Sur ce sujet vous trouverez de très nombreux documents dans les écrits de Françoise Morvan et de Daniel Quillivic..
Dans la LVF (Légion des Volontaires Français contre le bolchévisme), qui ont combattu avec l’uniforme allemand aux coté des nazis, le »Grand druide » Taldir Jaffrennou (auteur du Bro goz ma zadou) est impliqué :
voir le livre de Daniel Quillivic, » Bro Goz – L’imposture », paragraphe 1942, 1er mars, Taldir, l’heureux parrain…, pages 311 et 312.
Voir l’article sur les LVF ici
Youenn Drezen était un écrivain breton très impliqué dans la mouvance autonomiste, raciste et ayant collaboré avec les nazis.
Voir l’article sur Youenn Drezen ici
Un article de Daniel Morel2020 ci-dessous :
Pont- l’Abbé 2019-2020: L’imposture identitaire démasquée
Une rue de Pont-l’Abbé portait depuis quarante ans le non de Youenn Drezen, écrivain de langue bretonne, né dans cette ville.
En 1999, on y a célébré le centenaire de sa naissance. Des associations laïques du Finistère toutefois, sur la base de traductions d’un linguiste de Lesconil, André Buannic, avaient protesté contre cet hommage dédié à un ancien de Breiz-Atao1.
En décembre 2019, s’appuyant sur un nouveau dossier établi par Daniel Quillivic, de Pont-L’Abbé, le maire a obtenu de son Conseil municipal le retrait de ce patronyme.
Cette décision a fait l’objet, il fallait s’y attendre, d’une levée de boucliers, dans un contexte électoral.
Né en 1899, Yves Le Drezen a fait des études de théologie et de linguistique dans un séminaire du Pays basque espagnol pour devenir missionnaire. Ayant renoncé aux missions lointaines, il rentre en Bretagne en 1917 avec la volonté de purifier sa langue maternelle, et rejoint pour ce faire le mouvement Breiz-Atao… Journaliste au service de la cause, il participe dès 1940 aux multiples publications bretonnes de la Collaboration, à savoir :
– L’Heure Bretonne2, ( juillet 1940-juin1944)
Avec la défaite française, les animateurs et affidés de Breiz-Atao considèrent que l’heure de la Bretagne est venue. Olier Mordrel et Francis Debauvais, de retour d’Allemagne dans les fourgons de la Wehrmacht créent l’hebdomadaire l’Heure Bretonne, avec Morvan Lebesque3 comme rédacteur en chef. A Pontivy, dans le décor féodal du chäteau de Rohan et l’euphorie de la victoire du Reich, ils ont proclamé le 3 juillet la constitution d’un Consel national Breton, proposant à l‘occupant une structure et un programme pour la création d’un Etat Breton, séparé de la France :
« Réparant le dédain dont la Bretagne fut pendant 150 ans l’objet de la part de l’administration française, les autorités allemandes ont reconnu officiellement l’existence de notre patrie …4
Youenn Drezen , sous le pseudonyme de Corentin Cariou – Tin Cariou pour les articles en breton – participera jusqu’en 1944, à ce journal . On y fait l’apologie de l’Allemagne nazie qui ouvre aux petits peuples opprimés la perspective imminente d’une Europe Nouvelle5, débarassée des Juifs. l‘Heure Bretonne quant à elle, par un concours appelant ses lecteurs à la délation6, se donne comme objectif l’expulsion de son territoire des « mocos », méridionaux, réfugiés et autres hors-venus. Il faut épurer la population comme on s’ efforce d’épurer la langue :
A la porte, les Juifs et les enjuivés ( une du 18 juillet 1942)
Drezen , responsable des pages en breton du journal, a écrit entre autres7 :
– le 20/02/1942 : « les méridionaux, fainéants, buveurs de pastis, geignards éhontés… »
– le 17/01/1941 : « Un grand nombre de nos compatriotes ont compris qu’ils étaient d’une race différente de la race française... »
– Le 15/03:1944 : » En France, c’est différent, la race s’épuise, les étrangers la remplacent, entre autres des bicots d’Algérie et des Juifs. Que l’on ne s’étonne pas que l’on fasse de Marcel Mouloudji un Français incarnant toutes les vertus de la France… »
– La Bretagne8 ( mars 1941- juin 1944)
Les autorités d’Occupation ayant renoncé à soutenir ouvertement les séparatistes du fait de leur impopularité, décident en décembre 1940 de créer un journal plus propice à leur collaboration avec Vichy. Ils s’intitulera La Bretagne et sera confié à Yann Fouéré, avec pour rédacteur en chef, Gerald de Baëker, un nationaliste flamand qui sera tué en Normandie en 1944 sous l’uniforme S.S.
La Bretagne paraîtra le 20 mars 1941, avec pour annonce :
« Grand quotidien d’informations et de défense des intérêts bretons por une province de Bretagne prospère et heureuse dans une France rénovée sous l’autorité de M. le maréchal Pétain, chef de l’État. »
L’occupant, néanmoins maintient son soutien financier à l’Heure Bretonne considérant que « pour qu’une organisation modérée soit efficace, il est nécessaire qu’une organisation extrémiste subsiste et continue à bénéficier de soutien9 »
Le journal se proclame provincialiste, opposé aux sépératistes , mais développe la même idéologie, avec souvent les mêmes plumes, les mêmes illustrateurs. Outre un soutien affiché au III° Reich dont on glorifie les victoires, on y trouve une violence antisémite et raciste rarement atteinte dans des textes en français et aussi en breton signés Lan Hag Herve, pseudo collectif de Youenn Drezen, Xavier de Langlais, Loez Herrieu, Jean-Marie Perrot…
L’Etoile Jaune10
« Depuis le 7 juin dernier tous les Juifs doivent porter une étoile jaune sur la poitrine… Certains portaient déjà inscrites sur leur visage leur race et leur religion : gros nez crochu, cheveux noirs et ondulés, pieds plats… que sais-je encore ! D’autres cependant ressemblaient à n’importe quel chrétien et on leur aurait donné le bon Dieu sans confession. Voilà pourquoi ç’a été une bonne chose de les obliger à porter l’étoile de David...etc. ».( La Bretagne,9 août 1942)
Arvor11 ( 1941-1944)
Roparz Hémon12, placé à la tête de Roazon-Breiz ( émissions en breton de Radio-Rennes) par les services allemands, crée en 1941 l’hebdomadaire culturel Arvor dont il signe les éditos : Pendaran. Youenn Drezen en prendra la direction en 1943, le journal étant alors totalement écrit en breton.
On présente cette feuille aujourd’hui comme un journal apolitique, strictement littéraire …On y trouve pourtant une rubrique hebdomadaire en breton, qui recense jour après jour les événements politiques et militaires.
On y lit aussi, dans les éditos en français, des affirmations de ce type :
« ….Dans la nouvelle Europe, notre petit peuple nordique se développera selon ses traditions et son génie propre. Il n’aura plus à craindre d’être étouffé par cette culture méditerranéenne qu’on a voulu, que certains veulent encore, lui imposer… Maintenant, l’heure est venue de répandre dans la masse de notre peuple, la bonne nouvelle, de faire participer tous les bretonnants à ce travail grandiose… C’est à ce besoin que répond la création d’Arvor13 » Pendaran
…… ou encore : « la troisième république française a répandu dans le peuple une culture basée sur la mystique de la Révolution de 1789, revue et corrigée par le Parti Radical, avec, cela va sans dire, la collaboration des Juifs et des loges14. » Pendaran
Levée de boucliers en Celtie
Débaptiser, dans sa ville natale, la rue qui porte le nom d’un écrivain célébré qui écrivait en breton, relève aujourd’hui du sacrilège. Un adjoint socialiste du maire proteste, le directeur de la rédaction d’Ouest-France du Finistère écrit un article à la gloire de Drezen, le président du Conseil Culturel de Bretagne15 affime qu’il n’y a aucune trace d’antisémitisme dans son oeuvre littéraire, l’historien régional Kristian Hamon propose qu’on donne à la rue le nom du plus célèbre des romans de notre auteur, le Télégramme invite à Pont-l’Abbé le fils de Drezenn qui suggère la tenue d’un colloque… On y débattra entre spécialistes des qualités littéraires de l’écrivain…. Le tout dans un contexte électoral avec l’espoir de déboulonner le maire et de rendre sa rue à Drezen…
La sratégie est bien rôdée : on ne saurait admettre que la mythologie celtique née au XIX° siècle dans les milieux légitimistes avec le Barzaz-Breiz16, relayée au XX° siècle par Breiz-Atao en lien avec des philologues allemands, militants culturels de l’Europe Nouvelle, ait conduit l’EMSAV, de façon tout à fait logique dans un soutien sans faille à l’Allemagne nazie… Alors, pour sauver la mise, et défendre becs et ongles la construction d’une Europe libérale des Régions, , on valide au nom du culturel une histoire mythique du peuple breton et de sa langue, opprimés de tout temps par une France centralisatrice et Jacobine, histoire enseignée dans les écoles Diwan, les maisons des cultures bretonnes17 et dans Ouest-France en bande dessinée. C’est l’amour de la langue qui guidait nos auteurs de Breiz-Atao, on n’a pas le droit d’en douter… On passe sous silence le fait qu’ils l’aient unifiée18, en un idiome dit littéraire, qu’un petit nombre écrit mais que personne ne parle dans la vie courante, ignorant que la littérature se nourrit de l’usage d’une langue inscrit dans son histoire et non d’une langue hors-sol.
« J’ai mis un bonnet rouge au vieux dictionnaire19 » ,
répondait Victor Hugo aux puristes qui lui reprochaient l’emploi du français parlé en rupture avec la rhétorique classsique. A l’inverse, nos érudits ont fabriqué de nouveaux dictionnaires20 pour y insérer les néologismes de leur fabrication et nettoyer le breton parlé de ses « impuretés ».
Derrière le combat culturel se profile en fait l’affirmation cachée de l’ethnie, sous le vocable identité….celtique évidemment. Le duché, nous apprend-on fut jadis un petit Etat, peuplé de Celtes, devenu province française sous la contrainte21, laquelle province aurait été une seconde fois mutilée par la Révolution française coupable de l’avoir dépecée en départements22.
Il conviendrait aujourd’hui de réinsérer la petite patrie dans l’Union Européenne.
Nous sommes donc des Celtes, …. d’un « Petit état de l’Europe nouvelle », comme le proclamait « l’Heure Bretonne » du 17 mai 1941…. C’est la presse régionale qui nous le répète jour après jour par des papiers qui enfoncent le clou: on peut, on devrait, apprendre le breton en six mois, sous la houlette de l’Office Public de la langue Bretonne pour occuper tel type de poste , tel groupe économique, tel « cousin » Celte d’Outre-Manche va financer une nouvelle statue pour la Vallée des Saints , telle ville23 de Haute-Bretagne va se mettre à la signalétique en breton, etc…
On entretient le mythe jusqu’au ridicule : 400 000 Bretons de plus en 2040, titre à la une Ouest-France du 21 novembre 2019, avec pour illustration une énorme photo du festival de Lorient où s’entasse une foule de coiffes et de chapeaux ronds, de sonneurs soufflant dans des bombardes et tapant sur des grosses caisses. Qu’on se le dise : en 2040, l’explosion démographique sera celtique pur beurre !…
Le Conseil régional fer de lance de ce combat politique :
« Face au Brexit, la Bretagne veut fédérer les Celtes », titre Ouest-France du 2 mars dernier. On nous apprend que le président du Conseil Régional s’est engagé dans une initiative inédite : le premier sommet des régions celtes , … préparé avec les services du Quai d’Orsay, définissant une coopération des régions celtiques d’Europe , sommet qui se tiendra au prochain Festival interceltique de Lorient… « Sans doute, nous dit-on, les liens culturels entre les nations celtes sont-ils déjà bien installés, avec la locomotive du Festival Interceltique ( F.I.L.) de Lorient… C’est pourquoi, lors du festival lorientais, le 10 août prochain, il ( Loig Chesnais-Girard) organisera le premier sommet des régions celtes. On y parlera culture , mais aussi économie ou coopération scientifique... »
« Le monde celte»… sera mis au premier plan « dans une stratégie internationale dont la Bretagne fait partie »….On surfe habilement sur les mots : nations…régions,…monde….
La manifestation culturelle n’est plus qu’un décor, la mise en spectacle d’une idéologie ethniciste porteuse d’un projet politique qu’on fait surgir d’un passé imaginaire pour émouvoir le public, le faire communier … La grande cérémonie outrageusement médiatisée et qui dure une semaine, se fait instrument de propagande. Le citoyen doit s’effacer et applaudir…
Youenn Drezen et ses contemporains de Breiz-Atao revendiquaient aussi haut et fort un rôle international pour la Bretagne, dans le cadre du projet européen de l’Allemagne hitlérienne. On comprend pourquoi leurs successeurs, avec le même drapeau, les mêmes objectifs pour la construction de l’Europe libérale d’aujourd’hui, s’efforcent de gommer cette période pour en préserver l’héritage identitaire camouflé sous le culturel.
A Pont-l’Abbé, cette imposture a été dévoilée et mise en échec, échec validé par la population puisque la liste conduite par Stéphane Le Doaré, le maire sortant, iconoclaste aux yeux des Celtes, a été largement élue dès le premier tour des municipales du 15 mars dernier.
On ne peut qu’espérer que d’autres collectivités s’interrogent à leur tour sur certaines plaques24 et autres symboles omniprésents dans leurs espaces publics et leur vie quotidienne.
Daniel Morel, 14 avril 2020.
P.S.On peut consulter sur l’ « affaire Drezen », le site de Françoise Morvan ( « Actualités ») et son article du G.R.I.B.( Groupe Information Bretagne)
et évidemment lire ou relire son ouvrage « Le Monde comme si » , Babel, Actes Sud 2002 .
Et aussi : « « Conseil Culturel de Bretagne, au service du rayonnement breton »
et encore « Centre d’Histoire de Bretagne, réécriure de l’histoire de Bretagne »
1Breiz-Atao( Bretagne encore et encore) :La premiére publication sous ce titre en 1919, est à l’origine de ce terme devenu générique.Lancée par Maurice Marchal et quelques étudiants rennais , bientôt rejoints par de jeunes bourgeois d’obédience maurassienne dont Olivier Mordrelle , Francis Debauvais, Yann Bricler,… Breiz–Atao devient en1927 l’organe hebdomadaire du P.A.B (Pari Autonomiste Breton), devenu en 1931 P.N.B. ( Parti National Breton) , se donne come emblème le Gwen-ha-du- drapeau qui se réfère au duché par les queues d’hermines et aux évêchés de la province d’Ancien Régime par les barres noires et blanches– associé jusqu’en 1933 au Hevoud ou croix gammée. Cette feuille connaîtra des vicissitudes, des ruptures, des éclipses, des ramifications mais restera le fonds commun de la totalité des animateurs de l’EMSAV. ( mouvement breton). Le journal sera doublé en 1925 d’une revue littéraire en breton, Gwalarn, sous la direction de Roparz Hémon…
2Archives départementals 22 J.P. 130
3Morvan Lebesque ( 1911-1972) : Nantais, il rejoint à 17 ans la mouvance Breiz-Atao, membre du P.A.B., puis du P.N.B., rédacteur en chef de l’Heure Bretonne en 1940, écrit ensuite dans les journaux et revues de la Collaboration, dont Je Suis Partout de Robert Brasillach, jusqu’en 1944..Il se fait alors oublier quelque temps et devient célèbre par ses chroniques du Canard Enchaîné ( 1952-1970) . Il reprend en 1970 les thèses de Breiz-Atao dans « Comment peut-on être Breton ? », bible du renouveau , de gauche du mouvement. De nombreuses villes de l’Ouest et un collège , à Mordelles, portent son nom. ..
4L’Heure Bretonne, N°1, 14 juillet 1940 ;
5L’Europe Nouvelle , titre à l’origine d’une revue fondée en 1918, porteuse de la politique étrangère d’Aristide Briand. Après la Grande Guerre, s’est développée dans un désir de paix, l’illusion d’une Europe réconciliée, au-dessus des nations jugées, par nature, belliqueuses . Nombre d’ intellectuels se sont investis, notamment autour de la revue Notre Temps, de Jean Luchaire. Des rencontres franco-allemandes étaiet organisées par Otto Abetz , un social-démocrate allemand francophone et francophile qui se fera nazi , et sera de 1940 à 1944, ambassadeur du Reich à Paris. Après 1933, l’Allemagne est apparue comme le moteur d’un « européisme » qui prit les couleurs du nazisme, prônant l’antisémitisme, l’anti-bolchevisme et l’émergence d’une fédération de « petits peuples » protégés par le III° Reich. Breiz Atao s’est inscit totalement dans ce projet en établissant dans les années d’avant-guerre, des relations serrées et financées, avec des linguistes d’outre-Rhin.
6 Le grand Concours du Moco ( 5000 francs de prix) organisé de septembre à novembre 1942. Les lecteurs sont appelés à communiquer au journal, les noms et adresses des « mocos » de leur connaissance. « Nous entendons par mocos toutes les personnes nés hors de Bretagne, de père ou de mère non -bretons » ( L’Heure Bretonne N° 144, 19 septembre 1942)
7André Buannic, Ouest-France, 24-25-26 décembre 1999, en réponse à un disciple de Drezen qui traitait ses traductions de balivernes sans intérêt ( dossier F. Morvan, « Les mensonges ont la vie dure»)
8Archives départementales 22 J.P. 129
9Henri Fréville ; Archives secrètes de Bretagne, ed. Ouest-France 2004-2008, sous la direcion de Françoise Morvan.
Page 87 , « le Plan du Majestic »: lettre manuscrite du 13/12/1940, du chef du Sevice de Prropagande allemand en poste à Rennes, Hans von Delwig Tiesenhaufen, à von Roeder, conseller militaire de Werner Best, chef de l’Admiistration de Guerre du Reich , à Paris.
10Texte traduit du breton par Françoise Morvan, « Le Monde comme si »,Ed. Babel, Actes Sud2002. pages 177-178
11Archives Déprtementales 22 JP. 101
12Roparz Hemon ( 1900-1978), fondateur en 1925,de Gwalarn, revue culturelle dont l’objectif est de promouvoir une langue bretonne unifiée , débarrassée des scories dialectales du breton parlé. … Prisonnier de guerre en 1940, il est libéré en tant que nationaliste breton, appelé à radio-Rennes par Werner Best lui-même et rémunéré « par des fonds provenant des services de propagande allemands » ( Fréville, arch. Secrètes, p.145, Rapport sur réquisition de la Cour d’Appel de Rennes,, arch. Ille et Vilaine)
13Arvor, N° 21 du 25/05/1941, « Le Combat pour Arvor »
14Arvor, N° 23 du ../06/ 1941 , « Culte et Culture »
15Conseil Culturel de Bretagne ( internet : Laurie Musset – 2020 01 15 : Le Conseil Culturel de Bretagne au Service du Rayonnement Breton) : Créée en 2009 à l’initiative de Jean-Yves Le Drian, composée de 70 membres, cette assemblée consultative, unique en France, se donne pour objectif de « questionner et de valoriser l’identité culturelle de la Bretagne et son rayonnement » .Elle détermine auprès du Conseil Régional, une politique orientée vers « la promotion d’une identité culturelle bretonne forte, attractive et rayonnante », explique Bernez Rouz – Bernard Le Roux ? -, son président, flanqué, le 11 janvier dernier lors de sa réélection , de Léna Louarn, présidente de l’Office Public de la Langue bretonne…, autre émanation de Conseiol Régional.. On ne cesse de nous ressasser la formule : forte identité bretonne . ..».. pour qui se prend-on pour affirmer une telle supériorité ? Les membres de l’Institut Celtique de Bretagne », créé par Vichy en août 1941 à la demande de Leo Weisgerber et de Werner Best, membres de la « Société allemande d’études celtiques » , ne disaient pas autre chose, à cette différence qu’ils disaient « race forte»… le mot « identité », leit-motiv du discours d’aujourd’hui permet de banaliser une idéologie ethniciste masquée ….Le lien entre culture et politique à cette assemblée générale était d’ailleurs bien établi puisque « l’ invité d’honneur » n’était autre qu’Alan Stivell … « Le musicien, qui nous dit-on, confie qu’il est favorable à une Bretagne indépendante fédérée dans une Europe des régions .» Confidence, apparemment qui n’a pas ému l’assemblée ! Provincialistes et séparatistes d’aujourd’hui continuent à faire bon ménage..
16Le Barzaz-Breiz est un recueil en breton, avec traduction, de « gwerziou », d’une authenticité plus que douteuse, publié en 1838 par Hersart de la Villemarqué, jeune aristocrate parisien originaire du Morbihan bretonnant. Il s’agit de chants populaires classés par thèmes, chacun étant introduit en français, d’un « Argument », et suivi de copieuses notes . On y exhorte un retour aux sources pures du peuple celte et de sa langue, de « création divine », nous explique Per Denez . Cette œuvre littéraire se veut un voyage par le chant et la musique dans le temps des bons princes de la Bretagne féodale, de ses saints protecteurs, par le truchement de simples gens , auteurs ou colporteurs de ces textes, bardes mendiants, souvent aveugles, chiffonniers, tailleurs d’habits itinérants,..qui auraient transmis d’une génération à l’autre l’épopée des Bretons dans leur résistance séculaire à leurs oppresseurs de toujours : les Franks. Le Barzaz-Breiz, passé par le filtre de l’historien Louis – Arthur le moyne de la Borderie, député monarchiste de Vannes de 1871 à 1876, est resté l’ouvrage fondateur de la mystique du mouvement breton … … La Villemarqué, écrit Per Denez, par son Barzazh Breizh, reste dans la chaîne de la tradition, l’un de ceux qui ont permis d’entrer dans notre siècle avec une langue et une nation » ( préface à une édition Coop ; Breizh 1997).Certains textes, parmi les plus anti-français du B.B. sont dvenus des « tubes » de Servat et de Stivell…
17L’agglo de Saint-Brieuc a le sienne au Légué , coût : 1,4 million d’euros !
18Avec notamment l’imposition du H final, , fruit de l’apport linguistique des philologues allemands pendant l’Occupation. (B.Z.H., Barzah Breizh, etc..)
19Victor Hugo :in Les Contemplations, (1856 ) : Réponse à un Acte d’Accusation ( 1834)
20Les derniers dictionnaires en date sont notamment, ceux de Martial Ménard (1951-2016), expert dans la création de néologismes, ancien du F.L.B. qui approfondit « derrière les barreaux sa connaissance de la langue bretonne », écrit, admiratif, Ouest-France ( 9/09/2016) dans un hommage à ce « Monument de la langue bretonne »…. hommage aussi très appuyé de Lena Louarn, au nom du Conseil régional : « qu’il soit remercié et salué par tous ceux qui pensent que notre langue (sic) a un avenir »….et qui voisine avec celui du mouvement , Breiz Europa , dédié « au linguiste érudit et militant breton irréductible…. ( O.F., 12/09/2016) Les terroristes du F.LB. tout comme les nazis de Breiz-Atao, n’étaent donc que d’aimables linguistes !
21La Bretagne, nous dit-on, aurait été brutalement annexée par la France, par sa défaite de Saint-Aubin-du-Cormier , terme d’une heureuse indépendance. … On oublie que l’agresseur n’était pas la France…La jeune Anne , monnaie d’échange diplomatique, fut d’abord promise par son père le duc François II, à dfférents princes d »Europe. .On ne dit pas que Louis d’Orléans, cousin du roi, réfugié chez ledit duc, avait pris la tête d’une coalition princière, alliée de l’Autriche et soutenue par l’Angleterre, pour démanteler et se partager le royaume de feu LouisXI, pendant laminorité du jeune Charles VIII. Cette tentative féodale et dynastique, de princes- chefs de guerre soutenue par des monarchies étrangères, fréquente jusqu’alors, , est connue sous le nom de « Guerre folle », parce que la dernière à l’aube de la Renaissance. Elle se termina par la victoire de la puissante armée du Royaume sur les alliés et la reddition d‘Orléans, à Saint-Aubin-du Cormier (1498) et plus tard le siège de Rennes (1491), à la suite, ultime provocaion, du mariage par procuration d‘Anne avec l’empereur Maximilien d’Autriche, en violation du Traité du Verger…. Anne devint alors reine de France et duchesse de Bretagne, épouse successive de Charles VIII, ( qui renvoie chez son père, Marguerite, la fille de Maximilien qui lui était promise), puis de Louis d’Orléans, devenu Louis XII !…Leur fille, Claude de France, sera donnée en mariage à FrançoisI°, scellant ainsi l’Acte d’Union ( 1532) que les grandes familles de l’aristocratie bretonne, les Penthièvre, les Rohan…etc.., appelaient de leurs vœux … Les faits sont là et le sentiment national est totalement absent des comportements des princes et d’une haute noblesse qui se bat pour ses intérêts familiaux et ses privilèges, qu’elle conservera d’ailleurs jusqu’en 1789…
L’Heure Bretonne du 17 mai 1941, ne manquait pas de célébrer « l’anniversaire du mariage d’Anne de Bretagne avec Maximilien d’Autriche», dans un article portant en grand titre :
LA BRETAGNE, ETAT EUROPEEN
22 « On s’étonne de la facilité surprenante avec laquelle l’assemblée constituante a pu détruire d’un seul coup les anciennes provinces de France, dont plusieurs étaient plus anciennes que la monarchie, et diviser méthodiquement le royaume en quatre-vingt parties distinctes , comme s’il s’était agi du sol vierge du nouveau monde. Rien n’a plus surpris et épouvanté le reste de l’Europe….Il semblait qu’on déchirât des corps vivants : on ne faisait que dépecer des morts. » ( Tocqueville, L’Ancien Régime et la Révolution, 1856, G.F. Flammarion, 1988, page 167)
23A Plérin (22), tout récemment dont le maire, socialiste, va devenir président de l’agglo de la région briochine, après le basculement « à gauche » de son chef-lieu.
24Plaques de rues mais aussi plaques de voitures estampillées du Gwenn-ha-du !.. ,
Ainsi que mes articles sur ce sujet
A propos du livre de Daniel Quillivic, , » Bro Goz – L’imposture »
********************************
Et un Dossier fourni par ChatGpt, donc à prendre avec prudence
Il existe dans l’histoire du mouvement autonomiste / indépendantiste breton quelques figures ou organisations d’extrême droite ayant collaboré avec l’Allemagne nazie, ainsi que des groupes actuels d’extrême droite identitaire bretons.
Il faut cependant préciser que cela ne représente qu’une fraction du mouvement breton, qui a aussi comporté des courants de gauche, anarchistes ou simplement régionalistes. (Wikipédia)
Voici des exemples historiquement documentés, avec sources.
1. Autonomistes / nationalistes bretons collaborateurs pendant la Seconde Guerre mondiale
Olier Mordrel
- Idéologue du nationalisme breton radical et cofondateur du Parti National Breton.
- Influencé par le fascisme et le nazisme ; il propose dans les années 1930 un programme inspiré du parti nazi. (broceliande.brecilien.org)
- Collabore avec l’occupant allemand pendant la guerre.
Source :
- Georges Cadiou, L’hermine et la croix gammée : le mouvement breton et la collaboration
- (broceliande.brecilien.org)
François Debauvais
- Fondateur et dirigeant du Parti National Breton.
- Cherche le soutien de l’Allemagne nazie pour obtenir l’indépendance de la Bretagne. (france-politique.fr)
Célestin Lainé
- Ingénieur et militant nationaliste radical.
- Fonde la milice Bezen Perrot en 1943.
- Cette unité combat aux côtés des nazis et est intégrée à la Waffen-SS. (france-politique.fr)
Yann Bricler
- Cadre du PNB pendant l’Occupation.
- Considéré comme collaborateur ; il est exécuté par la Résistance en 1943. (france-politique.fr)
Milices collaborationnistes bretonnes
Bezen Perrot
- Petite unité armée créée en 1943.
- Collabore directement avec l’armée allemande et la Waffen-SS. (NHU | Votre Média Breton)
Bagadoù Stourm
- Milice paramilitaire liée au PNB durant l’Occupation. (NHU | Votre Média Breton)
2. Idéologie raciste dans certains cercles nationalistes bretons
Certains groupes liés au journal Breiz Atao défendaient une vision racialiste de la « race bretonne » et des « races celtiques ». (le-grib.com)
Ces idées ont facilité les rapprochements avec l’idéologie raciale nazie dans une partie du mouvement nationaliste de l’époque. (LEDDV.FR – Revue universaliste)
3. Exemples contemporains d’extrême droite autonomiste bretonne
Adsav
- Mouvement nationaliste breton classé à l’extrême droite.
- Connu pour des campagnes anti-immigration et des affiches dénonçant le « noircissement de la Bretagne ». (Wikipédia)
Boris Le Lay
- Blogueur néonazi et antisémite condamné par la justice française.
- Associé à la relance récente d’un Parti national breton radical.
- Diffuse régulièrement des contenus racistes et complotistes.
(Source : enquêtes presse et analyses sur l’extrême droite bretonne ; voir discussion citée dans sources Reddit ci-dessus.)
✅ Conclusion historique :
- Il a existé un courant nationaliste breton d’extrême droite et collaborationniste, surtout dans les années 1930-1940 autour du PNB et de la Bezen Perrot.
- Mais le mouvement breton a toujours été très fragmenté, avec aussi des courants de gauche, socialistes ou autonomistes modérés. (Wikipédia)