lieu porte encore le nom d’un odieux collabo breton raciste.

A Saint Jean Trolimon, village du Finistère, un lotissement porte encore le nom d’un odieux collabo breton
et à Quimper c’est une rue qui affiche ce nom déshonorant.

Youenn DREZEN, à l’instar des nazis dont il fait l’apologie dans son journal, se fait le chantre des idéologies raciales, le laudateur de la xénophobie, dans un contexte où il n’ignore rien des persécutions dont sont victimes les différentes personnes qu’il cite, de par leurs origines.

C’est une offense aux anciens combattants et résistants de la commune.

C’est une caution à des propos racistes ignobles.

Youenn Drezen est un sinistre personnage raciste qui a collaboré activement avec l’occupant nazi pendant la 2e guerre mondiale.

A St Jean Trolimon, cet écrivain bretonnant est honoré par un lotissement nommé « Park  Youenn Drezen ».

C’est d’autant plus insupportable que le Pays Bigouden a payé un lourd tribut sous l’occupation allemande. Voir le site Internet bigouden1944.

En 2019 une rue de Pont L’Abbé portant ce nom de Youenn Drezen
avait été débaptisée. Un acte républicain honorable.

En 2022 une proposition a été faite de retirer ce nom et de le remplacer par celui de Guillaume Bodéré, figure de la Résistance en pays bigouden et  originaire de la commune. Il avait été caché à St Jean lorsqu’il était recherché par la police de Vichy et la Gestapo. 

Le 21 novembre 2021 Daniel Quillivic et moi avions fait une conférence à St Jean sur le pays bigouden pendant la guerre.
J’avais parlé des résistants de la région et Daniel des collabos.

En 2026 on a encore la désagréable surprise de retrouver ce nom « Park  Youenn Drezen ».

En effet une opposition a fait échouer le projet à St Jean. On aurait pu penser que seuls les gens d’extrême droite s’opposent à ce que l’on refuse le nom d’un facho pour un site, mais on a la mauvaise surprise de trouver des milieux bretonnants dans le même refus..


J’ai du mal à comprendre la gène, sinon la complaisance, de certains milieux bretonnant vis à vis de bretons au passé trouble et insupportable sous pretexte qu’ils s’exprimaient en langue bretonne.. Ce n’est pas ainsi que l’on défend la culture bretonne, bien au contraire.

Un nazi qui s’exprime en breton ne serait plus un nazi ? Stupide.. et dangereux.

La langue utilisée n’a rien à voir avec l’idéologie diffusée, et je n’aimerais pas qu’une rue de ma commune porte le nom de Ferdinand Celine qui répandait des horreurs racistes comme Youenn Drezen.

Au-delà des positions individuelles, cela révèle à quel point ces questions restent sensibles localement. Pour certains, notamment dans des milieux bretonnants engagés, ces figures peuvent être perçues comme des références majeures, presque intouchables, ce qui rend toute remise en perspective difficile.

On touche là à des mécanismes anciens : lorsqu’une figure est intégrée à un récit identitaire fort, pour l’occurence le combat pour la langue bretonne, elle tend à être élevée au rang d’icône, et toute tentative de discussion critique peut être perçue comme une forme de transgression. Cela renvoie à des logiques que l’on retrouve dans de nombreuses sociétés, y compris contemporaines.

Une incohérence car  tout hommage à ce type de personnage ignoble nuit à l’image de la culture bretonne.
Une discussion doit avoir lieu à ce sujet.

Je partage en tout cas l’idée qu’il est important de ne pas abandonner le débat, notamment dans le contexte actuel.
Nous continuerons à défendre la position d’un changement de nom. Le débat public aura lieu, et il paraît sain qu’il puisse se tenir de manière ouverte et argumentée.

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Lu dans le journal Le Télégramme le 25 février 2022 ,

À Saint-Jean-Trolimon, la rue « Park Youenn-Drezen » va être débaptisée
Le 25 février 2022 à 12h18
Deux ans après Pont-l’Abbé, la municipalité de Saint-Jean-Trolimon s’apprête à débaptiser la rue Park Youenn-Drezen, du nom de l’écrivain pont-l’abbiste rattrapé par son passé trouble durant la collaboration. Cette décision sera discutée lors du prochain conseil municipal et expliquée à la dizaine de riverains concernés.

La municipalité de Saint-Jean-Trolimon va entamer les démarches pour débaptiser la rue Park Youenn-Drezen, du nom de l’écrivain pont-l’abbiste au passé trouble durant la collaboration.
 
C’est en 1999, sous la mandature de Roger Riou, récemment disparu, que la rue de Saint-Jean-Trolimon, desservant le nouveau lotissement situé en bordure de la rue de Pont-l’Abbé, avait été nommée rue Park Youenn-Drezen. « Pour lui, ardent défenseur de la langue et de la culture bretonne, c’était un hommage au grand auteur bigouden à l’occasion du centenaire de sa naissance, rappelle Jean-Edern Aubrée, maire actuel de la commune. D’ailleurs, à l’époque, il y avait eu un hommage et une conférence sur Youenn Drezen à Pont-l’Abbé, dont une rue portait le nom depuis quelques années ». Mais, depuis, l’écrivain a été rattrapé par son passé trouble durant les années 1940-1944, comme l’ont montré de nombreux travaux d’universitaires et d’historiens. Récemment encore, lors d’une conférence sur la Résistance en Pays bigouden organisée en novembre dernier à Saint-Jean-Trolimon, le professeur Daniel Quillivic avait mis en évidence les errements de certains réseaux autonomistes bretons durant cette période. Jean-Edern Aubrée y assistait et cela a eu l’effet d’un déclencheur.


Quelques notes et arguments sur Youenn Drezen
des faits, des écrits..

L’historienne Françoise Morvan a écrit des textes sur cc personnage raciste.

Voici en PDF quelques pistes fournies par Françoise Morvan

Et ici sur le site de Françoise Morvan

Un article très documenté de Daniel Quillivic en PDF

 


Un article dans le journal Le Télégramme du 01/04/2026

 

Et un autre article dans Ouest France du 20/04/2026

et aussi

Un article sur des autonomistes d’extrême droite